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En Abdelaziz ne régnait - en réalité - que sur son palais de Fèz. Cette fois ils ont un chef, El Hajjami. France bleu vous recommande. Hafid leur dit que si eux et leurs hommes se rangeaient à ses côtés, il les mènerait "au combat contre les Français et chasserait le traître Abdelaziz, coupable d'avoir livré la terre marocaine à l'envahisseur.

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Qui a provoqué les émeutes de Casa ? Proclamant sa modernité et son attachement à l'Islam, la République d'Abdelkrim était une menace pour les puissances occidentales colonisatrices, parmi lesquelles la France et l'Espagne, mais aussi pour la monarchie et le Makhzen alaouite, inquiet de voir son autorité sérieusement remise en cause sur le sol marocain. Ils enverront un franciscain, le bon frère Diego, lequel, bien appartenant à un ordre mendiant, arrive avec des cadeaux pleins le froc. A l'origine des rivalités: Si les Français avaient soutenu Hafid, ils auraient donné de l'or à Abdelaziz.

La touchante cérémonie était très sobre: Hassan Ier laissa soixante millions de francs or à son fils — plusieurs dizaines de milliards de centimes. Il ne savait pas gérer le pays. Il savait faire des affaires…. Les alaouites attribuent une grande importance à leur origine pour donner, à leur pouvoir usurpé et illégitime, une légitimité de l'héritage familiale du pouvoir.

Mais Hassan II, et tous les stupides menteurs de la propagande alaouite, ne pourront faire croire à personne que les sultans alaouites ont eu des grands-pères maternels marocains, arabes ou musulmans: Puisque, avec les sultans alaouites, on ne peut jamais être sure de qui sont réellement les vrais pères, l'on peut - au moins - savoir avec une relative certitude qui en sont les mères.

Selon la tradition des juifs - auxquels les alaouites sont très liés - l'identité ethnique se transmet par la mère. La mère de Moulay Yazid , ce sultan du 18 ème siècle, qui a été bandit de grand chemin, avant de monter quelques mois sur le trône, était une irlandaise. Sidi Mohammed ben Abdallah avait une grand mère anglaise , décidément! Et une de ses favorites était corse. Sidi Mohammed inflige le plus cinglant des démentis à son rejeton mégalomane Hassan II: Si je compte bien, sur ces quatre femmes "légales", trois étaient européennes.

Il était le chouchou de son père qui avait par ailleurs deux autres fils qui ne valaient pas mieux. On va très vite le voir. A 16 ans, Abdelaziz succéda donc à son père. Moulay Ahmed, fils de Moulay Ismail fut déposé six fois! Comme on le voit, les Alaouites ont fait faire un spectaculaire bond en arrière à leur royaume.

Un témoin objectif note: La différence entre la situation de Mohamed VI d'aujourd'hui et celle de Moulay Abdelaziz , est que, maintenant, nos "Ba Ahmed" ne sont, eux-mêmes en fait, que de simples marionnettes entre les mains du pouvoir juif et d' Israël qui visent à mettre à genou et à dominer notre pays et la nation islamique toute entière.

Une vraie occupation et un sultan fantoche. En fait, le colonialisme français s'accommodait évidemment fort bien du fantoche Sultan alaouite de Fez qui allait lui laisser les mains libres.

Un Comité du Maroc , présidé par le député d'Oran Eugène Etienne, ministre, de temps à autre, et théoricien de l'administration coloniale directe et néanmoins futur protecteur de Lyautey, s'était créé une nouvelle succursale du comité de l'Afrique Française. Le comité envoyait des missions d'étude au Maroc pour faire le tour du "futur" propriétaire! Ces spécialistes "scientifiques" "désintéressés" d'aujourd'hui seront les conseillers du protectorat de demain. Ségonsac, Gentil, Doutté et les autres étudiaient les tribus marocaines pour mieux savoir les utiliser et les neutraliser.

On étudiait le réseau hydrographique, on recensait les ponts, les gués, informations toutes très nécessaires à un corps expéditionnaire… La "République" française a besoin de savants! Action à double tranchant qui échappait totalement à Moulay Abdelaziz qui ne s'intéressait qu'à éterniser son pouvoir personnel! Les dits conseillers militaires étaient là surtout pour renseigner leurs gouvernements respectifs français, anglais et même italiens sur l'évolution de la politique du makhzen alaouite et l'état des forces du sultan alaouite.

Cet embryon d'"armée moderne" qu'Abdelaziz acceptait de façon humiliante n'était pas de toute évidence destiné à préserver l'intégrité des frontières du Maroc, mais à assurer le maintien de la "sécurité" et de l'"ordre intérieur", afin de permettre une perception normale des impôts et des douanes , dont la majeure partie, voire la totalité revenait à ceux qui avaient prêté au sultan alaouite de quoi s'acheter de nouvelles pour se protéger du peuple marocain.

