kr8.me : Agenda des festivals mis à jour

OPALEBD : Agenda des festivals mis à jour dernièrement

rencontre imaginaire montreuil bellay

Ce moment d'échange a été l'occasion pour les jeunes de partager leurs expériences d'apprentis et de tisser des liens amicaux. Comment retrouver un aïeul prisonnier en ? Copinage Un site de bateau à passagers: Deux directions migratoires sont connues: Tome 5, Livre 9: Les discours ont suivi et le ruban rouge a été coupé. La 21e Panzer et la 12e SS verrouillaient Caen.

Page complète du livre audio gratuit :

La guerre avait éclaté le 17 juillet De même, l'écrivain Michel Ragon , dans l'insurrection vendéenne et les malentendus de la liberté , dont l'argumentaire reprend largement les éléments mis en avant par Secher, s'est efforcé de démontrer la réalité de la programmation des massacres et d'intentions officielles d'extermination d'un peuple. Non-Tsigane personne à considérer comme étant de sang allemand. Le deuxième célèbre le 90e anniversaire de la première liaison aérienne France-Maroc, qui eut lieu le 9 mars entre Toulouse et Casablanca, via Rabat. Ils étaient persécutés parce que différents, différents par leur apparence, différents par leur mode de vie et différents par leur culture. Il réunira des professeurs et spécialistes français, italiens, mais aussi du monde entier pour évoquer le "Philosophe du lien" et sa passion du cinéma avec des films documentaires inédits en Italie.

À Sainte-Christine , au contraire, où les notables locaux acquièrent quelques terres, les réformes sont vues comme l'occasion de gagner en importance, en devenant notamment chef-lieu de canton. En , les élites traditionnelles ne se représentent pas aux élections, marquant leur refus de l'évolution politique, et laissent la place à des notables plus modestes, mais appartenant aux mêmes réseaux et parentèles.

L'année suivante, au début de l'insurrection, les 27 hommes qui suivent Cathelineau , au Pin , sont intégrés dans les parentèles et réseaux de la commune deux tiers sont des artisans, un tiers des paysans.

À Sainte-Christine, les patriotes vendéens se comptent surtout parmi les artisans modestes récemment implantés dans la paroisse, peu intégrés aux réseaux de la communauté.

À Sainte-Christine , où la guerre laisse la population très divisée, les élites commerçantes traditionnelles sont évincées par des hommes de la terre et la noblesse, qui investit des fonctions qu'elle dédaignait auparavant. L'Ouest avait été nouvellement reconverti au catholicisme par le père de Montfort [réf. De même, il évalue la densité de la population entre et habitants par lieue carrée et par généralité.

En , les paysans de l'Ouest accueillent plutôt favorablement les débuts de la Révolution. Les cahiers de doléances de la Bretagne , du Maine , de l' Anjou ou du bas Poitou témoignent de l'hostilité de la paysannerie à l'égard des survivances du système féodal , de même que l'élection de députés patriotes, que confirment les violences antiseigneuriales de la Grande Peur ou les violences répétées contre les aristocrates et leurs demeures en et en Par ailleurs, la Vendée et le Maine-et-Loire sont deux des douze départements qui envoient le plus de députés jacobins à l' Assemblée législative [ 17 ].

De nombreux prêtres semblent avoir également accompagné le mouvement avec enthousiasme: La Révolution, comme partout ailleurs, a donc représenté un grand espoir. En novembre , l'Assemblée vote la confiscation des biens ecclésiastiques, transformés en Biens nationaux , afin de garantir l'émission des assignats. Cette décision prive le clergé catholique des moyens financiers lui permettant de remplir son rôle traditionnel d'assistance à une population pauvre.

Ces biens ont été accumulés au cours des siècles grâce aux legs des membres de la communauté. Avant la Révolution, gérés par le clergé, ils étaient au service des communautés rurales.

La vente de ces biens, en remboursement des assignats, les fait passer progressivement dans les mains des particuliers des bourgeois, des paysans, des aristocrates et même des membres du clergé qui les utilisent pour leur usage personnel. Les communautés se sentent donc spoliées et en tiennent rigueur aux politiques [ 18 ].

Le 12 juillet , l' Assemblée constituante vote la constitution civile du clergé. Inquiets pour leur salut, de nombreux paysans préfèrent continuer à s'adresser aux prêtres réfractaires [ 19 ].

Ceci contribue à diviser profondément les Vendéens entre partisans et adversaires de la mesure et à développer un certain mécontentement parmi les communautés paysannes qui, de plus, ne perçoivent pas d'amélioration de leur situation depuis la Révolution.

Dans des campagnes fraîchement et relativement converties de l'Ouest, le clergé est devenu majoritairement réfractaire avec l'obligation du serment constitutionnel, et après les brefs pontificaux condamnant la Constitution civile du clergé, en En mai , l'Assemblée constituante prend un décret sur la liberté des cultes autorisant le culte réfractaire, mais cette tolérance ne satisfait aucun camp, et les positions se durcissent.

L'application de la constitution civile du clergé juillet provoque une multitude d'actes de résistance parmi la population, qui recourt de plus en plus à la violence physique. Dans ce contexte, l' Assemblée législative prend, en novembre et le 27 mai , des décrets répressifs contre le clergé réfractaire, dont le culte est interdit.

Le second prévoit la déportation hors du territoire français de tout prêtre réfractaire sur la simple demande de 20 citoyens. À la veille du 10 août , lorsque l'Assemblée supprime les dernières congrégations existantes, une bonne partie sont emprisonnés.

Obligés de se cacher, afin d'éviter la déportation au bagne en Guyane , les prêtres non jureurs sont protégés par des femmes, qui participent à des messes clandestines. Malgré ces mesures, le nouveau clergé constitutionnel n'arrive pas à s'imposer dans une large partie de la région. Autour de Châtillon et de Bressuire , une zone globalement homogène de refus se distingue. La religion des paysans de l'Ouest, comme en bien d'autres endroits, est une religion propitiatoire visant à assurer l'abondance des récoltes, la fécondité du bétail, la réalisation d'un mariage, la naissance d'un enfant, la guérison d'une maladie, etc.

De même, la carrière ecclésiastique représente un moyen de promotion sociale pour bien des familles paysannes, un moyen que l'exclusion des prêtres réfractaires menace [ 22 ]. Signe que l'attachement à l' Ancien Régime — et à la royauté — n'est pas le facteur déclencheur des premières émeutes, nulle émeute n'est observée lors de l'émigration des nobles, ni lorsque Louis XVI est guillotiné en janvier Le mécontentement était latent.

Dès février , la Charente-Inférieure fait face à un afflux de réfugiés [ 23 ]. La Vendée somme toute peu concernée du fait d'une faible ponction ne représente que l'une des provinces qui s'insurgent en , comme la vallée du Rhône , où l'agitation est endémique depuis et va durer jusqu'en [ 19 ].

En juin , les villes de Bordeaux , Marseille , Toulouse , Nîmes et Lyon , ainsi que la Normandie voient le développement d' insurrections fédéralistes et royalistes. Restée au pays, la petite noblesse n'a fait que suivre l'insurrection paysanne, avant de la récupérer définitivement et de lui donner une coloration franchement et explicitement royaliste et catholique, surtout à partir de juillet [réf. Le camp républicain est alors divisé entre girondins et montagnards , qui s'accusent mutuellement de favoriser la Contre-révolution.

Tandis que les insurgés bretons sont écrasés par Canclaux à l'extrême ouest, par Beysser entre Rennes et Nantes l'agitation ne reprendra qu'à la fin de , sous la forme de la Chouannerie , l'agitation réprimée en Alsace , au sud de la Loire, les insurgés vendéens parviennent non seulement à déborder les gardes nationaux, trop peu nombreux, et à s'emparer de plusieurs villes, mais battent une colonne de soldats de métier, le 19 mars [ 26 ]. Cette construction a toujours des effets importants sur l'élaboration des identités locales et régionales: Pour conclure, l'insurrection vendéenne ne naît pas d'une cause unique, mais de multiples facteurs, tous liés à un mécontentement populaire grandissant.

