Stendhal, Le Rouge et le Noir | Annabac

Stendhal, Le Rouge et le Noir

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Une petite tension dans le couple due à un aspect contraire entre la Lune et votre Soleil en Scorpion vient juste assombrir un ciel jusque-là sans nuage. La similitude entre les deux personnages est tellement parfaite que le hasard disparaît: La première édition est parue en Le premier verbe a pour sujet: Julien est le Chérubin des Noces de Figaro , ému, sans savoir pourquoi, devant la Comtesse.

STENDHAL, LE ROUGE ET LE NOIR : RESUME CHAPITRE PAR CHAPITRE

On vous remercie infiniment. Julien propose de démissionner de son poste mais on le retient. La puanteur était si forte, que sur l'herbe Vous crûtes vous évanouir. La syntaxe même illustre cette perte de contrôle avec le passage lignes 21 à 24 qui multiplie les propositions subordonnées huit occurrences du subordonnant QUE. En mémoire de mon ami Rendez hommage aux fidèles compagnons qui nous ont quittés. XLII sont très clairement dans ce direction. Pour partager quelques idées.

Pour éclaircir l'esprit parfois embrouillé. Pour partager quelques idées. Pour rêver un peu et plus si Flux RSS des messages. Flux RSS des commentaires.

Élève de Jacques Louis David, s'éloigne de son maître dans le traitement du sujet. La psychanalyse les a réuni Sigmund Freud nomme "éros": Dès ses premiers écrits, puis de manière approfondie dans Trois essais sur la théorie de la sexualité, Freud insiste sur la sexualité infantile s'opposant au pulsion du moi.

Dans les bois Au printemps l'oiseau naît et chante: Une Charogne Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme, Ce beau matin d'été si doux: La première édition est parue en Des femmes se retrouvaient en Charlotte, des hommes en Werther, et la mode vestimentaire elle même s'en trouva transformée: Werther croit tout de suite à cet amour et il est persuadé d'avoir trouvé la femme de sa vie mais Lotte est promise à un autre qui est alors en voyage et se nomme Albert.

A son retour, Werther fait sa connaissance et se rend compte de la qualité de cet homme, il décide alors de fuir sa passion afin de ne plus revoir Lotte. Mais sa passion grandissante pour Lotte est dévastatrice car elle et Albert sont maintenant mariés. Malgré le mal que cela lui fait, il reste auprès du jeune couple puis se rendant compte qu'il ne pourra jamais posséder la femme qu'il adore, il se suicide.

Chactas, jeune indien natchez, est capturé par une tribu ennemie. Sa délivrance est le fait de la fille du chef, la jeune vierge Atala. L'action se passe sous la Restauration, à Verrières, une petite ville du Jura. Julien Sorel a dix-neuf ans. C'est un jeune homme d'origine modeste. Il est le fils d'un charpentier brutal. Sa condition le prédestine aux travaux de force.

Mais Julien Sorel, ambitieux, rêve de gloire et s'évade dans la littérature. Il est fasciné par le prestige de Napoléon, et se verrait bien épouser une carrière militaire le rouge. Mais sur les conseils de l'abbé Chélan, le curé de son village, il envisage d'entrer au séminaire le noir. Cela lui parait en effet la seule voie judicieuse d'ascension sociale "dans une société frileuse où la naissance roturière est redevenue un handicap après le grand brassage égalitaire opéré par la Révolution et l'Empire".

Il juge nécessaire d'avoir recours au service d'un précepteur pour soutenir son rang. Julien Sorel ne tarde pas à tomber sous le charme de Mme de Rénal et devient son amant.

Grâce à la tendresse qu'elle lui manifeste Julien connaît alors un bonheur éphémère. Cette soudaine ascension sociale fait jaser dans la petite ville. La maladie de son jeune fils réveille les remords de Mme de Rénal, qui se croit punie par Dieu ; tandis qu'à l'inverse cette crise morale décuple l'amour de Julien. M de Rénal, mis au courant de l'adultère, oblige Julien à quitter verrières.

Ce départ n'altère en rien l'amour profond que lui porte Mme de Rénal, et qui ne se démentira pas. Julien décide de se rendre au séminaire de Besançon. Il se retrouve pourtant parmi des séminaristes qui sont pour la plupart frustres et grossiers. Il y passe des moments pénibles jusqu'à ce que l'abbé Pirard lui propose de devenir le secrétaire du Marquis de la Mole.