Ce type d' armée-police était, au demeurant, absolument dans le droit fil de la tradition alaouite qui, refusée par le pays, a toujours dû se battre contre lui pour se maintenir sur le trône. Ce n'était pas pour choquer les dignitaires du maghzen alaouite qui, faute de rafler les impôts, spéculaient honteusement sur les céréales.

On n'imposait pas cette situation au sultan, ce sont ses ancêtres qui l'avait imposée depuis deux siècles et demi: L'uniforme changeait, le système répressif demeurait. Pouvoir de plus en plus affaibli et incapable de remplir sa mission, mais identique à lui-même depuis des siècles. Seulement cette fois le pouvoir était tombé si bas que les Puissances - dont les intérêts se confondaient avec ceux du Palais - devaient intervenir ouvertement pour maintenir un système qui asservissait le peuple marocain, et tenter de prévenir toute révolte de sa part.

Ces précautions ne suffiront pas à endormir la conscience nationale spontanée des Marocains. Et à chaque fois le Palais et les envahisseurs étrangers se retrouveront unis pour mâter les résistances populaires.

Ce sera toute l'histoire de la première moitié du vingtième siècle. Mais déjà en , les camps sont nettement définis. D'un côté, le Maroc vrai, le Maroc profond que la monarchie empêche de se relever.

De l'autre, cette monarchie exsangue qui, pour maintenir son parasitaire existence tyrannique, ne peut trouver comme alliées que la future puissance occupante et ses rivales colonialistes qui la surveillent plus ou moins lucidement. La trahison des Alaouites est totale. La monarchie alaouite est l'alliée, et donc la dupe, de l'impérialisme coloniale mercantile et industriel, fondé sur le modèle anglais, alors en pleine expansion, et qui ne connaît que des succès grâce à l'absence d'opposition suffisante qui peut faire le poids.

C'est un marché honteux - entre les alaouites et les envahisseurs étrangers. Et tout marché implique une rémunération.

Le sultan s'est acheté un gendarme. Comme il ne peut pas le payer, il laisse tout un peuple en gage ou en otage. C'est à ce prix qu'il pense garder son pouvoir.

Les intérêts vont courir: Les puissances occidentales ont fait indubitablement une affaire: Ils agiront plus efficacement derrière cette fiction. Le sultan alaouite va collaborer sans réserve avec les puissances occupantes. Alibi, paravent, il va empêcher longtemps le peuple de résister.

Le couvercle va sauter, bien qu'il soit cramponné dessus. Il ne faisait pas le poids! Et elle est double. Trahison active en acceptant — avec des minauderies de vieille coquette, pour la galerie - que soit institutionnalisée la présence étrangère qui conforte le sultan sur le trône, son unique souci.

Les intérêts supérieurs de la nation, les Alaouites n'ont jamais su ce u'ils sont! Trahison passive qui durera jusqu'aux derniers soulèvements populaires des années , en ne centralisant pas les innombrables mouvements de résistance qui vont se développer dans tout le pays, et en aidant au maximum son gendarme français à les réprimer. Les lois des occupants signés par le sultan! Protégé par la France, il bazarde son armée! Le flic est français, mais le mandat d'arrêt est signé par le sultan!

Et par personne d'autre. On l'a trop souvent oublié après l'"indépendance". C'est la logique même d'un pouvoir détesté qui aura toujours segmenté l'unité nationale. Pour faire reculer un peu le spectre hideux de la banqueroute Abdelaziz brade, et c'est un symbole, les seules forces modernes et efficaces qui sont à sa disposition.

Le sultan "fourgue" son seul navire de guerre opérationnel, le beau "Bachir". Petit croiseur tout neuf, il a été livré, six ans plus tôt, en Abdelaziz le bazarde, curieusement, à la Colombie. Le marchandage a eu lieu entre minuit et deux heures du matin dans un bistrot derrière l'Opéra de Paris. De la haute politique! De quoi s'acheter quelques jouets pour le sultan: Puis les vieux "Hassani" qui avaient été longtemps la gloire de son père Hassan Ier et qui était un navire garde-manger: Le "Hassani" était un cargo britannique qu'Hassan Ier avait acheté aux Anglais en au temps où ils dominaient à la cour de Fez; 1.

La perle de la flotte - Abdelaziz n'avait plus besoin de garde-manger pour ses soldats: A la vérité, le "Bachir" n'avait jamais beaucoup navigué. Il avait surtout un rôle décoratif, qu'on aurait bien voulu être un rôle d'épouvantail, dans la rade de Tanger, face aux légations étrangères qu'il était supposé impressionner!