L'origine de cette insurrection ne réside pas, du moins pour les paysans et artisans qui en étaient à l'origine, dans une quelconque nostalgie de l' Ancien Régime. Bien qu'ayant des points communs, les guerres vendéennes doivent être distinguées des actions de la Chouannerie. Dans le second cas, les troupes républicaines l'emportent d'abord sur les insurgés.

La résurgence du conflit, à la fin de , voit le développement d'une multitude de résistances locales ponctuelles organisées en guérillas en Bretagne , dans le Maine , en Anjou et en Normandie. Toutefois, ce sont les mêmes motifs qui poussent à la révolte [ 27 ]. Au départ, cette insurrection ne diffère guère des autres insurrections qui se développent en France au printemps et à l' été La différence, c'est que, partout ailleurs, les troupes viennent à bout des émeutes.

En Vendée , au contraire, une colonne armée de soldats de métier est défaite le 19 mars au Pont-Charrault , entraînant la région d'un affrontement limité vers une guerre civile [ 28 ]. Au nord de la Loire, les mouvements insurrectionnels sont réprimés brutalement mais efficacement en un mois [ 29 ].

Les émeutiers s'attaquent à des grenadiers , deux d'entre eux sont blessés. Les gardes nationaux répliquent en ouvrant le feu sur la foule, trois personnes sont tuées.

Le premier sang de la guerre de Vendée est versé [ 30 ]. Durant la première semaine, les sites de la protestation sont extrêmement éparpillés. Le 11 mars , des milliers de protestataires venus des communes voisines prennent Saint-Philbert-de-Grand-Lieu sans combat, avant de marcher sur Machecoul qui est prise d'assaut. Dans cette dernière ville, les insurgés du pays de Retz mettent en place un comité présidé par René Souchu, qui de mars à avril, fait fusiller à patriotes Massacres de Machecoul [ 28 ] , [ 31 ].

Le 12 mars, l'insurrection se propage, paysans se rassemblent à Saint-Florent-le-Vieil pour s'opposer au tirage au sort. Ils mettent en fuite la garde nationale de la ville, pillent les maisons des Bleus et les caisses du district , puis dépensent le butin dans les auberges du bourg et des alentours [ 32 ].

Le lendemain, 13 mars, certains d'entre eux vont chercher le marquis de Bonchamps au château de La Baronnière en La Chapelle-Saint-Florent et insistent pour qu'il prenne la tête du mouvement et organise la troupe.

Sous son commandement, ils mettent en fuite la garnison de Montjean-sur-Loire. D'anciens soldats, comme le caporal Jean Perdriau , sont placés à la tête des groupes, enseignant leur savoir aux autres [ 33 ]. Le 14, menés par Cathelineau et Perdriau , les insurgés s'emparent de Jallais bataille de Jallais. La foule marche ensuite en direction de Chemillé , ils sont rejoints en chemin par les paysans des environs de Maulévrier , menés par Jean-Nicolas Stofflet qui s'est rendu maîtres de Vezins.

D'autres paysans, toujours plus nombreux, se joignent à eux. Le 14, Chemillé tombe, la plupart de ses défenseurs sont faits prisonniers, et les révoltés s'emparent de plusieurs canons [ 30 ]. Dans les jours qui suivent les insurgés prennent le contrôle des paroisses rurales, les administrateurs et républicains locaux sont tués, faits prisonniers, ou contraints de fuir, le 13 mars, 25 à 35 gardes nationaux de Mortagne-sur-Sèvre , convaincus de mésactions, sont fusillés entre Tiffauges et Montaigu [ 34 ].

Le 14 mars , la troupe de Cathelineau en rencontre une autre, emmenée par Stofflet , ancien caporal et alors garde-chasse d'un château à Maulévrier.

Encerclés par les insurgés, républicains trouvent la mort, contre une quarantaine d'insurgés. Deux jours plus tard, voulant en disputer le contrôle, la garde nationale du chef-lieu du département, Fontenay-le-Comte , surprise dans une embuscade, prend la fuite sans combattre [ 36 ] , [ 37 ]. Le 23 mars, menés par La Roche Saint-André, les Paydrets attaquent et envahissent Pornic , avant d'en être chassés quelques heures plus tard par une contre-attaque des gardes nationaux, paysans sont tués au combat ou fusillés première bataille de Pornic [ 38 ] , [ 39 ].

Quatre jours plus tard, menés cette fois-ci par Charette les paysans prennent leur revanche et reprennent la ville de Pornic qui est en partie incendiée deuxième bataille de Pornic.

Du 24 au 29 mars, Jean-Baptiste Joly , à la tête de plusieurs milliers de paysans, tente à deux reprises de s'emparer des Sables-d'Olonne il est à chaque fois repoussé avec de très lourdes pertes première bataille des Sables-d'Olonne et deuxième bataille des Sables-d'Olonne. Plusieurs nobles, souvent d'anciens officiers, les ont rejoints: Charette , d'Elbée , Lescure , La Rochejaquelein.

Ces chefs issus de la petite noblesse ne se sont pas imposés de leur propre initiative à ces bandes de villageois. Ce n'est que plus tard qu'ils sauront récupérer la colère populaire pour lui donner un tour nettement catholique et royaliste. Le but de la nouvelle armée est de s'emparer de Chalonnes , avant-garde d' Angers. Alors qu' Angers s'attend à un assaut imminent, l'armée se dissout et les combattants rentrent dans leurs foyers.

Les républicains tentent de reprendre l'avantage. Le 17 mars , à Chantonnay , la colonne met en fuite les paysans, qui abandonnent une quarantaine de morts et 3 canons.

Le soir du 19 , alors qu'elle s'apprête à bivouaquer dans un fond de vallée, dans le Bocage vendéen , elle est prise dans une fusillade.

Se débandant, la colonne fuit vers La Rochelle, qu'elle rejoint en une nuit. À son arrivée, Marcé est destitué et arrêté. La capacité offensive des forces républicaines a été anéantie. Les gros attroupements des jours précédents se développent encore, sous le commandement d'une poignée de nobles comme Royrand et Sapinaud.

Le 17 mars à Paris , la Convention nationale est informée des soulèvements qui agitent la Bretagne , l' Anjou , le Bas-Maine et le Poitou. Aussitôt celle-ci décrète la peine de mort pour tout insurgé pris les armes à la main ou porteur d'une cocarde blanche.

Par un hasard du calendrier, le député Lasource rend un rapport le lendemain sur l' Association bretonne d' Armand Tuffin de La Rouërie. Les députés font le lien entre les deux affaires et en déduisent, à tort un complot ourdi par les nobles et le clergé [ 41 ].

Le 23 mars, le Conseil exécutif et le Comité de sûreté générale remettent le commandement des troupes chargées de la répression en Vendée au général Jean-François Berruyer.

Arrivé début avril à Angers , Berruyer divise ses troupes en trois corps. Début avril, les colonnes se mettent en marche avec pour objectif de pousser les rebelles vers la mer. Les Républicains sont d'abord repoussés, mais les Vendéens abandonnent la ville le jour même et se replient sur Mortagne. Au nord, Bonchamps recule devant les forces de Gauvilliers et se replie sur la même ville.

De son côté Stofflet affronte Leigonyer à Coron mais il doit à son tour battre en retraite sur Mortagne après trois jours de combat Première bataille de Coron [ 43 ].