Julien quitte le séminaire, puis rend, au prix d'une dangereuse escalade, une dernière visite de nuit à Mme de Rénal. Il doit abandonner à l'aube cette femme plus passionnée que jamais et s'enfuir sous les coups de fusil vengeurs de M. Il part pour Paris afin de prendre ses fonctions auprès du Marquis de la Mole. Le marquis de La Mole remarque très vite l'intelligence et la personnalité hors du commun de Julien. Ce dernier est à la fois fasciné et plein de mépris vis à vis de ce monde aristocratique qu'il découvre.

Il fait la connaissance "d'une jeune personne fort bien faite qui vient s'asseoir vis à vis de lui. Elle ne lui plut point. Lors d'un bal donné à l'hôtel de Retz, Julien s'attire l'admiration de Mathilde. Elle ne tarde pas à s'éprendre de lui.

Mathilde lui donne un rendez vous nocturne dans sa chambre et se donne à lui. Puis quelques jours après, elle le congédie comme un domestique , lui avouant qu'elle ne l'aime plus et que son imagination l'a trompée. Rendue jalouse, Mathilde de la Mole se rend compte qu'elle est amoureuse de Julien.

Elle lui avoue qu'elle est enceinte et prévient son père de son souhait d'épouser son secrétaire. Julien est immédiatement convoqué par le Marquis.

Il parviendra à calmer son courroux et Mathilde réussira à convaincre son père de la laisser épouser Julien. Le marquis fait anoblir Julien, qui devient ainsi le Marquis Sorel de Vernaye, et lui permet d'obtenir un brevet de lieutenant. Julien s'apprête à épouser Mathilde de la Mole, lorsqu'une lettre de madame de Rénal adressée au Marquis de la Mole dénonce l'ambition et l'immoralité de son ancien amant. Julien, ivre de colère, se rend de Paris à Verrières, entre dans l'église et tire, en pleine messe, sur son ancienne maîtresse, sans toutefois la tuer.

Emprisonné, rendu à sa solitude, Julien se rend compte qu'il n'a jamais cessé d'aimer Mme de Rênal. Il médite sur sa destinée et mesure l'étendue de la vanité de ses efforts de réussite sociale.

Jugé, il est condamné à mort. Malgré les interventions pressantes de ses deux maîtresses, il renonce à faire appel. Son exécution capitale précède de quelques jours la mort de Mme de Rénal. Films de Jane Campion: Philippe Découflé - Le p'tit bal perdu. Posté par Birchen à L'enfance du 19è siècle d'un peintre du 20è: Les courants picturaux du 19ème siècle. L'amour, le mariage, la solitude, l'altérité Amour, expériences amoureuses, couple, fidélité Celui-ci est fait en plusieurs étapes selon les détails captés:.

Ce groupe nominal est lui-même précisé par 3 caractérisations qui insistent toutes 3 sur sa fragilité. On note deux termes modifiés par des adverbes: Ces trois caractérisations font du jeune homme une attendrissante apparition.

C'est cet aspect vulnérable qui est à l'origine de l'erreur de Mme de rênal: On remarque que le texte reprend à plusieurs reprises cette image d'hermaphrodite chez Julien:.

On peut penser alors à ce que disait Karl Gasper Jung, disciple de Freud dans L'Homme et ses symboles pulsions de vie: Il y a chez Julien une prédominance du principe féminin. Elle est perçue lorsque Julien, après avoir répondu à la question, regarde son interlocutrice.

Cette image est exprimée sous une forme très élogieuse. Le Rouge et le Noir est un roman d'apprentissage, dans le domaine sentimental et érotique également.. Les deux personnages sont étonnés par cette rencontre, émus et métamorphosés mais ni de la même manière ni pour les mêmes raisons. Elle se manifeste par des étapes successives, soulignées par des actions, puis par une fascination qui lui fait perdre la mémoire. Ce choc s'explique chez Julien par un manque total d'expérience dû surtout à son jeune âge mais cette fascination est-elle celle qu'il ressent pour Mme de Rênal ou pour ce qu'elle symbolise?

N'oublions pas que la première chose qui attire Julien c'est sa tenue Mme de Rênal a plusieurs réactions successives, étroitement liées à la question de l'identité de Julien. On note que cet état est exprimé au passé simple, ce qui en souligne la brutalité.

A cet état succède enfin, contre toute attente, une véritable explosion de joie. Cette dernière réaction s'explique par la juxtaposition presque grotesque de deux images: Cependant, l'émotion de Mme de Rênal est surtout ici liée à sa propre erreur et à son soulagement de mère. Etrangement peut-être, cette scène de rencontre empreinte d'une grande émotion ne révèle pas de sentiments très précis, l'attirance est évidente mais rien ne laisse vraiment présager de la suite de leur relation.

Dans le passage qui suit, Marianne est à l'église. Elle observe l'assistance et l'effet qu'elle y produit. C'est alors qu'elle remarque un jeune homme intéressant Parmi les jeunes gens dont j'attirais les regards, il y en eut un que je distinguai moi-même, et sur qui mes yeux tombaient plus volontiers que sur les autres.

J'aimais à le voir, sans me douter du plaisir que j'y trouvais; j'étais coquette pour les autres, et je ne l'étais pas pour lui; j'oubliais à lui plaire, et ne songeais qu'à le regarder. Apparemment que l'amour, la première fois qu'on en prend, commence avec cette bonne foi-là, et peut-être que la douceur d'aimer interrompt le soin d'être aimable. Ce jeune homme, à son tour, m'examinait d'une façon toute différente de celle des autres: Les autres applaudissaient ouvertement à mes charmes, il me semblait que celui-ci les sentait; du moins je le soupçonnais quelquefois, mais si confusément, que je n'aurais pu dire ce que je pensais de lui, non plus que ce que je pensais de moi.

Tout ce que je sais, c'est que ses regards m'embarrassaient, que j'hésitais de les lui rendre, et que je les lui rendais toujours; que je ne voulais pas qu'il me vît y répondre, et que je n'étais pas fâchée qu'il l'eût vu.

Enfin on sortit de l'église, et je me souviens que j'en sortis lentement, que je retardais mes pas; que je regrettais la place que je quittais; et que je m'en allais avec un coeur à qui il manquait quelque chose, et qui ne savait pas ce que c'était. Je dis qu'il ne le savait pas; c'est peut-être trop dire, car, en m'en allant, je retournais souvent la tête pour revoir encore le jeune homme que je laissais derrière moi; mais je ne croyais pas me retourner pour lui.

Le roman a été publié en plusieurs étapes, et reste inachevé. Le récit de cette rencontre met en relief l'importance accordée par la narratrice à un personnage parmi d'autres. Ce récit se complète d'une analyse précise et subtile que Marianne fait de ses sentiments et de son" jeu ". En véritable maître du théâtre, Marivaux met en scène une rencontre amoureuse en privilégiant l'aspect visuel. Dans une lecture méthodique on pourra étudier les protagonistes, puis le jeu des regards entre ces personnages et enfin la naissance du sentiment amoureux.

Dès le début du texte, la narratrice fait exister un groupe de personnages déterminés uniquement par rapport aux effets qu'elle produit sur eux: Petit à petit leur dénomination se fait plus floue: Il faudrait ainsi comprendre l'utilité des " autres " comme des faire-valoir, un groupe qui permet d'isoler davantage l'objet d'attention puis de désir.

Preuve en est la disparition totale de ces personnages lorsque l'effet de la rencontre est connu, quand Marianne part, elle se retourne pour ne plus voir qu'une personne: La focalisation interne permet d'analyser les différentes étapes de la rencontre, ainsi même s'il n'y a pas de description du jeune homme, son apparition se fait progressivement, il se singulariseÖ.

D'abord par la volonté même de la narratrice: Ce jeune homme n'existe donc d'abord que par le regard de la narratrice.. A partir de " Ce jeune homme à son tour m'examinaitÖ " les regards se font réciproque et le jeune homme se singularise davantage. La progression est évidente jusqu'à " sentait ". La narratrice a un comportement assez ambiguë par rapport à l'amour. D'un côté elle se définit comme quelqu'un qui aime jouer de ses charmes: Ces quelques exemples semblent mettre en scène une libertine soucieuse de provoquer le désir chez les hommes et fière de le provoquerÖCependant, elle est aussi totalement inexpérimentée quant au sentiment amoureux: C'est la sincérité des émotions qui implique la sincérité du comportement et révèle le sentiment amoureux.

La fin du passage fait plus penser à une jeune fille très sage, timide qui part de l'Eglise, un regard très gêné derrière elle, on est loin du début et des " applaudissements ".

Son nom est à l'origine du nom " marivaudage " qui rend hommage à la finesse de l'analyse des personnages mais aussi à la subtilité du langage. Diderot en parlant des écrivains " qui ont l'imagination vive ", comme Marivaux a dit dans La Lettre sur les Aveugles: Si Diderot pouvait penser au théâtre, sa citation semble pouvoir s'appliquer à ce texte tant le style traduit la sincérité des sentiments. La fin même de ce texte est un regard, celui que la narratrice porte en se retournant en partant: Assez rapidement, ce jeu des regards devient réciproque.

Au début c'est le regard de la narratrice qui isole le jeune homme comme on l'a vu: L'imparfait souligne ici la régularité, la répétition du phénomène et le verbe " tomber " semble donner au hasard une part qui ne lui revient peut-être pas, ce hasard étant annulé par la répétitivité du regard.

Il y a même une sorte d'inversion des rôles, l'observateur devient observé et en est même gênée: Ligne 21 à 24 passage dans lequel réside toute la confusion des sentiments et que nous étudierons plus précisément dans la dernière partie.

Marivaux reprend ainsi toute une tradition classique qui définit le regard, les , comme siège du sentiment amoureux. Dans le texte, la révélation est assez rapide lorsqu'au début la narratrice dit: Notons cependant que le passage au présent prouve la distance temporelle qui sépare le moment de la rencontre du moment de l'écriture, la narratrice revient sur des faits passés lorsqu'elle raconte cette rencontre et peut donc, très tôt analyser les effets.

Cette phrase, incise dans le schéma narratif, est encadrée par deux verbes significatifs: Ces deux verbes ont pour sujets les deux protagonistes, ils prouvent la réciprocité des regards et en encadrant la réflexion sur l'amour montrent la naissance réciproque du sentiment amoureux.

Les circonstances de la rencontre renforcent ce que Marivaux affirmait déjà dans deux titres de pièces. La situation est exceptionnelle et refuse toute préméditation, comme le prouve l'emploi du passé simple au début. Ce passé simple est encadré par deux imparfaits, ce qui accentue la rapidité du phénomène. Ce n'est que la distanciation entre le moment de l'écriture et le moment de la rencontre qui permet d'analyser la naissance de ce sentiment, les choses vont trop vite -cette distanciation a déjà été montré à la ligne 10, elle est également présente dans " et je me souviens " ligne C'est à partir de ce " souviens " que l'interprétation des comportements ne laisse aucun doute: La situation qui a provoqué la rencontre est donc exceptionnelle, rien ne pouvait prévoir cette naissance du sentiment amoureux.

Au début du texte la narratrice parle davantage de sensations que de sentiments, c'est le plaisir qui domine mais un plaisir très superficiel. Cette superficialité est montrée dans " " j'oubliais à lui plaire et ne songeais qu'à le regarder ", c'est dire que ce souci de plaire, ce plaisir de plaire n'est qu'un jeu auquel la narratrice a l'habitude de jouer. Le doute qui s'installe chez la narratrice quant à l'interprétation des regards du jeune homme prouve l'émergence de sentiments qu'elle ne contrôle pas.

La syntaxe même illustre cette perte de contrôle avec le passage lignes 21 à 24 qui multiplie les propositions subordonnées huit occurrences du subordonnant QUE. L'amour est assumé dès le départ de l'Eglise: A la fin du texte le couple est constitué sans qu'on sache plus de choses sur le jeune homme puisqu'il n'y a eu aucune description.

La prétérition reconnue dans. Je dis qu'il ne le savait pas ; c'est peut-être trop dire ". Le souvenir ralentit même les gestes phénomène bien connu du cinémaÖ "lentement ", " retardais " et accentue le sentiment de manque, de regret peut-être même. C'est encore le décalage temporel qui permet à la narratrice d'élucider les motivations de ses actes et de reconnaître que le charme a agi même si elle tente de se cacher la vérité: Cette rencontre reprend donc certains éléments très traditionnels dans la littérature quant au thème de la rencontre amoureuse.

L'originalité réside peut-être dans le fait qu'on ne sait rien du jeune homme, même après la rencontre et que Marivaux a parfaitement su, grâce à l'écriture, traduire le trouble dans l'esprit de Marianne, à partir de simples regards. Sylvie est la plus célèbre des Nouvelles de Nerval de son vrai nom Gérard Labrunie.

Publiée en août , elle fut l'année suivante incluse dans le recueil des Filles du feu. Adrienne, la noble religieuse sublimée en sainte chrétienne ; Aurélie alias Jenny Colon, la maîtresse de Nerval , la comédienne transformée en déesse infernale ; Sylvie enfin, la petite paysanne du Valois de l'enfance de Gérard. Dans le chapitre II de "Sylvie", nouvelle d'inspiration autobiographique, le narrateur se remémore sa première rencontre avec une jeune fille nommée Adrienne.

Les circonstances de cette scène champêtre en font une sorte de cérémonie magique. J' étais le seul garçon dans cette ronde, où j'avais amené ma compagne toute jeune encore, Sylvie, une petite fille du hameau voisin, si vive et si fraîche, avec ses yeux noirs, son profil régulier et sa peau légèrement hâlée Je n'aimais qu'elle, je ne voyais qu'elle jusque-là.

A peine avais - je remarqué, dans la ronde où nous dansions, une blonde, grande et belle, qu'on appelait Adrienne. Tout à coup, suivant les règles de la danse,, Adrienne se trouva placée seule avec moi au milieu du cercle. Nos tailles étaient pareilles. On nous dit de nous embrasser, et la danse et le choeur tournaient plus vivement que jamais. En lui donnant ce baiser, je ne pus m'empêcher de lui presser la main. Les longs anneaux roulés de ses cheveux d'or effleuraient mes joues.

De ce moment, un trouble inconnu s'empara de moi. La belle devait chanter pour avoir le droit de rentrer dans la danse. On s'assit autour d'elle, et aussitôt, d'une voix fraîche et pénétrante, légèrement Voilée, Comme Celle des filles de ce pays brumeux, elle chanta une de ces anciennes romances pleines de mélancolie et d'amour, qui racontent toujours les malheurs d'une princesse enfermée dans sa tour par la volonté d'un père qui la punit d'avoir aimé.

La mélodie se terminait à chaque stance par ces trilles chevrotants que font valoir si bien les voix jeunes, quand elles imitent par un frisson modulé la voix tremblante des aïeules. A mesure qu'elle chantait, l'ombre descendait des grands arbres, et le clair de lune naissant tombait sur elle seule, isolée de notre cercle attentif.

La pelouse était couverte de faibles vapeurs condensées, qui déroulaient leurs blancs flocons sur les pointes des herbes. Nous pensions être en paradis. Je rapportai deux branches, qui furent tressées en couronne et nouées d'un ruban. Je posai sur la tête d'Adrienne cet ornement, dont les feuilles lustrées éclataient sur ses cheveux blonds aux rayons pâles de la lune. La rencontre entre les deux adolescents est racontée comme un rituel d'initiation.

Elle fait d'Adrienne une divinité dont le pouvoir transforme le monde et fait oublier le réel. La narration est à la première personne du singulier, " je ", cette focalisation interne ne va pas nous permettre d'avoir beaucoup de renseignements sur le garçon puisque c'est lui qui raconte l'histoire: Cet isolement rend la situation exceptionnelle et en quelque sorte focalise toute l'attention du lecteur sur ses réactions ;.

Le narrateur est accompagné d'une jeune fille dont il dit: Cet effet, très théâtral prépare le lecteur à la rencontre amoureuse. Cette rencontre est d'autant plus étonnante que la compagne du narrateur est le personnage éponyme:

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Par dépit, il tue deux coups de pistolet, jugé devant un tribunal, il est condamné Mars 21, à cinq ans de prison, le tribunal lui-même a reconnu des circonstances atténuantes. La jeune femme, qu'il trouvait fort peu attirante, finit par lui plaire.

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La rencontre, inattendue, donne lieu à une confusion d'identité qui sera à l'origine des sentiments de Madame de Rênal: Son mépris désespère Julien.

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Mais c'est le Roi qui désigne ce partenaire. Rencontre mme de renal julien sorel phrase, incise dans le schéma narratif, est encadrée par deux verbes significatifs: Mne machine infernale, Jean Cocteau: Toutefois il cède à sa fille. L'auteur tombe éperdument amoureux et écrit alors: Le rouge et le noir Le rouge et le noir de stendhal Le rouge et le noir analyse.