Égypte — Wikipédia

Histoire Egypte Ancienne

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Il triple la colonnade de Thoutmosis Ier et remplace le plafond en bois par un plafond de pierre. Le plus souvent, la représentante d'Isis chante seule mais, très régulièrement, elle entonne un duo avec Nephtys. Au début était le Noun, élément liquide incontrôlé ou "chaos " qui, après la création, reste cantonné aux fanges du monde organisé qu'il menace d'envahir si l'équilibre de l'univers est rompu. Propre à la Ve dynastie, tous ces temples se situent entre Abousir et Abou Gourob. Les produits de Pount Tous les biens offerts par le serpent sont les produits que traditionnellement, les Égyptiens allaient se procurer au pays de Pount, comme en témoigne le récit de l'expédition qu'Hatchepsout organisa entre l'an VIII et l'an X de son règne. Te voici assis dans la taverne, entouré par les filles de joie.

Chapitre I : De la Préhistoire à l'Histoire

Le tout était fermé par une seconde enceinte dans laquelle s'ouvrait un second pylône IV. La construction de la nouvelle capitale et des nouveaux temples se fait au détriment de l'économie en général et de l'économie divine en particulier. On possède deux points de repère: Thèbes et Tanis En , Psousennès réalise en sa personne la synthèse religieuse et politique du pays. Comme d'autres divinités, Isis peut tenir dans une main le hiéroglyphe Ânkh , symbole du souffle de vie et, dans l'autre main, le sceptre Ouas , symbole de la puissance divine.

Pour ne pas être reconnues quand elles allaient s'offrir à des inconnus de passage, les femmes de la haute société mésopotamienne prirent l'habitude des se voiler totalement.

En effet, les anciens sémites considéraient la chevelure de la femme comme le reflet de la toison du pubis. La vie religieuse d'Uruk est comme aux autres périodes dominée par sa divinité majeure, Ishtar.

Dans les textes cultuels et même mythologiques, elle occupe constamment une place prépondérante par rapport à ANU l'autre grand dieu, une divinité patriarcale ancienne. Le temple d' ISHTAR est alors prépondérant, et c'est donc le culte de cette déesse qui est le plus important et qui se voit le plus dans les textes qui proviennent de l'Eanna. Le ciel les constellations était le lieu de résidence des divinités principales du panthéon, les Anunnaki, alors que le Monde inférieur est l'équivalent des Enfers.

Entre les deux se trouve la surface terrestre, où vivent les humains. La ziggurat pourrait donc symboliser une sorte de lien entre les deux grandes parties constituant le Monde. Les ziggurats de Babylonie continuent à être entretenues au moins jusqu'à la chute du royaume de Babylone en En Syrie la ville a été longtemps sous l'influence des Egyptiens, la bataille de Qadesh ou Kadech a eu lieu aux environs de av.

On retrouve son nom dans les écritures oùelle est bien identifiée comme prostituée et débauchée Deutéronome Cette source est au sommet de la montagne du monde Hara Berezaiti autour duquel tourne le ciel et qui est au centre de Airyanem Vaejah, la première des terres créées par MAZDA. Le culte arménien de ANAHIT ainsi que la religion arménienne pré-chrétienne en général, a été très étroitement liées au zoroastrisme des persans.

Mais il y avait aussi des caractéristiques distinctes importantes découlant de traditions païennes locales ainsi que des cultes étrangers non-zoroastriens. En Arménie actuelle, il est connu comme faisant partie du patrimoine mythologique historique de la nation, et " Anahid " est toujours le nom populaire pour une femme.

ANAHITA est toujours considérée comme un ancien mythe persan, elle incarne les qualités physiques et métaphoriques de l'eau, en particulier le flux de production de l'eau de la fontaine dans les étoiles.

Elle a également un rôle dans le sperme et la fertilité humaine. Elle a été considérée comme le grande " déesse Mère " et " Déesse de la productivité ", avant de prendre une forme de prostutuée elle est associée aux rivières et aux lacs, à " l'eau de la naissance ". Elle était aussi déesse de la musique et de la danse. Elle apparaît comme un serpent enflammé, ou elle est figurée de face avec un visage léonin, couronnée d'une crinière et tenant des serpents.

L'entité manipulée retourne en Egypte sous la forme d'une prostituée avec un croissant lunaire. Comme BES le Dieu importé, elle est représentée de face, avec un faciès léonin et une crinière, elle tient souvent des serpents dans les mains. Il n'avait pas de temples et aucun oracle en Egypte, mais des statues ou des représentations du Dieu ont été trouvés dans tout le pays. Bien que n'étant pas à l'origine l'un des plus célèbre des Dieux, les nains du dieu-démon venaient pour la protection de leur vie quotidienne.

Durant le sommeil, BES éloigne les esprits maléfiques, interdit aux mauvais génies d'apparaître en songe, et met en déroute les démons causeurs de troubles sexuels, ce qui explique sa présence à la tête ou aux pieds des lits et sur les repose-têtes.

La figure du Dieu BES ne serait apparue et développée qu'à partir du Nouvel Empire probablement grâce à la grande prospérité de cette courte période et contrairement aux enseignements que furent les diverses sagesses, aucune paternité ne peut être attribuée. L'ouverture de l'Egypte aux pays limitrophes par quelques pharaons guerriers à travers diverses conquêtes est une base probable quant à la naissance de ses figures purement sexuelles.

Maurizio Damiano-Appia indique que BES jouant de la harpe préside également à l'art de la parure et à la toilette, ornant les miroirs et objets destinés à cet usage. Il était désigné sous les traits d'un pygmée - deneg en égyptien - et non d'un nain que l'on distinguait par le terme nemou.