S'en débarrasser était un geste dérisoire et tristement symbolique. Plus d'armée, plus de flotte même embryonnaire, le pays était à la merci du premier hold-up. Abdelaziz n'osait même plus sortir du palais, ni être protégé par sa garde commandée par des étrangers, comme aux beaux jours de son aïeul Moulay Ismaïl. C'est dans ce vide politique total que des "prétendants" au trône se mirent à pulluler.

Leurs succès renouvelés montrent à quel point le peuple marocain était désemparé et le pouvoir vacant. On en présentera trois. Bou Hamara et El Hiba. Selon la tradition alaouite, tous les fils du sultan mort ont les mêmes droits à la succession. La règle de primogéniture ne sera instaurée - pour la première fois en droit - que par Mohamed V sur proposition de Mehdi Ben Barka, alors président du conseil consultatif sur le modèle des monarchies occidentales, au bénéfice d'Hassan II.

La profonde imbécillité du système monarchique. Ainsi les douze fils de Hassan Ier avaient-ils les mêmes droits. Les paysans de Taza qui soutenaient les droits du supposé Sidi Mohammed, n'avaient rien de hors-la-loi. Toute cette farce est sinistre, car c'est le peuple qui en fait les frais, mais il faut le dire. Dans tous les cas, on l'amuse pour mieux le dominer. Il était fin prêt à prendre le pouvoir que n'avait jamais détenu Abdelaziz: S'il avait été le vrai Sidi Mohammed il n'aurait fait que maintenir le système.

C'était tout simplement un escroc particulièrement culotté et bourré de talents. Très largement suffisant pour menacer une monarchie aussi caricaturale que lui. C'est ce que ne pouvaient accepter les Puissances étrangères qui surveillaient le gâteau marocain: On n'eût pu en inventer un de plus complaisant. On va le voir. Manque de maturité politique des marocains! Ses troupes augmentaient en s'approchant de Fez. Les tribus de la montagne se soulevaient en masse pour renverser un sultan et le remplacer par un autre, inexcusable manque de maturité du peuple marocain qui s'est d'ailleurs répété, quarante ans plus tard, avec l'accueil stupide réservé au cheval de Troie du néocolonialisme Mohamed V.

Complètement paniqué, Abdelaziz réunit ce qui lui restait de troupes, donna le commandement en chef à un oncle, le "chérif" Abdesselam Alamrani. De toutes façons il n'y avait pas foule pour briguer le poste. Le 22 décembre , les troupes alaouites subirent, comme d'habitude, une défaite totale.

Les paysans marocains savaient contre qui ils se battaient, même s'ils se trompaient et ne savaient pas pour qui! Les vagues de mercenaires étrangers d'Abdelaziz étaient en fait démobilisés avant même de monter au combat. Ce qui leur coûta très cher. Ils eurent des centaines de tués et de blessés: L'armée du sultan perdait ses tentes, ses munitions, et douze canons qui n' avaient pas eu le temps de tirer. Les fuyards se jetèrent éperdument dans Fèz, y semant une panique contagieuse qui déboussola complètement la ville.

L'horrible peur avait tout de même causé un miracle; elle avait donné une idée à Abdelaziz. Les plus dures restèrent auprès de lui, puisqu'il les menait toujours à l'assaut du trône. De toute évidence, les Puissances occupantes tenaient à ce qu'Abdelaziz reste en place.

Un faux sultan reçu pour vrai n'arrangeant point leurs affaires. Mais elles ne pouvaient pas intervenir directement, car il fallait protéger l'amour-propre du sultan protégé et surtout celui de l'Allemagne, très sourcilleuse sur ce point de la préservation de l'indépendance du Maroc.

Il fallait donc à tout prix donner la fausse impression de "marocaniser" le conflit, mais aussi le faire cesser au plus vite. En effet, le Protectorat que l'on concoctait n'était internationalement possible que si le sultan "légitime" régnait à Fez: Tous ces calculs machiavéliques s'effondrèrent en quelques heures: Et, aujourd'hui, il est curieux de voir dans les livres officiels de l'Histoire du Maroc à usage des lycées et des collèges que ce sultan, après tout choisi par une province et non pas par un quelconque Ba Ahmed comme Abdelaziz, ne figure pas dans les listes officielles des souverains, bien qu'il soit resté au pouvoir plus longtemps finalement que bien des souverains alaouites!