Mais alors que l'offensive de Berruyer semble réussir, les paysans de la Gâtine , dans les Deux-Sèvres , se révoltent à leur tour et prennent pour chef Henri de La Rochejaquelein. Le général se replie sur Bressuire tandis que La Rochejaquelein part renforcer les troupes à Mortagne. Cependant Berruyer hésite à lancer l'offensive générale, trop inquiet du mauvais état de ses troupes il ignore que la situation des Vendéens est bien plus alarmante que la sienne.

Aussi les chefs royalistes décident-ils d'attaquer les colonnes républicaines les unes après les autres. Le 19 avril, il se jettent sur Leigonyer à Vezins et mettent ses troupes en déroute bataille de Vezins.

L'offensive républicaine en Anjou est un échec et l'ensemble des forces de Berruyer se replie sur Angers [ 44 ]. Le 12, il s'empare de Challans après un combat contre les forces rassemblées de Charette , Joly et Savin première bataille de Challans.

Boulard se porte alors vers l' île de Noirmoutier et remporte une nouvelle victoire à Saint-Gervais bataille de Saint-Gervais puis inflige une nouvelle défaite à Joly Première bataille de Beaulieu-sous-la-Roche [ 45 ]. Attaquée le 22, l'armée de Charette se débande presque sans combattre.

La ville est prise, René Souchu est capturé puis décapité sommairement Deuxième bataille de Machecoul. Le 25 avril, Beysser peut adresser une sommation aux rebelles de Noirmoutier alors que débarquent des troupes de marine de l'escadre Villaret-Joyeuse. Les insurgés se soumettent [ 46 ].

Le nord-ouest des Deux-Sèvres , Bressuire , Chatillon tombe à son tour en mai [ 47 ]. L' armée insurgée est peu centralisée, mal équipée les trois quarts des hommes n'ont pas de fusil avant l'attaque de Chalonnes , une grande partie des armes et munitions venant des dépouilles des soldats républicains et non permanente, les paysans retournant sur leurs terres dès qu'ils le peuvent après les combats.

Toutefois, des soldats de métier, déserteurs de l'armée républicaine, la rejoignent, lui apportant leur expérience [ 28 ]. Trois armées, constituées à partir des rassemblements de mars, la composent: Elles s'occupent avant tout de sauvegarder la portion de territoire dont elles sont issues [ 49 ].

La stratégie des combats, basée sur des opérations de harcèlement, s'organise autour des atouts que procure le bocage , partout présent: Le 3 mai, le général Quétineau doit abandonner Bressuire , laissant derrière lui un riche dépôt de munitions et des prisonniers, parmi lesquels Louis de Lescure et Bernard de Marigny qui se joignent à l'armée [ 51 ]. Après un sanglant combat, Quétineau capitule - ce qui lui vaudra d'être condamné à mort en décembre par le Tribunal révolutionnaire - il est remis en liberté avec ses hommes contre le serment de ne plus combattre en Vendée.

Les soldats républicains ont les cheveux rasés afin de pouvoir être reconnus s'ils devaient trahir leur promesse Bataille de Thouars. Les Vendéens poursuivent ensuite vers le sud: Mais beaucoup de soldats-paysans choisissent de rentrer chez eux et l'Armée catholique et royale se désagrège au fur à mesure de son avancée loin du bocage.

Mais habitués à combattre dans le bocage et non sur la plaine, les Vendéens sont repoussés par les républicains en laissant derrière eux une centaine de morts Première bataille de Fontenay-le-Comte [ 53 ]. Comme à Thouars , ces derniers sont relâchés contre le serment ne plus prendre les armes. Les Vendéens occupent Fontenay-le-Comte , mais ils abandonnent la ville au bout de quelques jours Deuxième bataille de Fontenay-le-Comte [ 54 ].

La semaine suivante, l'état-major de la Grande Armée décide d'attaquer Saumur. La déroute des bleus est telle que des détachements parviennent à s'emparer de Chinon et de Loudun sans combattre, quatre cavaliers parviennent même à eux seuls à se rendre maîtres de La Flèche pendant quelques heures [ 55 ].

À Saumur l'état-major royaliste hésite entre marcher sur Nantes , Paris ou encore Niort afin d'y détruire l'armée de Biron , le nouveau général en chef de l' armée des côtes de La Rochelle. Par ailleurs, des rivalités opposent entre eux la multitude des officiers choisis par leurs hommes. À l'autre bout de la Vendée, les combats voient également la victoire des insurgés qui reprennent le contrôle du Bas-Poitou et du Pays de Retz. Mis en déroute, les républicains abandonnent également Port-Saint-Père et ouvrent ainsi la route de Nantes.

Troisième bataille de Machecoul [ 57 ]. Charette lui écrit alors pour lui proposer de s'emparer avec lui de Nantes, de son port et de ses richesses. À Nantes , malgré la division entre le peuple montagnard et la bourgeoisie du négoce et du barreau girondine , les habitants refusent d'évacuer la ville, comme l'ordonnent les envoyés en mission, affolés, et organisent la résistance, rassemblant tous les canons et toutes les barques disponibles, construisant redoutes et fossés.

Cathelineau est mortellement blessé et les paysans, démoralisés, se retirent. Cette attaque mal menée empêche cependant les Blancs de tenter un second assaut contre Nantes. Pour protéger leur territoire, les insurgés repassent massivement sur la rive gauche de la Loire [ 59 ]. Pendant les mois de juillet et août, les combats sont indécis et les offensives des deux camps sont contenues. Sortis de Saumur, les républicains remportent un succès à Martigné-Briand et s'emparent de Vihiers le 15 juillet Bataille de Martigné-Briand.

Mais ils sont écrasés trois jours plus tard par une contre-attaque vendéenne, des centaines de soldats sont faits prisonniers Bataille de Vihiers. De son côté l'état-major vendéen est divisé quant à la conduite des opérations à mener.

Bonchamps préconise une offensive vers le nord pour provoquer l'insurrection de la Bretagne et du Maine, tandis que D'Elbée , le nouveau généralissime, est favorable à une attaque des villes du sud, jugées plus vulnérables, pour s'emparer du port de La Rochelle.

Alors que les troupes de Bonchamps livrent des combats sans résultat aux abords d' Angers Bataille des Ponts-de-Cé , le reste de l'armée mené par d'Elbée tente une attaque au sud sur Luçon afin de repousser une incursion des républicains du général Tuncq qui ont brûlé Chantonnay.

Mais le 30 juillet l'offensive vendéenne est repoussée devant la ville Deuxième bataille de Luçon. Les républicains reprennent ensuite Chantonnay , mais ils en sont chassés le 5 septembre par une nouvelle attaque de d'Elbée Bataille de Chantonnay. Devant les succès des contre-révolutionnaires et par crainte de contagion, Biron est destitué et dans les semaines qui suivent les généraux nobles Canclaux , Grouchy , Aubert-Dubayet sont progressivement remplacés, à l'initiative du ministre de la guerre Bouchotte , par des sans-culottes Rossignol , Ronsin , Léchelle , d'anciens militaires, mais aussi le comédien du Théâtre-Français Grammont ou le brasseur Santerre.

Cette ingérence des hébertistes dans la guerre de Vendée dure jusqu'en novembre. Le comité de salut public envoie également à l'armée de l'Ouest Jean-Baptiste Carrier , pour compléter le rétablissement de l'ordre. De leur côté les généraux sans-culottes de Saumur et Angers tentent de faire lever en masse les habitants des territoires non-insurgés contre les rebelles.

Le 8 septembre les Mayençais entrent en Vendée, Kléber à la tête de l'avant-garde repousse toutes les troupes rencontrées sur son passage, La Cathelinière est chassé de Port-Saint-Père , puis Machecoul et Legé sont prises sans combat. Charette se replie et quitte le Marais breton pour rejoindre l'armée d'Anjou.

Il est cependant rejoint à Montaigu et mis en déroute Première bataille de Montaigu. Suivants les ordres de destructions, les républicains incendient les bourgs et les villes qu'ils traversent.