Les pygmées étaient recherchés comme danseurs sacrés et BES était aussi le dieu de la danse et des manifestations joyeuses. Damiano-Appia, Dictionnaire encyclopédique de l'ancienne Égypte et des civilisations nubiennes. Paris, Gründ, Une image du dieu nain était tatoué sur certaines femmes comme symbole de protection, il y a différentes représentations de femmes nageuses, danseuses, acrobates et musiciennes ont le Dieu BES peint sur leur peau.

Les femmes avec l'image de BES tatoué sur la cuisse un supérieur autour de la région pubienne pourraient être les " prostituées ", le tatouage est aussi utilisé pour prévenir les maladies vénériennes. Ce fut probablement en raison de son association avec la musique et l'art du divertissement que BES est devenu protecteur des femmes et des enfants. Il aurait également existé un tatouage relatif à la sexualité et la fertilité. BES en tant que Dieu de l'accouchement, effarouchait tous les mauvais esprits qui pourraient tuer le nouveau-né.

En cas de problèmes pendant le travail, une statue d'argile de BES était placée à la tête de la femme enceinte pour lui demander son aide. Il a même été représenté sur les lieux des naissance royales, surtout dans les derniers temps de l'Egypte. Etroitement lié à la déesse hippopotame de l'accouchement TOUERIS , ils étaient tous les deux des divinités très populaires de l'accouchement jusqu'à l'époque grecque.

Au cours de l'époque ptolémaïque, les images de BES se multiplient sur les reliefs et les éléments architecturaux de bon nombre de sanctuaires de la Vallée du Nil. L'astronome de l'Ouzbékistan Al Biruni affirme qu'à l'origine la constellation des poissons était dans toutes les langues un seul Poisson. Une représentation au British Museum montrent le dieu-poisson avec une étoile ou un autre symbole astronomique.

Des Poissons dans le Ciel. Elle a ses bras dans la position du V, avec dans sa main droite des plantes de la fertilité et dans sa main gauche un serpent du monde souterrain. La déesse nue se dresse sur un lion, et les deux sont peints en jaune. La déesse tient dans sa main droite une fleur de lotus rouge, et dans sa main gauche un serpent, à l'origine NOIR.

Représentée sur un cheval au trot elle ne ne porte pas de bijoux, le cheval a deux plumes d'autruche sur son front et est recouvert d'un tissus ornée ou peut-être une armure. Cette dualité se retrouve dans la forme de la constellation avec un W ou un M au choix selon l'orientation, mais avant d'être une créature sexuelle, elle est bien lié à la fertilité des eaux.

La Déesse Mère est enlevée du culte pour l'âge des poissons. Figure androgyne, elle peut aussi représenter la figure d'un homosexuel travesti en fille, ou un transexuel.

La robe rouge de la salope est approprié. Elle est aussi un avatar de la femme esclave et soumise au maître avec son fils. De tels cachets ont été interprétés comme une sorte d'étiquette de vin primitive.

Jarres de stockage pour le vin. Le tombeau de Toutankhamon contenait ainsi 26 amphores de vin étiquetées avec l'indication du millésime, de sa provenance, le nom du propriétaire et du maître de chai. Deux de ces jarres sont présentées au musée Ashmolean à Oxford Royaume-Uni ; on peut lire sur les inscriptions pour la jarre Sur la jarre , on peut lire: Trente domaines sont nommés et les appellations se trouvent dans toutes les branches du Nil, avec plusieurs sous-appellations associées aux domaines du roi et aux temples.

Le vin, boisson de toutes les fêtes. Depuis la plus haute antiquité, le vin est mêlé au propre et au figuré aux festivités, aux danses, à la musique. Tous les sens sont sollicités. Par exemple il y a 2 ans en Égypte, point de danses et de musique sans boisson alcoolisée. Puis Dionysos et Bacchus prennent le relais: Les Égyptiens, amateurs de boisson sucrée, rajoutaient souvent du miel ou des aromates dans leur vin ou n'hésitaient pas à mélanger plusieurs crus. Le vin royal et celui de la classe dirigeante était un blanc liquoreux.

Il existait aussi un rouge puissant, élaboré à partir d'un muscat noir et épais. Le peuple se contentait de vin de dattes ou de palme. On connaît plusieurs crus égyptiens comme le taniotique, un blanc doux plutôt onctueux à la robe verdâtre et assez astringent ou le sébennythique, élaboré avec du raisin de Thasos et de la résine de pin, si l'on se réfère aux écrits de Pline. Mais le plus connu était le maréotique, dont Cléopâtre était une grande amatrice.

C'était un blanc doux et léger, pouvant être conservé longtemps, dont le bouquet était très odorant. Il était produit dans les vignobles du delta. Mais le vin est également lié aux forces obscures et dangereuses de l'homme. Traduction de Christiane Desroches Noblecourt, La femme au temps des pharaons.

Tu traînes de taverne en taverne. Tu es comme un gouvernail brisé, qui ne sert à rien. Tu es comme une chapelle privée du dieu, semblable à une demeure sans pain. Les gens fuient devant tes coups dangereux. Si tu voulais comprendre que le vin est une abomination. Te voici assis dans la taverne, entouré par les filles de joie.

Te voici face à une fille, inondée de parfum, une guirlande de fleurs autour du cou, tambourinant sur ton ventre. Le vin nécessitait une attention et un environnement de qualité pour son élaboration. De ce fait, il était surtout réservé à l'élite. Le reste du peuple égyptien se contentant de la bière, boisson nationale.

Filtre à boire faïence siliceuse H. Les filtres, placés au bout d'une paille, permettaient de boire le vin sans ses additifs, herbes et aromates. Ils servaient également à consommer la bière, elle aussi pleine de dépôts. Vase à servir le vin Nouvel Empire, - avant J. Avec ce genre de vase, on reversait le vin dans des coupes. Le commerce du vin égyptien. Le commerce du vin était prospère et de nombreux bateaux assuraient son acheminement sur le Nil. Un écrit nous apprend ainsi qu'un fonctionnaire du palais royal a assuré le transport de jarres de vin scellées et de 50 jarres de chedeh , une liqueur à base de miel et de vin, sur trois bateaux.