Les Puissances occidentales commençaient à trouver la chose un peu saumâtre. Leurs ministres étaient bloqués dans Tanger, le secteur oriental était indépendant et risquait de donner un fâcheux exemple aux Algériens étroitement quadrillés par des troupes françaises de plus en plus mal à l'aise.

Il suffisait d'un petit fonctionnaire arriviste et rancunier pour mettre tout un édifice en péril. La leçon ne sera pas perdue. Le ridicule le disputait au tragique pour Abdelaziz et ses partisans occidentaux. Son ministre échappé de justesse de Taza vint le rejoindre.

Tous les soldats s'étaient débandés. Personne ne voulait mourir pour un tel sultan! Abdelaziz et son ministre, entouré d'une demi douzaine de cavaliers parvinrent tout juste à regagner Fèz et à s'enfermer derrière ses murailles.

C'aurait été le Waterloo de la dynastie si l'armée française n'était pas intervenue pour sauver la face. Elle le fit avec un maximum de "discrétion" à cause de ses "associés", mais elle sauva le sultan. Paria dans son propre royaume, le petit sultan de Fèz fut sauvé in extremis par les canons français.

Les choses avaient au moins le mérite d'être claires. Le sultan du Maroc s'est maintenu grâce aux caissons de l'artillerie française. Mais c'est son frère et successeur qui en profitera de la plus horrible façon. Le nouveau protégé des occupants, Hafid, perdait la face, et c'était mauvais pour elle: Alors la France fit donner la mission militaire en poste à Fèz. Après tout, elle était là pour ça. Le Palais en faillite trouva subitement de l'argent pour payer une petite colonne, encadrée par des officiers français engagés pour mettre fin au règne de l'"usurpateur".

C'était, sans le nom, une opération de type goum: On lançait une partie du peuple contre l'autre, style alaouite rectifié protectorat. La colonne avait une arme secrète: Pas pour les artilleurs français au service de "Sa Majesté": Le 20 août , il faisait son entrée dans Fèz, dans une cage de fer où on l'avait enfermé après sa reddition, alors que huit ans plus tôt il aurait pu y entrer en triomphateur.

Les bourgeois de la ville à qui il avait fichu une trouille si durable s'en vengèrent en l'insultant bassement. Le sultan fit bastonner tous les prisonniers, en tria personnellement trente qu'il fit atrocement torturer devant lui. Au Palais des alaouites, la vengeance est un plat qui se mange chaud! D'un coup de hache le bourreau de Moulay Hafid leur coupa le pied droit et la main gauche, ou le pied gauche et la main droite, "amputation diagonale", selon une spécialité de la coutume alaouite.

Puis on plongea les moignons sanguinolents dans du goudron bouillant pour arrêter l'hémorragie. Il y eut deux ou trois survivants. Quant à Bou H'mara, il fut jeté en prison. Mais le sultan ne dormait plus: Le protégé des grandes puissances avait une allure sinistre, ce n'était pas bon pour la haute politique. En passant devant la ménagerie Soussi jeta le corps dans la cage aux lions. Il fila ensuite à Dar Debbagh où le sultan passait l'été plus au frais.

Le souverain contempla la tête où jouaient déjà les mouches et ordonna de l'enfouir dans le jardin de sa villa. Elle ne risquait pas de devenir une relique. Il tenta d'y mettre le feu, échoua à moitié et enterra le corps à demi carbonisé dans un coin de l'Agdal.

La résistance islamique de Casablanca. D ans la région de Casablanca, la résistance populaire aux envahisseurs venus "rétablir l'ordre" dans la Chaouia au nom du nouveau sultan Moulay Hafid qui a chassé son frère Abdulaziz continuait.

Dans un douar de Oulad Saïd, province de Casablanca, vivait un ermite nommé Mohammed Ben Abdellah , mais que tout le monde connaissait sous le nom de Bou Nouala , l'homme à la "paillote".

Bou Nouala était inspiré de Dieu et on venait le voir de loin pour demander un conseil, recevoir sa bénédiction. Bou Nouala avait toujours vécu dans le dénuement absolu, et personne n'avait jamais vu son visage: On disait qu'il n'avait pas mangé depuis son adolescence. Un saint visiblement de Dieu. Le Maroc politique était alors divisé entre partisans d'Abdelaziz et de Moulay Hafid. A Fèz et à Marrakech, c'était la guerre des Palais. Pendant ce temps les "roumis", les "iroumeine" envahissaient le Maroc.

On appelait le sultan, en berbère: Et le général d' Amade , débarqué avec Il n'y avait plus de sultan puisqu'il y en avait deux, et demain trois ou quatre, et que de toutes façons ils étaient les amis alliés des occupants. Dans ce grand désordre au sein des supposées "élites" politiques, le peuple se tournait vers un juste. Pour lutter contre la décadence et la pourriture il fallait un homme de bien. Ainsi raisonnaient les tribus de la Chaouia traquées par les mitrailleuses des envahisseurs, abandonnées par un sultan traître et fantoche.