Au terme de la bataille de Torfou , les Mayençais subissent leur première défaite et sont contraints de faire retraite sur Clisson. Peu après, les 19 et 20 septembre, deux revers de l' Armée des côtes de La Rochelle sous les ordres de Rossignol Bataille de Coron et Bataille du Pont-Barré achèvent de ruiner le plan de Canclaux qui est contraint de renoncer à une contre-attaque et de faire retirer toutes ses troupes sur Clisson [ 63 ].

À la suite de ces échecs, Canclaux donne l'ordre de repli général sur Nantes, Clisson est évacuée et incendiée. Les Vendéens tentent de couper la retraite des républicains mais Lescure et Charette enfreignent le plan et préfèrent attaquer Montaigu et Saint-Fulgent. Les troupes républicaines de Beysser et Mieszkowski occupants ces deux villes sont mises en déroute Deuxième bataille de Montaigu et Bataille de Saint-Fulgent. Mais privées de soutien, les forces de d'Elbée et Bonchamps ne peuvent espérer empêcher la retraite des républicains sur Nantes et sont repoussés.

Les républicains laissent cependant blessés qui sont massacrés Bataille de Clisson [ 64 ]. Après l'échec de son premier plan, Canclaux décide de former deux importantes colonnes, qui parties de Nantes et Niort , doivent se rejoindre à Cholet.

Cependant Canclaux est destitué par le Comité de salut public , qui décrète également la fusion des armées des côtes de La Rochelle , de Mayence , de la partie nantaise de l' armée des côtes de Brest pour former l' Armée de l'Ouest , placée sous le commandement du général Léchelle. Ce dernier se révèle rapidement être un général incompétent, et certains représentants en mission laissent officieusement la direction de la colonne nantaise au général Kléber [ 65 ].

Au commencement d'octobre, malgré la destitution de son auteur, le second plan de Canclaux est mis à exécution avec succès. De son côté, la petite colonne de Luçon du général Bard met en fuite l'armée de Royrand qui se replie sur l' Anjou [ 66 ]. Toutes les forces vendéennes se réunissent dans les environs de Cholet , à l'exception des armées du Marais qui continuent de combattre de leur côté.

Sans se préoccuper de la Grande Armée, Charette prend l' île de Noirmoutier le 12 octobre. Les défenseurs se rendent, mais un quart d'entre eux sont fusillés cinq jours plus tard à Bouin , sur ordre de Pajot , sous le prétexte d'une tentative d'évasion Première bataille de Noirmoutier [ 67 ].

Le 15 octobre les Mayençais attaquent la ville. Le général Lescure est grièvement blessé, et les Vendéens, battus, évacuent la place et se replient sur Beaupréau Bataille de La Tremblaye. La bataille est longtemps indécise mais après plusieurs assauts qui finissent au corps à corps, les Vendéens reculent et regagnent Beaupréau , puis Saint-Florent-le-Vieil , sur les bords de la Loire.

Vaincus, les Vendéens se replient sur Beaupréau , puis sur Saint-Florent-le-Vieil , laissant derrière eux blessés qui sont achevés par les hommes de Westermann. Les Vendéens décident alors de traverser la Loire pour relancer la révolte en Bretagne et dans le Maine et aider des renforts britanniques à débarquer sur les côtes de la Manche.

Ne pouvant traverser le fleuve, les prisonniers sont relâchés tandis que le général Bonchamps meurt quelques heures plus tard, des suites de ses blessures [ 74 ]. Arrivés au nord du fleuve, les Vendéens font mouvement sur Laval , repoussant aisément les garnisons locales et les gardes nationaux hâtivement rassemblés par les autorités. L' armée de l'Ouest se lance à la poursuite des rebelles, à l'exception de la division du général Haxo qui reste en Vendée pour combattre les forces de Charette.

Le 25 octobre, sans attendre les renforts, l'avant-garde commandée par Westermann attaque Laval, mais elle est mise en déroute Bataille de Croix-Bataille. Les Vendéens décident de poursuivre leur route vers le nord, le 2 novembre Mayenne est prise sans combats, et une colonne républicaine est écrasée à Ernée Bataille d'Ernée , le 3 novembre, Fougères est prise d'assaut Bataille de Fougères. Le même jour, le général Lescure succombe à ses blessures. L'état-major vendéen décide ensuite d'attaquer le port de Granville , en chemin les Vendéens prennent Dol-de-Bretagne , Pontorson et Avranches presque sans combats.

Le 14 novembre, ils sont devant Granville. Aucun navire britannique n'attend les insurgés et la ville se défend, après deux jours de combats qui font des centaines de morts, les Vendéens découragés, battent en retraite siège de Granville. Malgré une tentative sans lendemain sur Villedieu-les-Poêles , les soldats refusent d'obéir à leurs chefs et décident d'eux-même de regagner la Vendée. Les Vendéens quittent la Normandie, laissant derrière eux traînards qui sont fusillés par les républicains massacre d'Avranches.

Le 20 novembre, l'armée républicaine lance une attaque générale dans les environs de Dol-de-Bretagne , Antrain et Pontorson , la bataille dure trois jours et se termine à l'avantage des Vendéens, l'armée républicaine est une fois encore mise en déroute Bataille de Dol.

Le 23 novembre, l'armée réoccupe Fougères , puis Laval le Elle fait ensuite marche sur Angers , dernière place forte avant la Vendée. La Rochejacquelein conduit alors sa troupe sur La Flèche , dont il s'empare le 8 avant de repousser la contre-attaque de Westermann Bataille de La Flèche. L'armée fait ensuite mouvement sur Le Mans.

Les survivants s'enfuient vers Laval , qu'ils traversent pour la troisième fois, dévorés par le typhus et la dysenterie , insultés par la population excédée Bataille du Mans. Le 16 décembre, les Vendéens atteignent les bords de la Loire à Ancenis. La Rochejaquelein et Stofflet parviennent à traverser le fleuve avec une poignée d'hommes, mais ils sont aussitôt dispersés par quelques détachements républicains. Manquant d'embarcations, les Vendéens poursuivent néanmoins la traversée jusqu'au lendemain où des chaloupes canonnières républicaines venues de Nantes coulent les bateaux.

Pendant ce temps, les forces républicaines prennent position à Châteaubriant et Nort-sur-Erdre ou Westermann massacre à traînards [ 75 ]. Le 22 décembre, ils prennent Savenay.

Le lendemain, les républicains attaquent la ville. Les femmes et les enfants sont envoyés dans les prisons de Nantes Bataille de Savenay [ 76 ]. Les survivants, dispersés en petites bandes se cachent dans les bois du Maine , de Haute-Bretagne ou du Morbihan , appuyés par une partie des populations locales. Pour eux, l'ensemble de la région est dominée par la Contre-révolution ou le fédéralisme. Ceci permet d'expliquer la répression qui s'abat contre les insurgés.

Pour les Républicains, la priorité est de reprendre l' Île de Noirmoutier afin d'empêcher les Vendéens d'entrer en contact avec les Britanniques. Le commandement des troupes est confié au général Nicolas Haxo. Ce dernier, qui avait battu un détachement la veille bataille de Rouans , trouve refuge dans la forêt de Princé. Deux jours plus tard, l'avant-garde républicaine met en fuite les Vendéens à La Garnache bataille de La Garnache.

Charette parvient de justesse à s'échapper avec le gros de ses forces, mais les Vendéens laissent de nombreux morts, à femmes sont capturées, et prisonniers républicains sont délivrés bataille de l'île de Bouin [ 82 ] , [ 83 ] , [ 84 ].