Les scènes sont dessinées au trait. Au début, les sujets sont réservés et le fond est entièrement rabattu. Dès Chéops, on se contente de cerner les sujets par une incision profonde donnant du relief. Lorsque la tombe se modifie et est creusée dans le sol, on égalise la paroi à l'aide de plâtre sur lequel on peint directement.

Les thèmes réunissent toutes les scènes évoquant la vie terrestre ou les funérailles du mort.. Chapitre V Les Conceptions funéraires Du tumulus au mastaba A l'époque prédynastique, un tumulus symbolisant le tertre originel recouvrait la fosse où était enterré le défunt, entouré de quelques objets personnels et d'une vaisselle plus ou moins importante selon la fortune du propriétaire. Au cours des deux premières dynasties, on évolue peu à peu vers le mastaba classique, à la fois lieu de culte et reproduction de la demeure terrestre, limité par des murs de briques à pilastres et redans donnant l'impression d'une "façade de palais " en fausse perpective.

L'ensemble pouvait être entouré d'enceintes. La stèle qui servait depuis les premiers rois thinites à rappeler le nom du défunt évolue et s'enrichit. Réservée au départ aux rois, les hauts fonctionnaires se l'approprient. Elle comporte, outre le nom du défunt, l'offrande qui doit lui être servie. A cela se combine la "fausse porte ": Les éléments de la survie Chaque individu se compose de cinq éléments: Elle permet au défunt d'accéder aux étoiles lors de son passage dans l'au-delà.

Le ka est la force vitale que possède chaque être et qui doit être alimentée pour conserver son efficacité. C'est elle qui permet au corps de reprendre une vie semblable à celle qu'il menait ici-bas. Le ka a besoin également d'un support, ce qui explique que l'on s'applique à lui ménager des substituts pour le cas où le corps se dégraderait. Ces substituts sont entreposés dans un endroit précis de la tombe appelé serdab. Le ba souvent appelé âme est une sorte de double de l'individu, représenté sous la forme d'un oiseau à tête d'homme qui quitte la dépouille au moment du trépas pour la rejoindre après la momification.

Le nom est une seconde création de l'individu. Nommer une personne ou une chose revient à la faire exister par delà sa disparition physique. Les premières pyramidesDjoser fit évoluer la forme de la tombe royale du mastaba à la pyramide. Grâce aux recherches de Jean-Philippe Lauer, on a pu reconstituer les étapes successives du passage à la forme pyramidale.

Au départ, Djoser entreprit une sépulture classique. Un grand puits de 28 m donne accès à un caveau, à des galeries faisant office de magasins et à un appartement funéraire décoré de faïences bleues. Ce puits devait être bloqué, après les funérailles, par un bouchon de granit. L'ensemble est surmonté d'une construction massive carrée d'une soixantaine de mètres de côté sur huit mètres de haut. Des puits annexes furent creusés pour recevoir les membres de la famille royale décédés entre-temps.

Pour dissimuler ces puits, on allongea le mastaba initial vers l'est. Survient alors une modification radicale. Imhotep englobe le mastaba initial dans une pyramide à quatre degrés puis reprend l'ensemble en le surélevant encore de façon à obtenir une pyramide à six degrés d'une soixantaine de mètres de haut. Ce type de construction est repris par l' Horus Sekhem-khet à Saqqara même. Les Pyramides de Zaouiet el-Aryan annoncent une nouvelle technique dont le meilleur exemple est la pyramide de Snéfrou à Meïdoum.

La première étape de la pyramide de Meïdoum a probablement été constituée par un mastaba surmonté d'une petite pyramide à degrés qui la rapproche des Pyramides de la IIIe dynastie. Par contre, le plan carré, l'ouverture sur la face nord ménagée dans la maçonnerie, l'aménagement à la fois en infrastructure et dans le corps du monument la lie davantage de la pyramide classique de la IVe dynastie.

Le noyau initial a été augmenté de six tranches latérales qui forment une pyramide à sept degrés. On ajouta ensuite une ultime tranche et on ravala les huit degrés en calcaire fin. Snéfrou fit une nouvelle tentative à Dahchour, avec la pyramide "sud ". Cette rupture lui valu le nom de "pyramide rhomboïdale ".

Cette pyramide apporte une nouveauté importante: Le roi fit une troisième tentative, toujours à Dahchour, mais au nord du site: Le groupe de Gîza La plus parfaite est celle de Chéops: Pillée dès l'Antiquité, il ne reste à l'intérieur qu'un sarcophage de granit.

Le choix du site se faisait en fonction de la capitale, sur la rive occidentale du fleuve. Il fallait un socle rocheux capable de supporter la masse des constructions. Le site est alors nivelé. L'orientation se faisait en fonction des côtés dirigés vers les points cardinaux. Une partie des pierres pouvaient être extraites des carrières locales. Lauer semble la plus vraisemblable: On trouve des traces de ce type de rampe en briques crues à Karnak.

Les Pyramides des Ve et VIe dynasties, à l'exception de Chepseska qui se fait construire à Saqqarah-Sud un énorme mastaba, reprendront le modèle de Chéops sans jamais égaler sa perfection ni sa taille. Le complexe funéraire Le complexe de Djoser à Saqqarah plan p. L'entrée, à l'angle sud-est, est la seule porte réelle parmi les 14 réparties sur le pourtour de l'enceinte. Suit un couloir bordé de deux rangées de 20 colonnes puis une salle hypostyle.