En quelques semaines, il regroupa hommes, cinq fois plus que n'en pouvaient réunir le sultan de Fèz ou celui de Marrakech. Et tout ça - sans argent, sans moyen - par la seule force de la juste cause qu'il défendait. Pour mieux se faire entendre, il s'était installé dans une grande tente offerte par un de ses adeptes; on affluait en masse pour l'écouter. Bou Nouala leur disait que le Tout-puissant l'avait choisi pour sauver le peuple et désarmer les infidèles.

Comment ne pas le croire. Comment croire que Dieu puisse avoir abandonné ses fidèles: Le sultan s'était disqualifié en ne faisant rien. Bou Nouala les mènerait au combat. Évidemment la déception fut aussi atroce que l'espoir avait été grand. Bou Nouala ne savait rien des Français, car le sultan maintenait le peuple dans l'ignorance totale.

Bou Nouala pensait que sa baraka changerait les obus de ses ennemis en eau et que leurs balles n'atteindraient pas les poitrines des combattants de la Foi. Le 15 mars , dans l'après-midi doré de la Chaouia, les obus de 75 du général d'Amade firent un carnage du peuple en armes.

Les hommes qui se levaient contre le sultan traître et l'envahisseur ne savaient pas encore qu'il ne fallait pas affronter l'artillerie au grand galop, et que le courage et le bon droit ne suffisaient pas à donner la victoire.

On n'affronte pas une armée régulière de professionnels en rase campagne, on l'attire sur des terrains infranchissables. Abd-el-Krim le fera magnifiquement.

Mais il est trop tôt pour le dire: Il n'y a que le peuple pour relever la tête, avec une folle imprudence à la mesure de son désespoir. Le soir du 15 mars , Bou Nouala dut abandonner le champ de bataille et réussit à se retirer dans les Doukkalas: Le traître hypocrite Hafid avec ses protecteurs.

L'occupation de Casablanca par le corps expéditionnaire français allait permettre à Moulay Hafid de prendre la place de son frère Abdelaziz. Hafid qui était le lieutenant de son frère à Marrakech, suivant l'habitude alaouite: Le résultat était toujours désastreux depuis Moulay Ismaïl, inventeur du système, car les frères éloignés devenaient en fait totalement indépendants, se fabriquaient une petite armée de mécontents.

Il y en avait dans tout le Maroc, et des notables locaux ambitieux qui espéraient faire une carrière juteuse dans le maghzen alaouite de Fèz. C'est très exactement ce que va faire Moulay Hafid e cheval de Troie des envahisseurs étrangers. Tout le sud du pays était soulevé contre Abdelaziz parce qu'il avait livré le pays aux étrangers.

Hafid joua hypocritement sur ce sentiment national en voie d'élaboration, se fit le champion de l'indépendance. Les Français à la mer, Abdelaziz à la porte: C'était encore une fois un manque de maturité politique évident de la part de simples paysans: Abdelaziz ou Hafid, c'était blanc bonnet et bonnet blanc. Mais les résistants n'avaient pour le moment pas le choix. Le plus urgent était de balayer Abdelaziz l'incapable et le traître.

Pour y parvenir, Hafid avait un puissant féodal dans sa poche, Madani El Glaoui , personnage sans scrupule. Il dominait ses amis et ses ennemis. Il avait profité du foutoir des premières années du règne d'Abdelaziz pour étendre son petit domaine familial.

C'est Hassan Ier père des deux sultans qui se disputaient le trône en ce moment qui lui avaient mis le pied à l'étrier. Depuis, Madani avait pris le grand galop. Mais il est indispensable de préciser que la famille Glaoui doit tout au Palais: Mince personnage qui n'aurait pas eu de descendance dangereuse sans l'intervention du Palais. Hassan Ier, à bout de forces, a fabriqué Madani El Glaoui pour dominer en son nom les masses montagnardes qui n'en voulaient pas, s'étant toujours fort bien gouverné elles-mêmes.

Ce sera exactement l'attitude du Protectorat incapable de soumettre la montagne par la force: Alors on fait faire la police par de petits tyrans locaux qui veulent devenir gros.

Le Palais a mis au point une méthode reprise intégralement par les occupants. Les méthodes des Glaouis étaient tellement odieuses que les officiers d'affaires indigènes en poste dans leur fief en deviendront même anticolonialistes, ce dont on se plaignait beaucoup à la Résidence.