Dans leur fuite, les Vendéens tombent par chance sur un petit convoi de munition qui leur permet de se réapprovisionner bataille du Bois-de-Céné. La troupe de Charette rejoint ensuite celles de Joly et Savin. Le 8 décembre, ils sont repoussés à Legé deuxième bataille de Legé , les Vendéens se portent alors sur le camp des Quatre-Chemins qui est pris d'assaut le 11 décembre bataille des Quatre-Chemins. Le lendemain, la troupe gagne Les Herbiers où Charette est élu général en chef par les officiers malgré l'hostilité de ses rivaux Joly et Savin.

Charette décide alors de se porter sur l' Anjou afin d'étendre son influence, il y parvient sans rencontrer de résistance sérieuse, rallie à Angevins mais à Maulévrier , il rencontre Henri de La Rochejaquelein rescapé de la Virée de Galerne. Les deux chefs ne parviennent pas à s'entendre, et Charette rebrousse chemin vers le Marais.

Le 31 décembre, il s'empare de Machecoul quatrième bataille de Machecoul , mais les Républicains reprennent la ville deux jours plus tard cinquième bataille de Machecoul. Mais malgré la promesse du général Haxo, ils sont tous fusillés sur l'ordre des représentants en mission Prieur de la Marne , Turreau et Bourbotte. Le général d'Elbée , blessé, est exécuté dans son fauteuil bataille de Noirmoutier [ 86 ].

De son côté, Charette est en déroute, avec le millier d'hommes qui lui reste, il tente de s'emparer de Saint-Fulgent mais il est battu à deux reprises par l'adjudant-général Joba bataille de Saint-Fulgent et bataille de Gralas. Blessé, il tente de se cacher des colonnes républicaines en trouvant refuge au Val de Morière, à Touvois avec les quelques centaines d'hommes qui lui reste.

Après la Virée de Galerne , les représentants en mission Prieur de la Marne , Turreau , Bourbotte , Thirion , Bissy , Pocholle , Tréhouart et Le Carpentier établissent des commissions militaires révolutionnaires pour juger les prisonniers vendéens et chouans, ainsi que les habitants suspectés de complicité avec les rebelles ou encore des soldats accusés de fuite ou de désertion. D'autres prisonniers sont jugés par les tribunaux criminels.

En Normandie , la répression suit le siège de Granville , au moins 43 condamnations à mort sont prononcées à Granville par une commission militaire [ 87 ] , 13 personnes sont condamnées à Coutances [ 88 ]. À Alençon , le tribunal criminel condamne personnes à la peine de mort, dont prisonniers vendéens [ 89 ]. Dans la Sarthe , des commissions militaires et le tribunal criminel siègent à Sablé-sur-Sarthe et au Mans. Trois commissions militaires sont mises en place en Ille-et-Vilaine.

À Rennes et Fougères , la commission Brutus Magnier juge personnes dont militaires , du 21 novembre au 5 juin , et prononce ou condamnations à mort, dont 19 femmes. Sur l'ensemble des militaires, sont acquittés, 2 condamnés à mort, 41 aux fers, 46 à la prison [ 93 ] , [ 94 ]. La commission Vaugeois , juge à Rennes et à Vitré , elle prononce 84 condamnations à mort, 33 aux fers, 31 à la détention et acquittements.

Elle condamne notamment à mort le prince de Talmont , général de la cavalerie vendéenne, qui est guillotiné à Laval [ 95 ]. À Saint-Malo , les chiffres de la commission militaire de Port-Malo ou commission O'Brien sont moins connus, au moins 88 condamnés à mort sont identifiés bien qu'il y ait eu plus de exécutions selon le représentant Laplanche [ 96 ] , [ 97 ].

En outre à Rennes , le tribunal criminel condamne à mort 76 hommes et 11 femmes, 80 personnes reçoivent diverses peines, et sont acquittés [ 97 ]. Un nombre important de prisonniers meurent également du typhus ou de leurs blessures dans les prisons [ 98 ].

La fin de la Virée de Galerne marque le début d'une politique de représailles sanglantes. Envoyé en mission dans les cinq départements bretons par un décret du 14 août , Jean-Baptiste Carrier est installé à Nantes par un arrêté du comité de salut public du 29 septembre où il reste malgré un nouveau décret du 13 octobre , l'affectant à l' armée de l'Ouest avec Bourbotte , Francastel et Turreau , le cousin du général.

Arrivé le 8 octobre , il trouve une ville profondément divisée entre ses éléments populaires et ses notables. Disposant d'emblée des instruments d'une politique de Terreur , Carrier utilise le blé réquisitionné en Vendée pour nourrir l'armée et le petit peuple nantais, crée une police occulte, concurrente avec la compagnie Marat, et simplifie la procédure du Tribunal révolutionnaire , qui conduit à la guillotine personnes soupçonnées de complicité avec les Vendéens en novembre et en décembre [ 99 ].

En décembre , la ville de Nantes , dirigée par le représentant Jean-Baptiste Carrier , voit arriver dans ses murs un afflux de prisonniers vendéens, capturés lors de la Virée de Galerne.

Le représentant Carrier recourt alors massivement aux noyades et aux fusillades pour vider l'entrepôt et les pontons. La grande majorité des victimes sont des Vendéens [ ] , on compte aussi des Chouans , des suspects nantais, généralement girondins ou fédéralistes , des prêtres réfractaires , des prostituées [ ] , des droits communs, ainsi que des prisonniers de guerre Anglais et Hollandais [ ]. Les exactions de Carrier sont dénoncées par Jullien de Paris , agent du comité de salut public en mission sur la côte atlantique, et il est obligé de demander son rappel le 9 pluviôse an II 8 février [ ].

Une tannerie de peau humaine est établie, 32 personnes sont écorchées pour faire des culottes de cavalerie [ ]. On relève également quelques noyades qui font entre 12 et plusieurs dizaines de victimes [ ]. De plus, femmes sont emprisonnées à Montreuil-Bellay où d'entre elles meurent de maladie, sont transférées à Blois ou Chartes où elles disparaissent pour la plupart [ ].

Près de à vendéens capturés lors de la Virée de Galerne sont évacués vers Bourges où seule une centaine d'entre eux survivent [ ]. Des centaines d'autres prisonniers sont encore fusillés à Sainte-Gemmes-sur-Loire et Le Marillais [ ].

Fin décembre , le général Turreau , proche des Hébertistes [ ] , prend la tête de l' armée de l'Ouest. Le même mois, le Comité de salut public et le ministre de la guerre annoncent au nouveau général en chef, leur intention de retirer des troupes de l'Ouest pour les redéployer sur d'autres fronts, estimant que les opérations dans l'Ouest sont presque achevées [ ]. Ainsi, le 19 décembre , Turreau propose d'abord à la Convention d'offrir une amnistie aux rebelles, mais il ne reçoit aucune réponse [ ].

Modifiant alors sa position, il déclare que les rebelles sont encore dangereux et rejette le plan de Kléber, qui propose de quadriller la région et de rétablir la discipline parmi les troupes pour gagner la confiance de la population. Le 7 janvier , Turreau demande des ordres clairs sur le sort des femmes et des enfants auprès des représentants en mission Francastel , Bourbotte et Louis Turreau qui ne lui répondent pas, se déclarant malades.

Seules quelques villes indispensables à la marche des troupes doivent être préservées. Ne se sentant pas soutenu, Turreau présente par deux fois sa démission le 31 janvier et le 18 février , elle est à chaque fois refusée malgré les dénonciations des administrateurs départementaux [ ].

Le Comité de salut public délègue alors ses pouvoirs dans l'Ouest aux représentants en mission Francastel , Hentz et Garrau , les jugeant les mieux placés pour apprécier les mesures à prendre sur place [ ]. Pendant cette période, de janvier à mai, le plan est mis à exécution.

À l'est, Turreau prend personnellement le commandement de six divisions divisées en onze colonnes, tandis qu'à l'ouest le général Haxo dirige huit colonnes de tailles plus réduites. D'autres troupes sont envoyées former les garnisons des villes à préserver. Cependant les différents généraux interprètent librement les ordres reçus et agissent de manière très diverses [ ].