On entre alors dans une grande cour située nord-sud qui sépare la pyramide au nord de cénotaphe au sud. De là, on accède à un ensemble consacré à la célébration de la fête-sed: Suivent une " Maison du Sud " puis une " Maison du Nord " où le roi devait recevoir les hommages des deux royaumes.

La partie septentrionale comprend les installations du culte funéraire proprement dit: L'organisation du complexe funéraire change à partir de la IVe dynastie plan p.

Il comprend alors trois parties principales: Le temple d'accueil ou temple de la vallée situé à la limite des terres cultivées et qui recevait le roi défunt. La chaussée montante qui conduit au temple de culte où les statues des défunts recevaient les offrandes. Elle peut être couverte et décorée. A côté des Pyramides , des fosses sont destinées à recevoir des barques en bois. Le temple solaire Il ne s'agit pas d'une sépulture mais sa structure est proche de celle du complexe funéraire.

Propre à la Ve dynastie, tous ces temples se situent entre Abousir et Abou Gourob. Celui de Niouserrê, que l'on sait le mieux reconstituer, est sans doute construit sur le modèle du temple d'Héliopolis.

Il est constitué du temple de la vallée où se célèbre le culte, en plein air, suivi d'une rampe d'accès menant à la représentation de benben, obélisque tronqué posé sur un large podium, incarnation du soleil créateur. Les Textes des pyramides Ounas fixe le plan des installations intérieures du tombeau selon un schéma qui restera en vigueur jusqu'à la fin de l'Ancien Empire voir schéma p. L'entrée est au nord. On accède à un vestibule dont trois herses de granit ferment le passage. Suit une antichambre qui conduit, vers l'est au serdab où sont entreposées les statues du défunt, vers l'ouest à la salle du sarcophage.

La pyramide d'Ounas est aussi la première dont les parois intérieures portent des textes funéraires. On les rencontre dans les tombeaux royaux de Saqqarah: Ils influenceront les Textes des Sarcophages du Moyen Empire qui, eux, ne sont plus réservés aux rois et qui, à leur tour, influenceront les Livres des Morts du Nouvel Empire et de la Basse Epoque.

Ces formules constituent un rituel visant à assurer au défunt le passage vers l'au-delà. Les tombes civiles Les sujets du roi disposent leur tombe à proximité de sa sépulture. De véritables villes funéraires se constituent ainsi, de manière hiérarchisée les plus nobles étant les plus proches de la pyramide. Les tombes des particuliers conservent à l'Ancien Empire le type architectural du mastaba voir plan page On ignore si, à l'époque, le corps était momifié et il est probable que dans la majeure partie des cas on faisait confiance à la dessiccation naturelle.

Rites et culte funéraire L'embaumement. Les Egyptiens n'ont pas décrit dans le détail le processus de l'embaumement. Ce que l'on en sait vient surtout des auteurs grecs, Hérodote, Diodore, Plutarque ou Porphyre, ainsi que de l'analyse des momies grâce aux techniques modernes.

Après la mort, le corps était emporté dans une " Maison de purification ". L'un des paraschistes prêtres-chirurgiens incisait le flanc gauche et éviscérait le cadavre. Les organes étaient embaumés, emmaillotés et placés, jusqu'au début de la Troisième Période Intermédiaire, dans des vases appelés canopes placés sous la protection des fils d' Horus: Amset, Hâpy, Douamoutef et Qebehsennouef.

Par la suite, sous forme de " paquets-canopes ", ils étaient remis dans le corps. Une fois le corps vidé, le taricheute le " salait " en le plaçant dans le natron où il restait environ 35 jours. Pour lutter contre le noircissement provoqué par ce traitement, on teignait au henné certaines parties du corps ou on les enduisait d'ocre, rouge pour les hommes, jaune pour les femmes.

On bourrait ensuite l'abdomen et la poitrine de pièces de tissu imbibées de gommes, d'aromates et d'onguents. Alors commençait l'emmaillotage qui se faisait par étapes. On entourait à l'aide de bandes de lin chaque membre. L'ensemble du corps était ensuite recouvert d'une grande pièce de tissu.

Enfin, un masque recouvrait l'emplacement du visage. Le plus souvent en cartonnage, il pouvait être en or pour les grands personnages. Ce masque se développe jusqu'à devenir une " planche " recouvrant l'ensemble du corps et reproduisant l'aspect d'un couvercle de sarcophage, le stade ultime étant constitué par les " portraits " du Fayoum.

Le rituel était le même pour tous. La différence, selon la condition sociale, variait dans le prix des amulettes et les tissus employés. A partir du Nouvel Empire, on glissait souvent un Livre des Morts entre les jambes de la momie.

La momie est ensuite placée dans un sarcophage. A l'origine, sa forme est carrée avec un décor en " façade de palais ". A partir de la VIe dynastie, le sarcophage commence à inclure du texte dont des chapitres des Textes des Sarcophages. Le matériau et la forme évoluent également. Le mobilier funéraire est constitué de chevet, vaisselles et objets personnels. Le caveau est fermé d'une herse et le puits est bloqué lors des funérailles.

C'est la chapelle, qui se trouve dans la superstructure, qui évolue le plus: Le schéma de la décoration de la chapelle est à peu près toujours le même. Le défunt accueille les visiteurs dès la porte sur laquelle figurent ses titres et son image. Sur la paroi occidentale se trouvent la ou les fausses portes celle du nord pour le défunt, celle du sud pour son épouse, entre les deux, un décor végétal.

Sur la paroi opposée se trouvent des scènes funéraires: Sur les parois nord et sud sont représentées des scènes de la vie des domaines. De plus, sur la paroi sud derrière laquelle se trouve le serdab des scènes montrent l'encensement des statues. Les thèmes décoratifs Les scènes des tombeaux nous informent sur les croyances funéraires. Contrairement à son roi qui monte au ciel, le simple particulier reste dans sa tombe. C'est la proximité du dieu, donc du roi, qui garantit l'intégration du défunt au monde divin.