Le mensonge d'Hassan II est si intolérable qu'il fallait le dénoncer immédiatement: Avec, je l'ajoute, une mission précise: Madani el Glaoui l'avait fait avec une repoussante efficacité et un sens de l'initiative qui donneront de bien mauvaises habitudes à la famille: Mohammed V l'éprouvera un jour! Pour l'instant Madani, maître du passage obligé de l'Atlas entre le Sahara, les plaines atlantiques et Marrakech, était devenu le maître du débouché des derniers ports sahariens et il était tout puissant dans le haouz, plaine fertile qui entoure Marrakech.

Moulay Hafid croyait l'avoir choisi comme principal lieutenant. Le traître Hafid plus rusé que le traître Glaoui! M ais c'était Madani El Glaoui qui avait choisi Moulay Hafid, car le petit rongeur de Telouet, aux dents longues, voulait faire du Haouz un royaume indépendant du sultan de Fèz dont il deviendra lui-même "sultan". Mais comme il lui fallait un paravent, au moins pendant un certain temps, il aurait fait de Moulay Hafid le sultan de ce nouveau royaume dont il aurait été le "Bah Ahmed".

Hafid hésita un an, puis le 16 août , il convoqua des notables de la ville et de la province dans son palais de Marrakech. Hafid leur dit que si eux et leurs hommes se rangeaient à ses côtés, il les mènerait "au combat contre les Français et chasserait le traître Abdelaziz, coupable d'avoir livré la terre marocaine à l'envahisseur.

La bourgeoisie féodale rurale et surtout citadine a toujours trahi la cause du peuple, imitant en cela fièrement le makhzen alaouite. Pour respecter la coutume, l'on présenta le précieux papier au plus vieux des assistants, le caïd Mouley Mustapha, oncle par alliance d'Abdelaziz et de Hafid. A la surprise générale le vieil homme refusa de signer. Ou il était fou, ou il était mal informé, il croyait Abdelaziz capable de mater ces mutins. Madani El Glaoui fit alors preuve de ce grand sens politique qui devait charmer Lyautey.

Il sortit simplement son grand poignard courbe, son "khanjar" et demanda à Mustapha pourquoi il ne voulait pas signer. Subjugué par la forte simplicité du seigneur de l'Atlas, Moulay Mustapha signa illico l'acte d'allégeance et tout le monde l'imita.

Il faut préciser que le palais d'Hafid était encerclé par cavaliers Glaoua, fusil chargé sur la hanche. C'était encore une fois une belle manifestation de ce "consensus populaire" qui, selon Hassan II, a toujours présidé au choix des sultans alaouites. Une poignée d'oulémas représentant la communauté, à qui ce rôle revenait depuis des siècles, jeta aussitôt l'anathème sur Hafid, pour l'excellente raison qu'ils étaient à Fèz, à quelques pas des derniers fusils qui restaient à Abdelaziz.

Raissouli qui était pratiquement indépendant dans le Nord choisit Hafid parce u'il était le plus loin km et bien que ce soit Abdelaziz qui l'ait naguère nommé pacha de Larache. En Abdelaziz ne régnait - en réalité - que sur son palais de Fèz. Mais Hassan II prétend - un autre mensonge royale - dans son "Défi", p. Il fallait évidemment que cet acte d'héroïsme tranquille ne demeurât point inconnu. Malheureusement Hassan II ne donne pas les lettres de protestation de son "glorieux" prédécesseur contre l'occupation de la Chaouia, pourtant plus dangereuse et plus proche que celle du Sahara aux frontières du Sénégal!

En cette année , Abdelaziz ne régnait plus que sur son palais isolé de Fèz: Manipulé par une poignée de notables ambitieux, Hafid prépara une armée. Tous les souverains alaouites se sont installés de cette façon: Le noyau de cette armée, c'étaient les cavaliers Glaoua.

C'est lui que les français appellent " le " Glaoui , le "fastueux" seigneur de l'Atlas qui faisait se pâmer les belles touristes qu'il recevait à sa table "avec une allure folle", à qui il donnait un diamant à la fin de la petite réception, diamant offert bien malgré eux par ses malheureux sujets pressurés: Pour l'instant il se faisait encore tout petit dans l'ombre de son frère: Hafid n'oubliera pas l'opinion publique internationale: Sa générosité n'avait sans doute pas de limite.

Sa propagande en avait davantage: C'est aussi à Paris que Abdelaziz - le frère de Hafid - tenta de sauver son trône grâce au Mont de Piété. L'été , il ne lui restait plus que ça pour équiper quelques troupes contre son frère. Il envoya donc un homme de confiance à Paris avec ses pierres précieuses. Les bijoutiers de la place Vendôme, après d'incroyables discussions de maquignons, en offrirent des sommes dérisoires. Le sort de la monarchie se jouait dans les arrières boutiques du 2 ème arrondissement de Paris: L'homme du sultan se résigna à aller au Mont de Piété comme n'importe quelle ménagère parisienne dans la dèche.