Certains officiers, notamment Haxo , n'appliquent pas les ordres de destruction et de tueries systématiques [ ]. De plus, les membres de la Commission civile et administrative créée à Nantes pour récupérer vivres et bétail au profit des Bleus, accompagnent les armées, ce qui permet d'épargner des vies et des localités. Cependant presque toutes les colonnes se livrent aux pillages, massacrent la population civile, violant et torturant, tuant femmes et enfants, souvent à l'arme blanche pour ne pas gaspiller la poudre, brûlant des villages entiers, saisissants ou détruisant les récoltes et le bétail.

Des femmes enceintes sont écrasées sous des pressoirs, des nouveau-nés sont empalés au bout des baïonnettes [ ]. D'après des témoignages de soldats ou d'agents républicains, des femmes et des enfants sont coupés vifs en morceaux ou jetés vivants dans des fours à pain allumés [ ] , [ ].

Si la plupart des généraux respectent les ordres d'évacuations des populations jugées républicaines, les troupes commandées par Cordellier , Grignon , Huché et Amey se distinguent par leurs violences, au point d'exterminer des populations entières, massacrant indistinctement royalistes et patriotes [ ].

Mais la position de Turreau est fragilisée par son incapacité à détruire les dernières troupes insurgées. Son plan, bien loin de mettre fin à la guerre, pousse en réalité les paysans à rejoindre les armées vendéennes. Les représentants en mission se divisent quant à sa stratégie. Si certains le soutiennent tels que Francastel , Hentz , Garrau [ ] , et Carrier [ ] , d'autres comme Lequinio , Laignelot , Jullien , Guezno et Topsent réclament son départ [ ].

Mais sans résultat, Turreau est tenu en échec par les troupes vendéennes, il est finalement suspendu le 17 mai [ ] , et l'activité des colonnes infernales décroît progressivement au cours du printemps. De l'automne au printemps , les armées républicaines ont renoué avec une tactique de massacres et de destructions qui n'avait plus été observé en Europe depuis la guerre de Trente Ans [ ].

Des centaines de villages ont été brûlés, mais beaucoup d'habitants ont trouvé le moyen de se réfugier dans les bois et les bocages et de rejoindre les insurgés [ ]. La Vendée est profondément marquée par ce passage dramatique de son histoire et en conservera longtemps les stigmates, tant dans le paysage que dans les mentalités. Au début de l'année , la situation des armées vendéennes est extrêmement critique. Rescapés de la Virée de Galerne , La Rochejaquelein et Stofflet rassemblent leurs forces, mais dès le 3 janvier elles sont dispersées par le général Grignon.

Il remporte néanmoins quelques succès, le 26 janvier Chemillé et Vezins , faiblement défendues, sont prises. Mais deux jours plus tard, lors de l'attaque d'un groupe de pillards à Nuaillé , La Rochejaquelein est abattu par un tireur isolé [ ] , [ ]. Stofflet prend la tête de l'armée dont les effectifs sont renforcés de jour en jour par les paysans fuyant les colonnes de Turreau.

Le 1 er février, il bat le général Crouzat à Gesté bataille de Gesté. Puis il s'empare de Beaupréau et reprend Chemillé. Cependant le général Cordellier arrive en renfort avec sa colonne et reprend la ville Troisième bataille de Cholet. Mais ces lois sont remises en question entre et [ 79 ]. L'immigration rom aux États-Unis commence avec la colonisation des Espagnols et les Roms étaient embarqués comme esclaves et certains s'échappèrent en arrivant aux Amériques avec de petits groupes en Virginie et en Louisiane [réf.

L'immigration à plus grande échelle commence dans les années , avec des groupes de Romanichels ou assimilés à tort — ainsi: Un grand nombre émigre également vers l' Amérique latine. Ce contrôle administratif et de police existe toujours avec le Livret de circulation [ 82 ] , dont la suppression est cependant programmée au terme d'une procédure législative entamée à l'Assemblée nationale en [ 83 ]. La Suisse et la Suède mettent en place une législation qui vise à détruire la culture tzigane, avec l'assentiment ou l'approbation d'une majorité de la société.

Le docteur Alfred Siegfried, directeur des Enfants de la Grand-Route considère en effet les Yéniches comme génétiquement menteurs et voleurs. Cette opération ne prend fin en Suisse qu'en La Suède pratique une politique similaire jusqu'en [ 84 ]. D'autres massacres ont pris une forme particulièrement cruelle: Quelques habitants parviennent à protéger certains groupes. Le gouvernement roumain a officiellement reconnu ce génocide en même temps que la Shoah en Durant la Première Guerre mondiale , tandis que les tsiganes alsaciens-lorrains de nationalité allemande sont internés en tant que civils ennemis, ceux de nationalité française qui circulent dans les zones de combat sont arrêtés sous divers motifs et internés au camp de Crest , de à [ 88 ].

Un décret-loi du 6 avril prohibe la circulation des nomades sur l'ensemble du territoire métropolitain pour la durée de la guerre et impose l'assignation à résidence. Pour autant, les autorités se montrent réticentes à imposer l'internement à cause de la menace de reconstitution de bandes à l'intérieur des camps et pour ne pas imposer de charges trop lourdes à l'État.

Ces réticences sont toujours de mise sous le régime de Vichy: En zone nord les Allemands sont à l'origine de l'internement des nomades [ 93 ]. Selon la thèse de l'historien Denis Peschanski publiée en et qui confirme son estimation de [ 94 ] , le nombre des Tsiganes internés une ou plusieurs fois entre et s'élève à 3 [ 95 ].

D'autres chiffres ont été cités: Le régime se durcit progressivement. Le règlement du camp de Coudrecieux rédigé en août précise qu'aucune permission n'est accordée aux internés, tout en permettant des sorties encadrées par les gendarmes [ ]. Les conditions de vie au camp de Moisdon-la-Rivière sont décrites le 8 décembre par l'assistante sociale principale: D'une part, 66 hommes adultes en provenance du camp de Poitiers quittent le camp de Compiègne le 23 janvier pour être déportés à Oranienburg-Sachsenhausen [ ] , d'autre part, un second groupe de 25 hommes adultes du camp de Poitiers sont déportés au cours de la même année vers Buchenwald [ ].

Emmanuel Filhol cite le cas d'un déporté de Sachsenhausen qui rentre de déportation en août et se voit à nouveau assigné à résidence sous le coup du décret du 6 avril que les gendarmes continuent d'appliquer jusqu'en juin [ ]. Par ailleurs, des personnes du Nord-Pas-de-Calais rattaché par l'occupant à la Belgique furent arrêtées fin à la suite de l'ordre d' Himmler d'arrêter tous les Tsiganes de Belgique et du Nord-Pas-de-Calais, puis internées au camp de Malines et déportées vers Auschwitz le 15 janvier Seules 12 personnes belges ou françaises ont survécu sur les convoyées de Malines à Auschwitz [ ].

Parmi les personnes, au moins étaient françaises, au moins étaient belges, et étaient des enfants de moins de 16 ans [ ]. Il existe également quelques cas connus, non exhaustifs, de Gitans français déportés en tant que résistants [ ]. Le dernier camp à fermer est le camp des Alliers à Angoulême , qui fonctionne jusqu'au 1 er juin [ ]. Les internés sont libérés mais placés sous une étroite surveillance.

Le régime des nomades reprend ses droits [ ]. À la sortie, les familles libérées ne retrouvent pas les roulottes et chevaux qu'elles possédaient et ne reçoivent aucune aide ou indemnisation. Certaines se réfugient dans la grotte des Eaux-Claires à Ma Campagne. En , une stèle est érigée au camp d'Internement de la Route de Limoges à Poitiers , qui mentionne la présence des Tsiganes dans ce camp, avec des Juifs et des résistants [ ]. En , une modeste stèle commémorative est érigée sur le site d'internement de Montreuil-Bellay [ ].