Cela explique pourquoi les tombes des particuliers gravitent près de celle du roi. Cela justifie aussi l'omniprésence du roi dans la tombe même.

Les thèmes décoratifs restent centrés sur les réalités essentielles qui concernent le mort: La lutte pour le pouvoir L'effondrement La délimitation appelée " Première Période Intermédiaire " s'étend sur un siècle et demi de la fin de la VIe dynastie jusqu'à la victoire définitive de la dynastie thébaine et la réunification de l'Egypte.

Elle ne fut pas considérée comme telle par les contemporains ni dans le découpage de Manéthon. La crise que connu l'Egypte est probablement liée à plusieurs facteurs: Cette formulation traduit une période où de multiples prétendants se disputaient le trône, probablement après la mort de Nitocris av.

Peut-être s'agit-il de ses fils ou de ses petits-fils. Le Delta est aux mains d'envahisseurs venus de l'Est appelés " Asiatiques " par les Egyptiens.

Le pouvoir des rois se limite à la région de Memphis. Hérakléopolitains et Thébains Avec l'appui d'Assiout, les princes d'Hérakléopolis, capitale du riche 20ème nome de Haute-Egypte, s'arrogent le pouvoir.

Méribrê Khéty Ier fonde la IXe dynastie , suivie de la Xe dynastie dont les rois se posent en successeurs de la lignée memphite. Cependant, la Xe dynastie, contrairement à la IXe, ne prétend plus au contrôle de tout le pays et reconnaît l'existence de sa rivale thébaine en Haute-Egypte, la XIe dynastie.

L'autobiographie d'Ankhifi mentionne cette période d'opposition entre les dynasties thébaine et hérakléopolitaine. Nomarque d'Hiérakonpolis, Ankhifi dut lutter contre les princes thébains lors d'un épisode où le souverain d'Hérakléopolis, peut-être Néferkarê VII, se heurte au fondateur de la dynastie thébaine, Antef Ier successeur de Antef " l'Ancien " et de Mentouhotep Ier qui devient maître du Sud.

Antef II reprend la lutte dont le cadre se situe cette fois en Moyenne-Egypte. L'opposition entre le Nord et le Sud n'est pas une guerre constante mais plutôt un état de paix précaire durant lequel le pays réussit à vaincre la famine et les troubles sociaux. Au Sud, Thebes est maîtresse de toute la Haute-Egypte jusqu'au sud d'Assiout où se livrèrent les derniers combats. Le Dialogue du Désespéré avec son Ba est un constat désespéré d'un homme face à une vie où règne la violence des méchants.

Il nous donne de précieuses informations sur la société et la morale de la Première Période Intermédiaire. Un paysan, sous le règne de Nebkaourê Khéty II est victime d'un intendant cupide. Il demande justice au gouverneur des domaines qui transmet sa supplique au roi. Ce dernier le laissera plaider neuf fois avant de lui donner enfin gain de cause lorsque le plaignant se remet, en désespoir de cause, entre les mains d' Anubis. L'individu face à la mort Dans les Textes des Sarcophages dont les premiers exemples apparaissent à la fin de l'Ancien Empire, une idée nouvelle se développe: S'il a respecté l'équilibre incarné par Maat , Osiris l'accueillera parmi les bienheureux.

L'art provincial Chaque école développe sa propre tendance tout en maintenant les canons memphites. De nouveaux matériaux, comme le bois, sont utilisés. La pacification durera plusieurs années et ne sera achevée que vers l'an 30 de son règne. Il déplace la capitale à Thebes , renforce l'administration, se lance dans des entreprises de constructions et renoue avec la politique extérieure de l'Ancien Empire.

Il met les frontières à l'abri de nouvelles invasions d'Asiatiques et entreprend des campagnes en Nubie. Il meurt après cinquante et un ans de règne et laisse à son successeur, son fils Montouhotep III un pays prospère et unifié.

Montouhotep III est assez âgé lorsqu'il monte sur le trône et ne régnera que durant douze ans. Il poursuit le programme de construction de son père, renforce la protection des frontières dans le Delta oriental et fait édifier des fortifications. Il mène une expédition au pays de Pount et reprend l'extraction de pierres dans le Ouadi Hammamat.

On sait par un graffiti du Ouadi Hammamat qu'il y envoya une expédition de mille hommes. Amenemhat Ier L'expédition de Montouhotep IV est conduite par son vizir Amenemhat qui deviendra roi, non sans opposition. En l'an 20 de son règne, il associe son fils Sésostris au trône. Cette pratique nouvelle sera appliquée pendant toute la XIIe dynastie. Le dauphin joue le rôle du bras de son père qui lui délègue l'armée. Les efforts du roi se portent sur la Nubie où il mène des expéditions.

Littérature et politique Amenemhat Ier est assassiné en à la suite d'une conspiration ourdie par le harem. Sésostris Ier lui succède. Cet événement marquera la littérature. Le Conte de Sinouhé: Sinouhé, au retour de la campagne de Libye, apprend la mort du roi et, pour une raison inconnue, prend peur et se réfugie en Syrie.

Les années passent et il se retrouve chef de tribu. Mais la nostalgie le mine et il demande grâce à Sésostris qui accepte son retour. Son but est surtout d'expliquer la légitimité du successeur du roi assassiné.

Le thème de l'ingratitude humaine est un rappel de la révolte des hommes contre le Créateur. Le roi, assimilé à Rê, transmet son pouvoir à son successeur comme le démiurge le fit jadis lorsqu'il se retira dans le ciel, dégoûté à jamais de ses créatures. La prise de pouvoir de Sésostris Ier n'entraîna aucun trouble et son long règne de quarante-cinq ans fut pacifique.