Le Crédit Municipal, "Chez Ma Tante" comme disent les parisiens reprenant l'expression d'un prince notoire qui couvrait ainsi son besoin d'argent sans élever les soupçons, en offrit royalement 1,2 million au grand oncle d'Hassan II.

Évidemment, Abdelaziz ne pourra jamais dégager ses joyaux. Une fois de plus l'argent extorqué aux paysans marocains se retourne contre eux: Les deux armées des frères ennemis allaient ratisser le pays en le mangeant au sens propre, car leurs royaux commanditaires n'avaient pas de quoi nourrir leurs soldats: Alors on vidait les silos des villageois, on razziait leurs troupeaux si bien que les fils des paysans terrorisés par leurs "sultans" gagnaient le maquis pour sauver au moins leurs vies et celles de leurs enfants, et la vertu de leurs femmes, à défaut de sauver leurs récoltes et leurs économies.

Effectivement, les sultans faisaient l'union nationale contre eux! Mais les forces populaires étaient malheureusement atomisées: C'est encore la riche bourgeoisie qui s'en tirait le moins mal, car elle pouvait acheter sa tranquillité.

Le prolétariat des villes, ne possédant rien que sa peau n'avait rien à perdre. Les paysans seuls risquaient de tout perdre. Et ils le perdaient à chaque fois que le sultan partait en guerre contre des prétendants ou contre des sujets révoltés. Pillages, viols, moissons incendiées, arbres fruitiers coupés, maisons détruites, les sultans ont évidemment beaucoup fait pour désertifier le Maroc. Il faut trente seconde pour couper un amandier, quinze pour qu'il donne son maximum!

Les sauterelles ne font pas mieux! En septembre Abdelaziz quitta donc avec hommes Fèz: Pour Hassan II - dans son Défi - cette inqualifiable lâcheté devient: La devise des alaouites: Alors que le pays tout entier n'attendait qu'un geste du sultan pour se soulever: Au lieu de cela ce traître sultan allait se jeter dans les bras de l'occupant pour demander des secours contre son propre frère et contre son pays!

Les Français allaient, sans le vouloir, bien évidemment, donner un solide coup de main aux adversaires d'Abdelaziz. Les Français l'achevèrent en lui remettant en grande pompe le cordon français de Grand Officier de la Légion d'Honneur. Les "hafidistes" exploitèrent à toute vitesse cet événement.

Hafid n'était pas plus scrupuleux, mais il était plus rusé et plus discret: Ces juifs sionistes rusés soutinrent Hafid parce que les français soutenaient Abdelaziz. Si les Français avaient soutenu Hafid, ils auraient donné de l'or à Abdelaziz. Ces "investisseurs" juifs voulaient être les plus offrants! Hafid vend son pays aux juifs! Le sultan du Maroc était au plus offrant. Il vendait son pays au plus offrant, c'est-à-dire aux juifs!

L'or valait plus qu'une décoration française - boomerang. C'est ce qu'Hassan II appelle, le plus sérieusement du monde, "la résistance de nos souverains" Le Défi , p. Abdelaziz tendait encore la main à Rabat. Mais sitôt sorti de Marrakech il bifurqua vers le Nord pour manger la tribu des Sraghna: L'or juif des Mannesmann fondait si vite!

Hafid n'avait pas même besoin d'avancer pour prendre un avantage sur son frère: Abdelaziz n'était plus que le sultan des Français chez qui il était réfugié, à Rabat. Le 3 Janvier Kittani avait réuni les Oulémas et chefs de tribus entourant Fèz, et de très vagues "délégués" de la ville à la mosquée de Moulay Idriss, pour élire un successeur à l'incapable Abdelaziz.

Kittani comme par ailleurs le Glaoui avec Hafid convoitait le pouvoir pour lui. Mais les vieilles habitudes l'obligeaient à signer une délibération. Sa petite assemblée, pourtant soigneusement préparée, lui fut fatale. Ils feraient la guerre aux Français. Il dénoncerait l'acte d'Algésiras, le traité scélérat de Il interdirait aux colons européens de séjourner dans les villes de l'intérieur.

Aussi douteuse que soit la légitimité d'une telle assemblée constituée de fonctionnaires et de caïds corrompus, elle marquait sans équivoque ce que voulait le peuple marocain: L'erreur consistait évidemment à remplacer un Alaouite par un autre; c'était la lèpre au lieu de la peste. La nation n'avait aucun bienfait à en attendre, mais les notables avaient tout à exiger d'un souverain qu'ils avaient aussi manifestement inventé.