Les vestiges de ce camp font l'objet d'une inscription aux Monuments historiques le 8 juillet [ ]. Le film Liberté de Tony Gatlif , qui a pour thème les politiques anti-tsiganes en France sous le régime de Vichy, paraît en Le Congrès mondial rom réuni à Genève en crée l' Union romani internationale qui a un statut consultatif à l' ONU [ ].

Les dernières décennies sont marquées par une conversion massive de la communauté au protestantisme évangélique [réf. Entre et , dans plusieurs pays de l'Europe de l'est , comme la Pologne, la Roumanie, la Hongrie, ou la Bulgarie, de nombreux pogroms eurent lieu contre les Roms, accusés de collaboration avec l'Allemagne, ou "profiteurs de guerre " Marché noir, et vols de marchandises à des paysans: Avec de 10 à 12 millions de personnes, les Roms sont la plus grosse minorité ethnique d'Europe.

Le niveau d'intégration des Roms dans la société est variable. Les statistiques roumaines ne reconnaissent qu'un demi-million de Roms, alors qu'eux-mêmes estiment leur nombre entre 0,5 et 1 million [ ].

Dans certains pays comme la Slovaquie ou la Roumanie , où il est possible de constituer des partis ethniques, les Roms ont constitué des partis et ont au Parlement des représentants en tant que tels.

Toutefois, leur entrée en politique n'est pas sans risques. Dans ces deux pays, les partis conservateurs ex-communistes , cherchant à retarder l'intégration en Union européenne , leur ont distribué dans les anciens kolkhozes des terres qui étaient revendiquées par leurs anciens propriétaires, les agriculteurs locaux spoliés par la collectivisation.

Les partis rénovateurs pro-européens, favorables à la restitution, soutenaient ces agriculteurs contre les Roms, ce qui a conduit à des désordres civils dans quelques villages. À la suite de ces manipulations, la plupart des dirigeants politiques roms se sont détachés des conservateurs communistes et rapprochés des rénovateurs libéraux.

En , un parlement international rom, basé à Vienne , a été créé. Juan de Dios Ramírez-Heredia , d' Espagne. Sept États de l'ancien bloc communiste ont lancé l'initiative Décennie de l'intégration des Roms en , pour améliorer les conditions socio-économiques et le statut de la minorité rom.

Lorsque les paysans ont réclamé la restitution de leurs terres aux ex-communistes anciens directeurs de kolkhozes , ces derniers ont placé des ouvriers agricoles, souvent Roms, sur ces terres, pour ne pas les rendre la loi protégeant les cultivateurs occupant le terroir, contre les revendications de propriétaires antérieurs.

Ils ont même offert à ces Roms de quoi construire des maisons, une construction rendant la parcelle définitivement inaccessible à ses propriétaires légitimes, selon la loi de l'époque.

L'Espagne est le pays de l'Europe de l'Ouest qui accueille la plus grosse communauté de Roms. C'est aussi l'un des rares à lui avoir donné le statut de minorité nationale [ ]. Le gouvernement catalan a adopté depuis un plan d'action pour le développement de la population gitane [ ] , [ ]. La plupart des Roms de France sont sédentaires, salariés, intégrés [réf. Cependant, une partie de la classe politique les accuse, dans leur totalité ou en en désignant une partie, de pratiquer la mendicité ou la délinquance , de façon forcée par des réseaux mafieux ou de manière volontaire.

C'est cette minorité semi-nomade qui a commencé à circuler depuis l' entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l' Union européenne , le 1 er janvier , bénéficiant à partir de ce moment des droits de libre circulation dont bénéficie tout citoyen de l'Union européenne.

Si une partie de ces Roms pratique le travail à la journée , c'est parce que jusqu'en , les ressortissants de la Bulgarie et de la Roumanie ne sont pas totalement bénéficiaires du principe européen de libre circulation et, pour travailler officiellement, ont besoin d'un titre de séjour et d'une autorisation de travail: De plus, la directive communautaire de sur la libre circulation des ressortissants de l'UE n'a pas été totalement transposée en droit français, notamment ses dispositions relatives aux garanties accordées aux personnes expulsées [ ].

Le 9 septembre , le Parlement européen a réclamé la suspension de ces retours forcés, contraires au droit communautaire. La politique d'intégration menée par les ONG et l'État roumain porte des fruits: Le chômage touche un Rom sur deux. Mais ces estimations ne concernent que les environ À l'encontre de cette position, les nationalistes roumains comme les nationalistes français en France , refusent de considérer les Roms comme des Roumains et les perçoivent comme une population indésirable venue d'ailleurs, vivant en parasite et impossible à intégrer.

Les Roms restent discriminés en Hongrie [ ]. En mai , en Italie , près de Naples , des camps roms ont été brûlés [ ]. En , le gouvernement de Silvio Berlusconi a déjà fait évacuer de nombreux camps illégaux et demande à Bruxelles l'autorisation d'expulser les Roms. D'autres camps de Rome sont en l'objet de l'enquête judiciaire Mafia Capitale: Ils y ont souffert des persécutions, notamment lors de l'occupation nazie au cours de laquelle un nombre très important le chiffre exact n'est pas connu d'entre eux a été exterminé.

Ils subissent toujours les préjugés et les persécutions, qu'ils soient Roms polonais ou étrangers de Roumanie ou de Macédoine et ce malgré l'instauration d'une loi en destinée à les protéger [ ]. Le terme Rom n'est nullement réservé aux seuls Roms de Roumanie même s'il est phonétiquement proche du mot roumain român roumain.

Il n'y a pas de lien étymologique ou sémantique entre les deux termes: Les Roms de Roumanie forment l'un des principaux groupes de la communauté rom [ ]. Au Royaume-Uni , les travellers voyageurs, en référence à la fois aux Irish Travellers et aux Roms sont devenus en un enjeu électoral, quand le chef du Parti conservateur promit de réviser l'Acte des droits de l'Homme de Les pressions importantes de la population avaient conduit les travellers à acheter des terres [Quand?

Des associations de soutien aux populations Roms telles que Messemrom subissent des contrôles accrus et des plaintes concernant le financement de leurs activités par les pouvoirs publics [ ] et se plaignent des conséquences générées par la stigmatisation des Roms sous le gouvernement de Nicolas Sarkozy [ ].

Confronté à un afflux de Roms du Kosovo , le pays a pratiqué quelques expulsions. Entre et , la Suède , comme le Danemark et la Norvège , a stérilisé [ réf. Des estimations laissent à penser qu'il y a approximativement 8 à 10 millions de Roms dans le monde en [ ] sans compter ceux qui résident en Inde. Les pays où les populations roms dépassent le demi-million sont la Roumanie , les pays de l'ex- Yougoslavie , l' Espagne , les États-Unis , la Hongrie , la Turquie , le Brésil et l' Argentine.

Les Roms sont nombreux aussi en République tchèque et en Slovaquie. En , le congrès des associations et mouvements militants roms adopta le drapeau rom comme symbole du peuple Rom.

Sur un fond vert qui symbolise la Terre fertile et bleu intense le Ciel, la liberté , est posé le Chakra roue solaire à vingt-quatre rayons, symbole de la route et de la liberté , du rouge de l'empereur Ashoka ou Ashok , comme on le voit en tête d'article. Le Congrès mondial tzigane tenu à Londres le 8 avril choisit cette date pour commémorer la journée internationale des Roms [ ].

La quasi-totalité des Roms parlant les langues d'origine romani est bilingue, mais un nombre indéterminé parce que généralement non comptés comme Roms aux recensements ne parlent que les langues des pays où ils vivent ou ont vécu. Les Gitans, par exemple, s'expriment le plus souvent en dialectes hispaniques , comme le caló [ ].

Les Roms parlent de nombreuses langues: La parenté de l'ensemble romani avec le sanskrit est clairement établie, avec des influences avestiques et hébraïques [ 52 ].

Les Roms parlent aussi la langue dominante de la région dans laquelle ils vivent, voire plusieurs langues. Par exemple, les Roms de Prizren au Kosovo parlent quotidiennement quatre langues [réf. En Slovaquie , beaucoup de Roms parlent à la fois le romani, le slovaque et le hongrois. Les emprunts linguistiques du romani rendent possible le suivi de leur migration vers l'Ouest. Dans les Balkans, on trouve cinq langues vernaculaires composés de romani, d' albanais , de grec et de langues slaves: Les Roms sont connus pour être d'excellents musiciens et danseurs.

En Espagne , ils ont influencé le flamenco et ils sont devenus les protagonistes de ce genre. Dans la plupart des pays d'Europe centrale et orientale Hongrie , Bulgarie , Serbie , l'ex-République yougoslave de Macédoine , Roumanie , République tchèque , Slovaquie … , les musiciens tziganes ont été très recherchés pour les mariages, funérailles, etc. En France, leurs talents d' amuseurs publics et de dresseurs de chevaux ont généré des familles du cirque célèbres, comme les Bouglione ou les Zavatta.

Le guitariste Django Reinhardt , quant à lui, influencera durablement le jazz en y mêlant la musique tzigane. Gus Viseur et Tony Murena , compositeurs de célèbres valses - musette , ont joué et ont été influencés par des musiciens manouches. Le théâtre était également une activité artistique traditionnelle de la population Tsigane.

Aujourd'hui, il n'est plus guère représenté que par le Djungalo Teatro , l'un des très rares théâtres de tradition tsigane en Europe. À la fois guitariste et chanteur, il crée certains styles de cette musique dont la seguiriya. Entre et , le flamenco fait place à l'opéra flamenca, décrié pour son caractère décadent et commercial. Après la seconde guerre mondiale, Antonio Mairena impose un retour aux sources d'un flamenco purement gitan, son approche d'une musique dont il revendique les origines exclusivement gitane, est contesté par les défenseur du répertoire payo c'est-à-dire non gitan.

Des années à plusieurs cantaors vont représenter le versant gitan du flamenco, les principaux étants El Chocolate , Terremoto de Jerez , El Agujetas. Camaron de la Isla fut la principale vedette du cante flamenco des années à Dans la guitare, Ramón Montoya est considéré comme le père du répertoire moderne du flamenco, premier artiste à se produire seul et non seulement comme accompagnateur, sa célébrité ne fut supplantée que par le guitariste non gitan Paco de Lucía.

Le guitariste Manitas de Plata , né en dans le Sud de la France, vendra plus de 93 millions d'album, contribuant ainsi à la diffusion de la musique flamenco et devenant un des artistes français les plus connus au monde. Dans le domaine de la danse flamenca , la figure prépondérante fut Carmen Amaya l'une des plus célèbres artistes du flamenco tout style confondu.

Le pianiste György Cziffra fut réputé pour sa grande virtuosité, son répertoire extrêmement varié et ses dons d'improvisateur. Les Roms ont souvent adopté la religion dominante du pays où ils se trouvaient, en gardant toutefois leur système spécial de croyances. La plupart des Roms sont catholiques , protestants , orthodoxes ou musulmans.

Ceux qui se trouvent en Europe de l'Ouest ou aux États-Unis sont soit catholiques , soit protestants. En Amérique latine , beaucoup ont gardé leur religion européenne: En Turquie , en Égypte et dans le sud des Balkans , ils sont souvent musulmans. Il n'existe pas de "religion rom", mais l'on observe chez les Roms à travers leurs différentes confessions, des survivances vivaces de croyances au surnaturel et d'interdits spécifiques, bien souvent dénigrés par les religions organisées.

Dans les Balkans, Georges de Lydda est commémoré le 6 mai lors de la fête que les Roms appellent Ederlezi qui marque le printemps. Même lorsque les Tsiganes rejoignent au fil des siècles telle ou telle religion, ils n'oublient pas leurs origines. Celles-ci remontent très loin dans le passé et la mythologie , et ce qui est parfois devenu ailleurs folklore ou superstition, demeure souvent chez eux une croyance véritable.

La principale, fréquente chez les peuples ayant souffert de rejets et de déportations, est l'espérance d'être un jour tous réunis. Cette espérance prend, dans les croyances, un tour prophétique: À la fin des années , certains Roms de Hongrie se tournent vers le bouddhisme à l'image des intouchables d'Inde rejoignant le mouvement Ambedkar dans leur recherche de dignité et d'égalité [ ] , [ ].

Il existe un mouvement de Roms qui souhaitent revenir à l' hindouisme , leur religion originelle: Cependant , l'hindouisme, lointain, reste fort mal connu, et ce mouvement est fortement minoritaire. Dans plusieurs sous-groupes Roms, des repas traditionnels, connus notamment sous le nom de pomana , sont pratiqués plusieurs fois à des intervalles déterminés après un décès, dans l'intention d'apaiser les esprits des morts, appelés mulo , auxquels une place est réservée [ ].

Cette tradition est partagée avec les aroumains [ ] , ainsi qu'avec les Roumains mais aussi d'autres populations balkaniques. L'origine du pèlerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer en Camargue , qui est l'occasion d'un grand rassemblement annuel, pieux et festif, n'est pas connue précisément.

Un des premiers récits faisant état de la participation des Gitans à la fête des Saintes-Maries-de-la-Mer est celui de Frédéric Mistral publié en Mais la date de où l'auteur situe le récit, n'est pas fiable [ ]. L'édition de de Mireille comporte au chant XII les vers suivants:.

Une image de L'Illustration de montre une Bohémienne plaçant son enfant sur les châsses des Maries [ ]. Le journal des curés des Saintes mentionne les Gitans dès et peu après y est inscrite la note suivante:. L'empressement qu'ils mettent à porter, toucher, baiser, faire baiser à leurs enfants, à la procession, la barque qui contient les statues des Saintes, se disputant les fleurs qui la parent, témoignent de leurs sentiments chrétiens [ ]. La création en de la procession annuelle de Sara-la-noire , le 24 mai, qui s'ajoute à la procession, plus ancienne, des Maries, fixée au 25 mai, est le résultat d'une demande faite par le poète camarguais Folco de Baroncelli-Javon au nouvel archevêque d'Aix , Clément Roques , alors que l'ancien évêque Emmanuel Coste avait interdit aux Bohémiens en , de porter la barque des Maries [ ].

Les deux processions seront interdites durant la durée du régime de Vichy [ ].

Imsges: rencontre imaginaire montreuil bellay

rencontre imaginaire montreuil bellay

Libéré par les hommes de la 8ème brigade Canadienne, le château devient un lieu de repos pour les soldats Canadiens. Pendant l'Occupation, il était le dirigeant de l'antenne de la Gestapo de la rue de la Pompe , à Paris.

rencontre imaginaire montreuil bellay

Essai sur la naissance d'un mythe national , éditions du Seuil, Il a tout nettoyé.

rencontre imaginaire montreuil bellay

Pascale LABAS, professeur des écoles, Voir le commentaire Si on pouvait crier encore plus haut et fort que rencontre imaginaire montreuil bellay c'est comprendre, et non pas déchiffrer, la lecture ferait de sacrés progrès. En maien Italie belay, près de Naplesdes camps roms montreul été brûlés [ ]. Essai sur la naissance d'un mythe nationaléditions du Seuil,p. Rencontre imaginaire montreuil bellay une bassinée montante. Patricia Prost Magnin, lectrice correctrice Dole. De à environ, Marie de Saint-Exupéry et ses enfants se retrouvent au château de Saint-Maurice, pour les vacances scolaires. Laurence Berthet, Professeur documentaliste Riom.