Se réclamant de la tradition héliopolitaine, il adopte comme nom de couronnement Néferkarê et reconstruit le temple de Rê-Atoum d'Héliopolis. Son activité s'étend aussi au temple d'Amon-Rê de Karnak: Chevrier a pu reconstituer à partir de blocs réemployés par Amenhotep III dans le troisième pylône, un kiosque de fête-sed de l'époque de Sésostris Ier. Le monde extérieur Sésostris Ier achève la conquête de la Basse-Nubie et installe une garnison à Bouhen, sur la Deuxième cataracte.

Il contrôle le pays de Koush, de la Deuxième à la Troisième Cataracte. Dans le désert oriental, il exploite les mines d'or à l'est de Coptos ainsi que les carrières de Ouadi Hammamat. A l'Ouest, il assure le contrôle des oasis du désert de Libye. Son fils, Amenemhat II régna presque trente ans. La paix continue sous son règne comme sous celui de son successeur, Sésostris II.

L'Egypte commence à jouer un grand rôle au Proche-Orient et s'ouvre aux influences orientales qui commencent à être sensibles dans la civilisation et dans l'art. L'apogée du Moyen Empire Après une corégence de presque cinq ans, Sésostris II succède à son père pour une quinzaine d'années. Il entreprend l'aménagement du Fayoum, oasis située à environ quatre-vingts kilomètres au sud-ouest de Memphis et canalise le Bahr Youssouf, qui se déversait dans le futur lac Qaroun, en construisant une digue à Illahoun et en lui adjoignant un système de drainage et de canaux.

Le projet ne sera achevé que sous Amenemhat III. Ces grands travaux ont provoqué un nouveau déplacement de la nécropole royale qui après être remontée à Dahchour avec Amenemhat II s'installe à Illahoun.

Lorsque Sesostris III monte sur le trône, il choisit de mettre fin au pouvoir grandissant des dynastes locaux. Il supprime la charge de nomarque et place la nouvelle organisation du pays sous la direction du vizir en trois ministères ouâret: Chaque ministère est dirigé par un fonctionnaire aidé d'un assistant et d'un conseil djadjat.

Celui-ci transmet les ordres à des officiers qui, à leur tour, les font exécuter par des scribes. Les conséquences de cette réforme sont doubles: On ne connaît qu'une campagne en Syro-Palestine contre le Mentjiou qui conduit les Egyptiens à affronter les populations de Sichem et du Litani. Durant ses quarante-cinq ans de règne, il mène l'Egypte au sommet de la prospérité. La paix règne à l'intérieur comme à l'extérieur.

L'exploitation des mines du Sinaï et des carrières est intense et se traduit par de nombreuses constructions: Amenemhat IV succède à son père vers après une courte corégence. Le Fayoum reste sa préoccupation première. La fin de la dynastie Amenemhat IV règne un peu moins de dix ans. A sa mort, la situation du pays tend à se dégrader. Peut-être est-ce dû, comme ça a été le cas à la fin de l'Ancien Empire, à la longueur des règnes de Sesostris III et d'Amenemhat III, chacun ayant eu un règne d'environ un demi-siècle, conduisant à des difficultés successorales.

Comme à la fin de la IVème dynastie, le pouvoir échoit à une reine, Néfrousobek, qui pour la première fois est désignée comme une femme pharaon. Les listes royales lui attribuent un court règne de trois ans.

Rien ne donne l'impression d'une coupure brutale: Le classicisme Le Moyen Empire est l'époque où la langue et la littérature atteignent leur forme la plus parfaite. Tous les genres sont représentés. C'est au Moyen Empire que fut composé un des Enseignements les plus répandus: Il est connu par plus de cent manuscrits. Dans le genre politique: C'est la grande époque du roman: Le conte du Paysan, le conte de Sinouhé, le conte du naufragé.

Les grands récits mythologiques datent aussi de cette époque mais sont connus par des versions plus tardives: Le courant pessimiste est représenté par le Dialogue du désespéré avec son Ba et les Collections de paroles de Khâkhéperrêséneb. Il faut encore citer l'hymnologie royale, la diplomatique, les récits autobiographiques et historiques, la correspondance, les textes administratifs qui sont abondamment représentés ainsi que la littérature spécialisée: Notons également le premier représentant des onomastica découvert au Ramesseum: Les oeuvres littéraires du Moyen Empire témoignent d'un raffinement qui allie la tradition de l'Ancien Empire à une sobriété plus proche de l'humain.

Il est également sensible dans la production artistique, quelle qu'elle soit, de l'architecture aux arts mineurs. La " chapelle blanche " que Sésostris Ier construisit à Karnak offre une pureté de formes remarquable, tout comme le temple de Qasr es-Sagha ou de Medinet Madi. Nous connaissons toutefois peu les constructions des rois du Moyen Empire. On peut toutefois juger de leur qualité à partir d'édifices funéraires et tout particulièrement de celui de Montouhotep II à Deir el-Bahari.

La reine Hatchepsout reprendra ce modèle pour le temple qu'elle fera édifier à côté. L'originalité de la recherche architecturale de Montouhotep reste liée à Thebes. En déplaçant la capitale, ses successeurs renouent avec l'organisation memphite du complexe funéraire. Ils choisissent des sites au sud de Saqqarah: Toutefois, les deux rois qui se sont attachés à la mise en valeur du Fayoum, Sésostris II et Amenemhat III ont tenu à s'en rapprocher et se sont fait enterrer, le premier à Illahoun, le second à Hawara.

L'emprise de l'Ancien Empire marque fortement la statuaire royale même si le roi n'est plus le dieu intangible et s'est humanisé. Toutefois, elle évolue davantage que la statuaire privée qui connaît peu de nouveautés. La seule réelle innovation est la statue-cube: Cette forme, née des recherches géométrisantes de la Première Période Intermédiaire offre un support commode au texte qui les envahira à la Basse Epoque.

Le Moyen Empire est considéré comme la période classique par excellence de la civilisation égyptienne. Et cela, même si sur le plan architectural, c'est la bien moins connue. Ces communautés tendront à s'unifier pour occuper le territoire, provoquant le morcellement du pays dont le pouvoir sera cantonné dans le Sud. Cette période peu connue qui n'est pas une période historique en soi commence à la fin de la XIIe dynastie, à la mort de Néfrousobek vers , et se termine avec la prise de pouvoir d'Ahmosis vers , ouvrant le Nouvel Empire.

Les listes donnent plus de cinquante rois pour la XIIIe dynastie. Les rois se font enterrer selon la tradition du Moyen Empire et laissent des Pyramides à Dahchour, à Saqqarah et à Licht. Les positions de l'Egypte se maintiennent à l'extérieur, en Nubie comme au Proche Orient. Il doit avoir autorité, le Sud mis à part, sur l'ensemble du Delta à l'exception du 6e nome de Basse Egypte dont le chef-lieu, Xoïs Qedem, à proximité de Kafr el-Cheikh aurait été la capitale de la XIVe dynastie, parallèle à la XIIIe dynastie et à la dynastie hyksôs qui va bientôt surgir à Avaris.

C'est sous le règne du frère de Neferhotep Ier, Sobekhotep IV qui gouverne le pays durant 8 ans, que la ville d'Avaris Hout-Ouret, " le grand château " passe aux mains des Hyksôs. Les Hyksôs Le nom de " hyksôs " est la déformation grecque de celui que leur ont donné les Egyptiens: Cette appellation s'applique en fait à tout étranger et, ici, recouvre à peu près ceux que les Egyptiens appelaient " Asiatiques ". Si la dernière étape de leur prise de pouvoir sur le Nord est violente, la progression des Hyksôs d'Avaris jusqu'au nord d'Héliopolis se fait progressivement et prend presqu'un demi-siècle.

Leur implantation semble avoir été bien acceptée par la population. Ils fondent leur mode de gouvernement dans le moule politique égyptien tout en conservant leur propre culture. Ils adoptent l'écriture hiéroglyphique, sont de grands constructeurs, maintiennent une religion " à l'égyptienne " autour de Seth d'Avaris dont ils se contentent d'accentuer les caractères sémitisants et continuent à porter le nom de Rê dans leur titulature.

Leur présence laissera de profondes empreintes dans la civilisation égyptienne. En matière militaire, ils introduisent l'utilisation du cheval attelé et de nouvelles technologies d'armement nées de l'industrie du bronze.

Salitis gouverne pendant vingt ans, probablement depuis Memphis , un royaume comprenant le Delta et la Vallée jusqu'à Gebelein ainsi que les pistes caravanières qui permettent de faire la jonction avec ses alliés nubiens. Cet état de fait durera jusqu'au règne d' Apophis Ier.

Il délègue une partie de son autorité à une branche hyksôs vassale, improprement appelée XVIe dynastie par Manéthon.

Elle est fondée par Rahotep. Pendant environ 75 ans, ces rois règnent sur les huit premiers nomes de Haute Egypte, d'Eléphantine à Abydos. Leurs ressources économiques sont maigres mais ils maintiennent la civilisation du Moyen Empire. Il règne environ dix-huit ans et reste en bons termes avec les trois rois de Thebes qui succèdent à Rahotep: Son règne de seize ans est prospère. Du côté des Hyksôs, Khyan succède à Yaqoub-Har.

En Nubie, un roi nommé Nédjeh prend le pouvoir, installe sa capitale à Bouhen et règne d'Eléphantine à la Deuxième Cataracte. Ce royaume, allié aux Hyksôs, durera jusqu'à ce que Kamosé s'empare de Bouhen. Les contemporains thébains de Khyan sont obscurs: Sous leurs règnent, les deux royaumes vivent en paix et les échanges sont nombreux. A sa mort, son fils Kamosé monte sur le trône et s'assure les pistes caravanières, coupant ainsi les communications entre le Nord et la Nubie.

La reconquête Ahmosis reprend le combat contre les Hyksôs et la lutte s'échelonne sur plusieurs années dans le Delta, conduisant successivement à la prise de Memphis puis d'Avaris. La domination hyksôs ne sera réellement anéantie que lorsque les troupes égyptiennes s'emparent de la place forte de Charouhen, base arrière des " Asiatiques " dans le Sud-Ouest palestinien.

La chronologie des deux derniers rois hyksôs est un peu confuse: Aazehrê est le dernier de la XVe dynastie. Après avoir chassé les Hyksôs , Ahmosis entreprend de reconquérir la Nubie. En vingt-cinq ans de règne, il a achevé la libération de l'Egypte et ramené ses relations internationales au niveau de ce qu'elles étaient à la fin du Moyen Empire. Lorsqu'il disparaît, son fils Amenhotep Ier lui succède. Il semblerait que les structures administratives aient continué à fonctionner dans les cadres établis au Moyen Empire et que l'organisation des Hyksôs, au vu de la prospérité du pays à leur époque, devait être efficace.

Il a donc suffit de reprendre les cadres existant. L'ouverture sur le Proche-Orient continue et conditionne la reprise de l'importation de matières premières: Amon thébain est privilégié au détriment des cultes de Moyenne et de Basse Egypte.

A la mort d'Ahmosis, son épouse Ahmès-Néfertary assure la régence pour son fils, Amenhotep Ier, trop jeune pour régner. Amenhotep Ier monte donc sur le trône probablement vers Ses vingt et une années de règne sont pacifiques, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur même si le Mitanni commence à remettre en cause la domination égyptienne à proximité de l'Euphrate.

L'essor du pays se poursuit tant sur le plan économique qu'artistique mais peu de réalisations de l'époque sont parvenues jusqu'à nous. On ignore où se situe la tombe d'Amenhotep Ier. Est-ce à Dra Abou'l-Naga?

Il serait le dernier à avoir choisi ce site puisque son successeur Thoutmosis Ier inaugure la nécropole de la Vallée des Rois. La seule chose sûre est qu'il apporte une modification radicale à la structure du complexe funéraire en séparant la sépulture du temple funéraire. Il sera suivi en cela de tous ses successeurs qui construiront chacun sur la rive occidentale de Thebes leur " Demeure des Millions d'Années ".

Hatchepsout Amenhotep Ier ayant perdu son fils Amenemhat, c'est le descendant d'une branche collatérale qui lui succède: De ce mariage naît une fille, Hatchepsout, et un garçon, Aménémès, qui ne régnera pas. Hatchepsout épouse son demi-frère, né d'une concubine, qui monte sur le trône sous le nom de Thoutmosis II. Thoutmosis II et Hatchepsout n'eurent pas d'héritiers mâles mais une fille, Néférourê. Par contre, le roi eut un fils d'une épouse secondaire: Thoutmosis Ier mène des expéditions militaires et établit une stèle frontière au bord de l'Euphrate.

En Nubie, il a établi sa domination jusqu'à la Troisième Cataracte. Thoutmosis II entretient cette domination par deux campagnes: C'est Hatchepsout qui va exercer la régence avant de se faire couronner roi: Pour justifier cette usurpation, elle met en quelque sorte son époux Thoutmosis II entre parenthèses et s'invente une corégence avec son père Thoutmosis Ier.

Ce " texte de la jeunesse d'Hatchepsout " se trouve dans le temple funéraire qu'elle se fait construire à Deir el-Bahari. Parmi les grandes figures du règne de la reine, il faut citer Senmout qui reprend à Deir el-Bahari l'idée générale du temple de Montouhotep II pour la construction de celui d'Hatchepsout exécuté par le Grand Prêtre d' Amon Hapousebeb.

Notons également le chancelier Néhésy qui dirige l'expédition que la reine envoie vers le pays de Pount. Hatchepsout règne ainsi jusqu'en , c'est-à-dire en l'an 22 de Thoutmosis III qui récupère alors son trône. Il ne lui faudra pas moins de dix-sept campagnes pour maîtriser la situation. En l'an , il part du Delta oriental, remonte par Gaza, atteint la plaine de Megiddo, assiège la ville qui finit par tomber et remonte vers Tyr.

Durant les trois campagnes suivantes, il mène des tournées d'inspection et brise la branche occidentale de la coalition. Il prend Oullaza et Ardata. Lors de la sixième campagne, l'année suivante, les Egyptiens arrivent en Syrie par la mer ; remontent jusqu'à Qadech puis se tournent à nouveau vers la côte, marchent sur Simyra au nord de l'embouchure du Nahr el-Kébir et se portent contre Ardata.

L'année suivante, il mène une septième campagne, à nouveau contre Oullaza dont la chute amène la soumission des ports phéniciens. En l'an 33 commence une nouvelle phase des guerres d'Asie: Pour y arriver, il fallait franchir la barrière naturelle qu'est l'Euphrate. L'armée traînera des bateaux fluviaux à travers la Syrie. Les Egyptiens atteignent Qatna à l'est de l'Oronte puis franchissent l'Euphrate où Thoutmosis III consacre une stèle commémorative à côté de celle érigée naguère par son grand-père.

Il remonte vers le nord, ravage la région de Karkémish puis retourne sur l'Oronte. Les neuf campagnes suivantes seront consacrées à essayer de réduire les forces mitanniennes en Naharina. La fin du règne est plus calme: Les campagnes de Syrie serviront de toile de fond à un conte relatant la prise de Joppé par le général Djéhouty.

La tradition lui reconnaît également le goût pour la botanique et l'art de la littérature. Deux ans avant sa mort, il associe le fils qu'il a eu de sa seconde épouse, Hatchepsout II Mérirê, Aakhépérourê Amenhotep II, moins intellectuel que son père et davantage porté sur les activités militaires et sportives.

Ce dernier mène trois campagnes en Syrie, directement dirigées contre le Mitanni , qui se soldent par la perte de la zone comprise entre l'Oronte et l'Euphrate. Ce seront les derniers affrontements avec le Mitanni. Sous Thoutmosis IV, les relations changent du tout au tout.

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En parallèle, Isis continue à fasciner les artistes tels les sculpteurs, les romanciers ou les auteurs de bandes dessinées. Les Hyksôs Le nom de " hyksôs " est la déformation grecque de celui que leur ont donné les Egyptiens:

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Un jeune homme entre dans le temple de la ville de Saïs afin d'entreprendre un parcours initiatique. Nous assemblons tes membres pour toi, dans les lamentations, cherchant à protéger ton corps

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Lorsqu'il succède à Smenkhkarê, Toutankhaton est âgé d'environ neuf ans. Elle se serait même séparée de son mari si l'on en juge que l'une de ses filles, Méritaton, la remplace dans les cérémonies auprès du roi. Dans l'art, ce secret est fréquemment personnifié sous les traits de rencontre fille egyptienne egypte mystérieuse Isis qui, egyptinne Plutarquene rencontre fille egyptienne egypte laisse point dévoiler par les mortels. Pour assurer sa protection, elle le place sous la garde attentive du dieu canin Anubis, son fils adoptif. Ils répartirent l'année en trois saisons de quatre mois correspondant au rythme agricole déterminé par la crue. 6ème rencontre de lofficine première origine est sumérienne: En Asie, il bénéficie encore des effets du traité égypto-hittite de l'an 21 du règne de Ramses II.