Après cela Kittani retourna à Fèz, forma un comité "révolutionnaire" qui décida, en l'absence du sultan: Il y avait beaucoup de points positifs dans ce programme qu'Hafid, une fois monté sur le trône, jeta à la corbeille à papier, comme il fallait s'y attendre et que Kittani paiera très cher et très vite. Hafid, repu après le sac des villages des Sraghna, se décida enfin à faire quelque chose. Tout ce qui affaiblissait le pays était une bénédiction pour l'occupant.

Les sultans faisaient le sale travail à la place des occupants qui ne voulurent pas même jeter quelques millions sur le plateau de la balance pour la faire pencher du côté qu'ils souhaitaient. Pour eux, Abdelaziz et Hafid, c'étaient exactement la même chose.

S'il ne fallait qu'un sultan pour simplifier le jeu international, l'un ou l'autre ferait aussi bien l'affaire, c'est-à-dire aussi mal pour le Maroc. Le général d'Amade qui contrôlait la région de Casablanca avec ses troupes coloniales laissa passer Hafid "en soldat discipliné obéissant aux ordres de Paris".

Ainsi, les deux frères étaient-ils de parfaites dupes: On fera grâce des détails des marches et contremarches des deux baudruches qui croyaient encore détenir le sort du pays entre leurs mains.

Abdelaziz, cette fois complètement dégrisé, reformait une armée à Rabat: Le 10 août Abdelaziz atteignit la petite ville de Kelâat Sraghna totalement ruinée par Hafid trois mois plus tôt. Tous les hommes étaient déjà en prison à Marrakech et toute la journée défilèrent les femmes venues réclamer la grâce de leur maris, de leurs frères ou de leurs fils.

Abdelaziz qui aurait fait exactement la même chose à la place de son frère, n'avait vraiment pas le temps de les recevoir. La prison a toujours été un des piliers du régime. Son armée comptait maintenant hommes. Il fut pourtant battu en quelques minutes, une partie de ses alliés ayant brusquement déserté pour piller le camp d'Abdelaziz qu'ils étaient venus défendre, avant que les troupes d'Hafid ne le fassent!

Les hommes d'Abdelaziz manifestaient une confiance bien mesurée dans les qualités de leur chef! On se tua férocement pour emporter les coffres et les mules du sultan, vainement. Mais comme les sultans alaouites ne sont pas décidément pas doués pour les fins héroïques, il se sauva , protégé par les mitrailleuses du lieutenant Maréchal assisté naturellement par le sergent instructeur Balding qui était son contrepoids anglais.

Le 20 août , il arrive au camp français de Settat, après kilomètres de panique indescriptible. Le 21 août , il s'effondrait au P. Pour abdiquer aussitôt et remettre le pouvoir entre les mains de ses protecteurs aucunement embarrassés. L a première chose que fit Moulay Hafid en prenant le pouvoir sans partage fut d'accéder aux demandes "formulées" par les grandes puissances, lui qui avait hypocritement levé l'étendard de la guerre sainte: C'était très exactement une forfaiture.

Un reniement des engagements de sa charge. C'était du super Abdelaziz, puisque son frère n'avait pas même essayé de faire croire qu'il s'opposait à l'invasion. Hafid avait suscité des énergie en s'opposant verbalement, à l'intrusion et à la pénétration étrangère par la force.

Ayant vaincu son frère, il se mettait à faire exactement le contraire de ce qu'il avait promis aux marocains! The office of the president of ACE.

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C'est vraiment tout ce qu'on en peut dire. Un horrible personnage, bouffi de graisse, avec un ventre ballonné, un goinfre, brutal et sadique.

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L'envoyé spécial du " Temps" raconte:

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Il n'a en réalité été effectif que quelques jours plus tard, après de violents accrochages dans la région de Figuig. C'est l'existence de la dynastie qui met le Maroc en péril. Les plus dures restèrent auprès de lui, puisqu'il les menait toujours à l'assaut du trône. Le mensonge d'Hassan II rencontre amoureux gratuit au senegal si intolérable qu'il fallait le dénoncer immédiatement: C'était très exactement une forfaiture. Envoyer des foules mal armées ou désarmées pour attaquer attaquer l'artillerie lourde au grand galop, c'était se jeter à l'assaut du ciel comme le fit Moulay Abderrahman à la bataille de l'Isly 13 rencontre filles el hajeb et comme le fera El Rencontre filles el hajeb contre Mangin. En septembre Abdelaziz quitta donc avec hommes Fèz: