Perturbateur endocrinien — Wikipédia

Perturbateur endocrinien

rencontres scientifiques anses 16 avril 2013

L'activité textile était la tâche féminine par excellence, accomplie surtout pour les besoins familiaux mais aussi pour vendre sur le marché, ou même dans des grands ateliers textiles employant des centaines de femmes. Tous les dix ans, le ministère de l'agriculture enquête auprès de l'ensemble des exploitations du Le rôle des étrangers originaires de pays bouddhistes et installés dans les capitales des Han postérieurs dans l'essor de son culte a sans doute été important, et ils vont contribuer à une meilleure connaissance du bouddhisme en Chine. Le 14 avril , le Parlement européen a adopté par voix pour, contre et 9 abstentions Musée du Palais de Pékin. Les Han ont appliqué les mathématiques à diverses disciplines. Les expéditions de Zhang Qian en Asie centrale avaient fourni l'opportunité pour une expansion en direction de ces régions, une fois les Xiongnu affaiblis.

Composition

Museo d'Arte Orientale Turin. Un des membres de cette branche, Liu Xiu, réussit à s'affirmer après de nombreuses péripéties comme un grand chef militaire, en plus de pouvoir se présenter comme héritier de l'ancienne dynastie dont le retour était ardemment souhaité par de nombreux rebelles, signe de l'important prestige qu'elle avait su se constituer. L'Institut national de la statistique et des études économiques Insee a publié le 18 janvier Les critiques du confucianiste Wang Fu se cristallisent contre la domination des activités commerciales et usuraires à Luoyang la capitale, et les extravagances vestimentaires et alimentaires de ses habitants aisés. Un an après le lancement du Plan national de lutte contre les algues vertes , la mort Ils participèrent eux aussi au mouvement visant à faire des lettrés interprètes des textes des conseillers politiques incontournables, spécialistes dans l'analyse des relations entre les Hommes et le Ciel [ ]. L'Observatoire de l'épargne réglementée, créé par la loi de modernisation de l'économie , a

Jeudi 7 décembre Jeudi 30 novembre Mardi 28 novembre Jeudi 16 novembre Mardi 28 mars Mardi 14 mars Rapport Synthèse - English version. Jeudi 9 février Jeudi 19 janvier Jeudi 8 décembre Jeudi 24 novembre Jeudi 27 octobre Jeudi 6 octobre Jeudi 30 juin Mardi 14 juin Jeudi 28 avril Jeudi 7 avril Lundi 29 février Jeudi 21 janvier Jeudi 10 décembre Mercredi 25 novembre Vendredi 13 novembre Mardi 13 octobre Jeudi 24 septembre Mercredi 8 juillet Mardi 7 juillet Lundi 6 juillet Jeudi 2 juillet Jeudi 25 juin Mardi 16 juin Jeudi 29 janvier Mercredi 28 janvier L'autorité devait donc absolument découler de l'empereur mais elle était concrètement exercée par d'autres.

Du fait de sa fonction qui le plaçait au-dessus du commun des mortel, le souverain se devait d'être peu visible, difficilement accessible, et donc il se déplaçait rarement dans l'empire, ne conduisait pas les troupes au combat, et son image ne faisait pas l'objet d'une propagande [ 6 ].

Concrètement, le pouvoir impérial se transmettait en général de père en fils plus rarement au frère cadet. L'empereur désignait un héritier, en principe le fils de son épouse principale, qui pouvait être déchu de cette fonction au profit d'un autre fils.

Le succès de ce principe, qui fut respecté même sous des empereurs à personnalité effacée dont la cour était dominée par des ministres ou des eunuques, illustre le triomphe de l'institution impériale chinoise et de l'idéologie confucéenne qui la supportait [ 7 ]. Le nouvel empereur était intronisé en grande pompe, au moment des cérémonies funéraires de son prédécesseur qu'il dirigeait personnellement, devant tous les principaux dignitaires de la cour.

Ceux-ci lui formulaient la requête de prendre le pouvoir, puis il pouvait monter sur le trône au cours d'une dernière cérémonie durant laquelle il recevait le sceau impérial symbolisant sa possibilité d'exercer pleinement sa charge de chef de l'empire. Une fois par mois, l'empereur tenait audience à la cour, organisant un banquet au cours duquel les dignitaires pouvaient s'adresser à lui. Les autres occasions de ses apparitions publiques étaient les fêtes et rituels religieux liés à sa fonction qu'il devait accomplir.

En dehors de cela, l'empereur paraissait rarement en public, sa fonction impliquant qu'il soit un personnage peu accessible. Avec des monarques vivant reclus et s'impliquant de moins en moins dans les affaires de l'empire, le pouvoir tendit à être exercé par ceux qui avaient accès à la cour intérieure: À l'inverse, la bureaucratie, en dépit de son rôle important et de la possibilité qu'elle avait de présenter des remontrances à l'empereur sur la gestion de l'empire, n'exerça jamais la direction effective de l'empire conjointement à l'empereur comme cela a pu parfois être avancé [ 10 ].

Les plus proches conseillers de l'empereur étaient les Trois Ducs sangong et les Neuf Ministres jiuqing. Les premiers étaient en théorie les plus proches de l'empereur, supervisant la direction des affaires de l'empire. Ces titres n'étaient apparemment pas systématiquement attribués à une personne, et leur nom ainsi que leurs attributions liées ont pu évoluer.

Le plus important était sous les Han antérieurs celui portant le titre de chancelier chengxiang , qui secondait l'empereur pour de nombreuses tâches, et qui fut parfois confié à deux personnes en même temps. Les deux autres étaient le secrétaire impérial yushi dafu qui surveillait l'administration et le Grand commandant taiwei qui avait un rôle militaire, remplacé sous le règne de Wudi par le Général en chef da sima.

Les Neuf Ministres, qui n'étaient pas subordonnés aux Trois Ducs, avaient chacun un domaine de compétence défini, à la tête de bureaux faisant d'eux les responsables de l'exécution des décisions impériales et de la conduite quotidienne de l'administration. L'empire des Han était vaste d'environ 7 millions de kilomètres carrés et peuplé d'environ 59 millions de personnes d'après les données du recensement de 2 apr.

Cette taille impliquait une grande variété de types de territoires. La majeure partie de la population était répartie dans les régions agricoles riches du Nord, autour de deux sous-ensembles séparés par les passes de la boucle du fleuve Jaune: Ils étaient situés dans la partie orientale de l'empire.

C'était une manière de composer avec les autonomies provinciales, qui conservaient le souvenir des royaumes annexés par les Qin à peine une vingtaine d'années avant la prise de pouvoir des Han, et étaient donc particulièrement vivaces, étant un facteur décisif dans l'effondrement des Qin.

Sous les Han postérieurs, les royaumes furent supprimés. Celles-ci avaient des tailles très variées. Les provinces étaient en général plus réduites dans la plaine Centrale, qui était donc densément administrée, et plus vastes sur les marges de l'empire, souvent peu peuplées et mal contrôlées par leur administration.

Elles avaient parfois un statut spécial de marche dao. Dans certaines de ces régions, les Han s'étaient du reste contentés de placer sous leur autorité des royaumes autochtones.

Les provinces étaient subdivisées en comtés xian , ou en marquisats hou attribués à des membres de lignages secondaires de la famille impériale, reprenant à une échelle locale les principes des royaumes, leurs détenteurs ne disposant pas d'un véritable contrôle sur leur administration. Le dernier échelon administratif était celui du village ou des quartiers urbains li dirigés par des notables locaux [ 16 ]. Le contrôle des provinces est avant tout essentiel pour les finances de l'empire.

Les fonctionnaires provinciaux devaient tenir des registres de recensement de la population et des domaines agricoles de leurs circonscriptions, qui ont permis à deux reprises en 2 et de notre ère de procéder à une évaluation de la population de tout l'empire, dont les chiffres sont cependant sans doute incertains, dépendant de l'honnêteté des recenseurs et de leur capacité à identifier toute la population, surtout dans les zones vastes et peu peuplées [ 18 ]. Les taxes principales étaient de deux types: D'autres taxes étaient prélevées sur les échanges commerciaux [ 20 ].

La politique économique des Han reposait, comme celle de leurs prédécesseurs Qin, sur la promotion de l'agriculture, vue comme la principale si ce n'est l'unique source d'enrichissement de la société. Les politiques agricoles firent donc l'objet de nombreux débats. On réclama souvent une politique de limitation de la taille des grands domaines agricoles pour éviter l'augmentation des disparités sociales. On débattait également sur la nécessité de contrôler les échanges commerciaux et les prix, souvent selon un parti-pris anti-mercantiliste, ce qui justifia la surveillance accrue des marchés.

Les controverses furent également aigües sur la nécessité de monopoles sur l'extraction et la production de fer et de sel, qui furent instaurées en av.

Les souverains fondateurs de la dynastie Han avaient conservé les principes légistes guidant la législation de leurs prédécesseurs Qin, suivant lesquels la loi devait servir à discipliner le peuple, prévoyant des récompenses pour les plus méritants titres honorifiques, terres, argent et des châtiments pour ceux qui commettaient des délits. Aucun texte législatif de cette période n'a été conservé en totalité.

Mais grâce aux textes historiques, en premier lieu le Traité juridique du Livre des Han , on en connait depuis longtemps des extraits ainsi que des débats précédent des décisions juridiques. Les documents juridiques exhumés dans une tombe de Zhangjiashan dans le Hubei en , datés de av. Le droit était de nature pénale, prévoyant des peines graduées selon la gravité du crime commis. Gaozu passe pour avoir allégé la dureté des peines de l'époque Qin, mais cela n'est pas établi avec certitude.

Dans la droite ligne des Qin, les règlements des Han insistaient également sur la probité des fonctionnaires, qui étaient châtiés en cas de détournement de fonds publics, de corruption, de réalisation de faux documents officiels, etc. Pour renforcer l'exemplarité de la peine capitale, les exécutions avaient lieu sur les places des marchés et les corps étaient ensuite exposés. Dans les faits, les membres des familles éminentes étaient moins passibles d'être punis durement, notamment parce qu'ils pouvaient éviter les châtiments corporels en payant des amendes ou en rendant des titres honorifiques dont ils disposaient, ce qui était impossible pour le commun des sujets de l'empereur.

L'exercice de la justice était entre les mains des détenteurs de l'autorité administrative gouverneurs de provinces et de comtés et plus largement toute personne disposant d'une autorité hiérarchique sur une autre un général envers ses soldats par exemple , ainsi que le chef de famille à l'intérieur de celle-ci hors cas passibles de châtiments corporels ou condamnations à mort.

L'empereur était évidemment l'autorité juridique suprême, édictant les lois et rendant parfois des jugements de première importance cas de trahison [ 24 ]. La période de la dynastie Han voit le triomphe d'une organisation administrative reposant sur des fonctionnaires-lettrés caractéristiques de la civilisation chinoise.

L'empire reposait sur une bureaucratie très nombreuse, localisée aussi bien dans la capitale que jusqu'aux échelons les plus petits de l'administration locale. Selon le Livre des Han , il aurait compté en 5 av.

C'était un système très hiérarchisé, organisé en plusieurs grades offrant des avantages financiers évidents. Ces fonctions octroyant du pouvoir sur l'administration de l'empire et de ses ressources humaines et économiques, elles furent investies par les élites.

Dans l'optique d'une bonne administration de l'empire, ses fondateurs voulurent trouver des hommes suffisamment méritants et bien formés pour permettre le fonctionnement de ce système, tout en empêchant une trop grande concentration du pouvoir entre certaines mains. Le gouvernement central avait fait le choix de s'appuyer sur un système de recommandation émanant de fonctionnaires en place dans les provinces et dans l'administration centrale, chargés de débusquer et promouvoir les plus méritants.

Ceux qui étaient envoyés à la capitale pouvaient être soumis à des examens servant à valider leurs compétences. À l'époque de Wudi , le système se précisa. Chaque chef de district devait présenter un quota de candidats aptes au service sous peine de sanctions. Déterminés dans une optique confucéenne, les critères de sélection étaient moraux et vagues: On recommandait ainsi entre et personnes chaque année.

Ils devaient en principe âgés de plus de 40 ans. Une Académie impériale fut créée sous le règne de Wudi pour parfaire l'instruction de ceux qui devaient servir aux fonctions les plus importantes. Les personnes formées ainsi pouvaient servir dans l'administration centrale ou aux postes les plus importants de l'administration provinciale. De fait, le principe du choix des talents par des fonctionnaires déjà établis ne permit pas vraiment l'instauration d'un système méritocratique, puisque le choix pouvait être guidé par des principes familiaux les fils de hauts dignitaires avaient un droit héréditaire à intégrer l'administration , clientélistes ou même financiers vente de charges.

La promotion ou la rétrogradation des fonctionnaires pouvait être faite aussi bien par le mérite que par les réseaux qu'ils étaient en mesure de se bâtir. Ils étaient tenus de rendre des rapports réguliers de leurs activités et étaient soumis à une réglementation tatillonne.

Mais pour pouvoir connaître un avancement il valait mieux avoir des appuis hauts-placés, les rapports des supérieurs hiérarchiques étant très importants dans l'évolution de la carrière [ 27 ]. Une fois stabilisé et débarrassé des forces centrifuges qui le menaçaient de l'intérieur, l'empire des Han connaît une formidable expansion territoriale vers l'extérieur sous le règne de Wudi.

Encore une fois, il s'agit de la poursuite d'une politique déjà menée par le Premier empereur Qin, mais elle la dépasse largement par ses succès.

Se met alors en place un système diplomatique et militaire qui pose les bases des relations des futurs empires chinois avec les pays voisins, en particulier en direction de l'Asie intérieure. Les royaumes chinois septentrionaux de l'époque pré-impériale étaient rentrés en contact avec les populations du Nord vivant d'un mode de vie nomade ou semi-nomade, contacts qui s'étaient soldés par des conflits mais également des échanges, par exemple l'introduction de la cavalerie montée en Chine.

Les Qin avaient mené une politique agressive contre ces peuples, et érigé la Grande muraille pour délimiter l'espace qu'ils souhaitaient contrôler et défendre.

Le fondateur de leur empire, Modu av. Cette politique ne s'avéra pas tenable, les Xiongnu ne respectant pas ce traité ni ceux qui furent conclus par la suite, et elle fut abondamment critiquée par différents conseillers comme Jia Yi et Chao Cuo , d'autant plus qu'elle était très coûteuse financièrement parlant. Les gouverneurs des provinces du Nord étaient en première ligne face à l'expansion des Xiongnu, et plusieurs furent tentés de se rallier à eux.

Sous le règne de Wudi, une politique plus agressive fut choisie, facilitée par la fin des troubles internes à l'empire Han. Une première campagne échoua piteusement en av. Il ne connut par le succès sur ce point, mais son périple lui offrit une bonne connaissance des régions occidentales, et d'autres expéditions devaient suivre.

Elles eurent pour conséquence d'ouvrir la Chine aux pays orientaux, dont l'alliance fut recherchée, mais également avec lesquels les relations commerciales furent plus poussées, posant les bases de l'essor de la route de la soie au siècle suivant. Les offensives menées contre les Xiongnu commencèrent à porter leurs fruits, et connurent meilleure fortune entre et , en particulier celles conduites par le général Wei Qing , tandis que l'arrêt du versement du tribut priva la chanyu de ressources primordiales.

Cela entraîna la dislocation de la coalition de tribus qu'il dirigeait, et il ne fut plus une menace sérieuse pour l'empire Han [ 31 ]. Les expéditions de Zhang Qian en Asie centrale avaient fourni l'opportunité pour une expansion en direction de ces régions, une fois les Xiongnu affaiblis. Les Han recherchèrent d'abord l'alliance de deux puissants royaumes de ces régions, celui des Wusun et celui de Loulan, pour contrecarrer les possibilités d'expansion des Xiongnu.

Une campagne menée en aboutit à leur soumission. Les décennies suivantes confirmèrent la prise de contrôle du Turkestan oriental par les Han, tandis que l'empire Xiongnu se divisait en plusieurs entités [ 32 ]. Wudi fut alors libre de constituer de nouvelles provinces au Nord et à l'Ouest.

Il s'agissait en fait surtout de régions peuplées par des colonies militaires ayant leur propre domaine agricole visant à assurer leur entretien tuntian , peuplées par des centaines de milliers de paysans et soldats installés de force.

On abandonna alors le principe d'une armée reposant surtout sur des paysans conscrits héritée des Qin et destinée avant tout aux conflits intérieurs, pour une armée de frontières, surtout concentrée dans les garnisons du Nord et de l'Ouest, constituée de soldats de métier ou de nomades incorporés dans l'armée chinoise, jugés plus aptes aux méthodes de combats reposant avant tout sur la cavalerie montée, ainsi que de criminels condamnés à servir dans les armées [ 34 ].

La politique d'incorporation des peuples étrangers dans le système des royaumes vassaux ou même dans des commanderies frontalières afin de disposer de leurs soldats pour les campagnes militaires devait connaître un grand essor, notamment avec les Xiongnu, les Qiang et les Wuhuan.

Cela entraîna l'intégration de populations non chinoises dans les provinces frontalières, où elles étaient contrôlées souvent rudement par les fonctionnaires impériaux [ 35 ]. Les garnisons de capitales des commanderies frontalières du Nord et de l'Ouest, Dunhuang Gansu et Jüyan Mongolie intérieure ont livré une abondante documentation administrative inscrite sur des lamelles de bois et de bambou, qui ont fourni des informations appréciables sur la vie des colonies militaires de ces régions.

Leur administration reposait sur des garnisons importantes au niveau le plus important, puis des forteresses, des tours de garde gardées par une poignée de soldats contrôlant les déplacements des personnes qui devaient être munies de laissez-passer et signaler tout ce qui importait à la sécurité de la province, ainsi qu'un système de relais facilitant les communications [ 36 ].

Les rois étrangers soumis aux empereurs Han recevaient des gratifications comme des sceaux impériaux et des titres leur conférant une place dans l'ordre impérial chinois, ou parfois même des princesses du clan impérial. Ils étaient également astreints à envoyer des otages à la cour chinoise souvent des princes qui y recevaient une éducation chinoise et étaient donc par la suite d'importants vecteurs de sinisation.

Mais le plus important moyen d'influence des Han à l'extérieur était dans leur politique de présents. La soumission des royaumes étrangers entraînait pour eux la nécessité de verser un tribut à leurs maîtres, présents symbolisant leur soumission au Fils du Ciel. Il s'agissait de produits représentant les pays soumis aux yeux des Chinois, pour lesquels ils avaient un attrait exotique.

Mais les présents offerts par les Han dépassaient largement la valeur de ce qu'ils recevaient eux-mêmes: Ils se plaçaient ainsi dans un système d'échanges symboliques visant à montrer leur supériorité. Les routes provenant de l'Asie intérieure amenaient depuis longtemps en Chine des blocs de jade , pierre considérée comme très prestigieuse dans ce pays, et très utilisée dans l'art funéraire. La nouveauté fut l'introduction plus abondante de chevaux depuis les contrées d'Occident.

On se préoccupa de plus en plus d'importer massivement — quel qu'en fut le prix — une race plus élancée, les coursiers indispensables pour protéger les frontières du nord — au contact des Xiongnu — et de l'ouest — les routes de la soie — contre des populations de cavaliers dont la pression se fit de plus en plus pressante avec le temps, et aussi pour relier rapidement le vaste territoire de l'empire unifié. Les chefferies des régions du Sud de la Chine, correspondant aux actuels Guangdong , Guangxi , Zhejiang , Fujian , ainsi qu'au nord du Viet-Nam , étaient passées sous administration Qin, mais elles étaient peu peuplées et attiraient peu l'intérêt de l'administration.

Les nombreux peuples autochtones, notamment les Yue dans le Sud-Est, étaient mal contrôlés. Les troubles accompagnant la prise de pouvoir par les Han avaient été l'occasion pour des potentats locaux de se rendre indépendants.

Le royaume de Nanyue , s'étendant sur le Guangdong et le Guangxi, reconnut la suzeraineté des Han, comme en témoigne la présence d'un sceau impérial Han dans la tombe de son roi Zhao Mo [ 39 ].

Il fut finalement annexé et transformé en commanderie en av. Le royaume Dian, localisé dans l'actuel Yunnan , fut quant à lui soumis en av. Les pays méridionaux étaient alors passés sous administration directe, le pouvoir central se contentant d'y disposer de quelques garnisons et agglomérations administratives éparpillées sur ces vastes contrées qui constituèrent des îlots de population Han commanderies de Nanhai, Cangwu et Jiaozhi , tandis que certaines parties comme le pays des Minyue ne furent jamais solidement tenues.

Dans la foulée, le commerce maritime en direction de l'Asie du Sud-Est connut un timide développement [ 40 ]. Au bout du compte, il apparaît que les Han ont su mettre en place une administration efficace, et les plus belles années du règne de Wudi ont pu être vues comme un âge d'or. Ce fut en tout cas le triomphe du pouvoir impérial autour duquel s'était concentré l'essentiel du pouvoir.

Les dernières années du règne de Wudi furent marquées par des épisodes de troubles à la cour, notamment des affaires de sorcellerie conduisant à la mort plusieurs hauts personnages, et dont les conséquences les plus dramatiques furent la révolte et le suicide du prince héritier Liu Ju et de l'impératrice Wei Zifu. Wudi désigna alors un de ses jeunes fils pour lui succéder, non sans avoir éliminé sa mère pour qu'elle n'exerça pas une autorité similaire à celle des précédentes impératrice, et confia la régence au général Huo Guang.

C'est à ce prix que la transition fut assurée dans le calme après la mort de Wudi en 87 av. Huo Guang exerça la régence en poursuivant les tendances autocratiques du défunt empereur, installant sa famille aux postes-clés de l'administration, et mariant sa fille à l'empereur Xuan av.

Après sa mort en 68 av. Son jeune neveu Wang Mang parvint à devenir régent des deux. Il nourrissait plus d'ambitions que les autres membres de sa famille, se présentant comme un promoteur actif des valeurs confucéennes.

Il entreprit dans cet esprit des réformes audacieuses: Mais ses réformes ne furent manifestement pas appliquées de façon efficace [ 43 ]. Les réformes de Wang Mang ont peut-être heurté les élites de l'empire, mais ce n'est pas ce qui allait causer la chute de Wang Mang. Ils infligèrent plusieurs défaites aux troupes impériales en 18 et L'autorité du pouvoir central se désagrégea, et de nombreux foyers rebelles émergèrent, aboutissant parfois à la formation de principautés autonomes.

Ce contexte profita à une des branches du clan Liu, descendante de l'empereur Jingdi , donc ayant une parenté très lointaine avec les derniers Han antérieurs, et implantée à Nanyang dans le Henan. Un des membres de cette branche, Liu Xiu, réussit à s'affirmer après de nombreuses péripéties comme un grand chef militaire, en plus de pouvoir se présenter comme héritier de l'ancienne dynastie dont le retour était ardemment souhaité par de nombreux rebelles, signe de l'important prestige qu'elle avait su se constituer.

Après la mort de Wang Mang en 23 et sa proclamation comme empereur en 25 nom posthume Guangwu , il lui fallut encore quelques années pour éteindre les dernières révoltes embrasant l'empire, notamment celle des Sourcils rouges, ainsi que plusieurs potentats locaux, ce qu'il fit en mêlant mesures de pardon et victoires militaires [ 44 ].

Une des mesures les plus importantes du règne de Guangwu fut le transfert de la capitale de Chang'an à Luoyang , marquant la prééminence des régions de l'est des passes, foyer économique et culturel le plus dynamique de la Chine à cette période.

La dynastie des Han postérieurs fut alors souvent présentée dans une veine confucéenne comme plus respectueuse de la culture et des rituels que celle qui la précédait [ 45 ]. Guangwu et ses deux successeurs Ming et Zhang, qui montèrent sur le trône sans encombre, ont laissé l'image de souverains avisés, et leurs règnes furent une période relativement prospère [ 46 ]. Du point de vue institutionnel, la période des Han postérieurs vit l'affirmation définitive du Secrétariat impérial shangshu , chargé de rédiger et publier les ordres et la correspondance de l'empereur, devenu finalement un véritable cabinet impérial, tirant une grande puissance de la proximité du monarque.

Son directeur shangshu ling devint de fait un des personnages principaux de la cour, supplantant le Chancelier qui était une figure majeure sous les Han antérieurs, et ce service contrôla à son tour plusieurs bureaux fixés au nombre de six.

Mais la structure de l'administration traditionnelle fut préservée, même si beaucoup de titres avaient perdu une partie de leur substance et de leur importance. La proximité de l'empereur continua de servir l'affirmation des eunuques, qui disposaient en principe de charges et bureaux liés à la maison impériale intendance du palais, du harem, des jardins, garde des portes, etc.

Les impératrices y compris douairières et les princes en particulier l'héritier désigné disposaient également de leur propre cour avec ses bureaux [ 47 ]. La répartition du pouvoir au sein de l'administration centrale visait ainsi à assurer son partage entre plusieurs personnages et bureaux recevant une délégation d'une part de l'autorité impériale [ 48 ].

La stabilité apportée par les trois premiers Han postérieurs se maintint jusqu'en 88, début du règne de Hedi , moment à partir duquel les empereurs intronisés le furent tous alors qu'ils n'étaient pas en âge de gouverner.

C'était sans doute le résultat de manipulations de magnats de la cour, issus des deux factions qui prirent alors en concurrence les rênes du pouvoir, les eunuques et les membres des familles des impératrices.

Schématiquement, la période de jeunesse des empereurs donnait du pouvoir à leur mère, qui faisait reposer son pouvoir sur les membres de sa famille, qui se voyaient confier des charges les plus importantes. Mais avec le temps l'empereur développait des ambitions plus importantes, et cherchait à jouer un rôle plus important en supplantant les ministres de sa famille maternelle et leurs alliés, et ne pouvait pour cela s'appuyer que sur les eunuques, qui étaient les seuls hommes qu'il pouvait côtoyer.

Les eunuques finirent par constituer une faction solide à la cour, rivale des familles de ministres [ 49 ]. Aux frontières, la menace que faisaient peser les Xiongnu désormais divisés était moins marquée au début des Han orientaux grâce aux succès de leurs prédécesseurs, et la politique de présents continuait avec succès. Cela fut accentué à partir des années 70 par les actions du général Ban Chao , qui parvint à rallier à la cause chinoise différents souverains des royaumes sédentaires de la région du Tarim , qui acceptèrent la suprématie des Han et envoyèrent de nombreuses ambassades à Luoyang durant ces années.

Les Xiongnu furent alors supplanté par leurs anciens vassaux, les Xianbei , qui furent un temps les alliés des Han. Ceux-ci menèrent dès lors plusieurs campagnes de pillage dans les régions frontalières du Nord moins bien défendues que précédemment, mais cela n'eut pas de conséquence grave pour l'empire.

Les premiers souverains des Han postérieurs connurent ainsi des succès notables à l'extérieur. Les échanges avec les pays situés vers l'Occident furent poursuivis en dépit du recul des troupes Han sur la route de la soie. C'est également sous les Han postérieurs que des contacts semblent établis avec l' empire romain. Une ambassade est envoyée pour établir un contact avec Rome en 97, mais elle est arrêtée à la cour des Parthes, qui ne voulaient manifestement pas voir les Chinois discuter avec leurs ennemis Romains.

Le Livre des Han Orientaux évoque l'empire occidental appelé Da Qin , et notamment une ambassade romaine arrivée à la cour Han en , envoyée par l'empereur An-dun sans doute Marc Aurèle. Cela n'est pas mentionné dans les sources romaines, qui n'évoquent jamais l'empire Han [ 51 ]. Les historiens Charles Hucker et Rafe de Crespigny pensent que cette mission a été menée par des marchands romains assez audacieux pour tenter le voyage et non par de vrais diplomates [ 52 ].

Dans les provinces, les inspecteurs régionaux mandatés par le pouvoir central commencèrent à y résider une majeure partie de l'année, poursuivant le reste du temps leurs tournées d'inspection et se contentant d'envoyer des rapports à la capitale.

Leurs liens avec l'administration locale fut donc renforcé. Autre évolution importante en province, l'administration des monopoles sur le fer et le sel fut transférée aux gouverneurs des commanderies [ 53 ].

La situation profita aux élites provinciales qui renforcèrent leur emprise sur de nombreuses régions de l'empire, dans la droite ligne des évolutions sociales de la fin des Han antérieurs. Le fondateur des Han postérieurs était lui-même un de ces grands propriétaires terriens ayant une base provinciale solide, et il ne combattit par le pouvoir croissant des grands lignages provinciaux.

Les paysans ayant aliéné leur terre, les migrants, mais aussi les colons militaires se plaçaient souvent sous la coupe d'un de ces personnages, travaillant leur domaine et intégrant leur milice privée [ 54 ]. L'abandon des provinces du Nord-Ouest, l'insécurité pesant sur les régions du Nord ainsi que la croissance des inégalités sociales eurent d'importantes conséquences. Entre les recensements de 2 et de , la population de l'empire semble avoir diminué d'environ millions de personnes.

Il peut s'agir d'un déclin démographique, ou bien de la diminution de la population contrôlée par l'administration impériale et ses recenseurs, et donc de la population taxable [ 55 ]. Il y eut également des migrations en direction du Sud.

Les ordres impériaux étaient de moins en moins suivis en province, où les inspecteurs régionaux avaient une plus grande latitude dans leurs actions, d'autant plus que l'empereur n'avait plus les moyens financiers ou la volonté pour les aider en cas de difficultés: Les salaires versés par le pouvoir central aux fonctionnaires provinciaux furent diminués, la cour devant même emprunter à plusieurs reprises de l'argent aux grands lignages provinciaux.

Les autorités locales durent gérer la situation avec leurs propres moyens, ce qui favorisa le renforcement des potentats locaux [ 57 ]. À la cour, le pouvoir des eunuques suscita une réaction de la part du parti des aristocrates provinciaux qui fournissaient une grande partie de l'appareil administratif central, qui avait désormais perdu toute autorité.

Un premier épisode sanglant eut lieu en quand la famille Liang, dont étaient issus trois impératrices, plusieurs concubines et de nombreux ministres, fut éliminée à l'instigation de l'empereur Huan et d'eunuques. Le parti des eunuques s'affirma quelques années plus tard, en éliminant de nombreux ministres et lettrés entre et , bannissant les survivants en province après leur avoir retiré titres et honneurs.

Cela eut pour effet de couper encore plus la cour des provinces. Dans ces dernières, les révoltes devinrent plus intenses dans les années , puis une inondation dévastatrice du fleuve Jaune entraîna une rébellion plus importante en , celle des Turbans jaunes , dirigée par Zhang Jue et ses frères, qui jouissaient d'une véritable aura religieuse, voulant renverser la dynastie Han dont ils estimaient que le mandat était achevé.

Cela accéléra la fragmentation de l'empire. Les chefs de guerre qui réprimèrent la révolte devinrent indépendants de fait du pouvoir central qui ne disposait plus d'une armée en mesure de s'opposer aux leurs, puis entrèrent en lutte pour contrôler leurs provinces voire la cour impériale. L'un d'entre eux, Yuan Shao , issu d'un grand lignage provincial, s'empara en de Luoyang et élimina le parti des eunuques.

Il dut cependant se retirer peu après quand un autre seigneur de guerre, Dong Zhuo , investit la capitale et intronisa l'empereur Xiandi dont il entendait faire sa marionnette [ 58 ]. Après avoir commis plusieurs massacres et s'être réfugié à Chang'an , Dong Zhuo fut finalement éliminé en par ses lieutenants.

L'empire était désormais divisé entre plusieurs généraux rivaux: L'empereur Xiandi passa sous le contrôle de Cao Cao, qui récupéra à son profit le prestige de la dynastie Han, et plaça le bassin du fleuve Jaune sous sa coupe après s'être débarrassé de Yuan Shao en Il ne put cependant éliminer tous ses rivaux, puisqu'il fut vaincu en par deux seigneurs de guerre implantés dans le Sud, Liu Bei et Sun Quan , lors de la célèbre bataille de la Falaise rouge.

Les conflits des années suivantes confirmèrent la tripartition de l'empire: En , Cao Pi destitua l'empereur Xiandi, qui avait été longtemps préservé en raison du prestige de son lignage mais avait désormais perdu toute légitimité. Il mit ainsi fin à la dynastie Han et fonda celle des Wei , se voulant désormais détenteur du mandat céleste. Ses deux rivaux contestèrent cela et se proclamèrent à leur tour empereurs: Débuta alors la période des Trois royaumes [ 59 ].

Être d'un rang plus élevé conférait diverses gratifications. Lors des banquets les convives étaient placés en fonction de leur rang. L'empereur pouvait décréter des augmentations de rang collectives lors d'occasions spéciales comme les intronisations ou les changements de nom de règne [ 60 ]. Les textes juridiques exhumés à Zhangjiashan ont apporté des éclairages sur les aspects juridiques de ces classements: Une partie de la population était classée en dehors du système des vingt rangs, et donc d'un rang social inférieur à ceux qui y étaient inclus.

Il s'agissait en premier lieu de gens du commun, dont le statut est mal connu, puis d'esclaves. Ces derniers étaient avant tout issus d'un esclavage économique, ayant été vendus par leur famille ou par eux-mêmes à la suite de dettes. La famille type de la période Han était patrilinéaire, nucléaire, avec quatre-cinq membres vivant dans la même maisonnée. Les différentes générations de la famille élargie n'occupaient par la même habitation, à la différence des périodes postérieures [ 64 ].

Suivant les normes confucéennes, les différents membres de la famille devaient se traiter suivant différents degrés de respect et d'intimité. Par exemple, il y avait des délais différents à respecter pour le deuil des membres de la famille, celui des fils après le décès de leur père étant le plus long. Pour la formation des familles, les mariages arrangés étaient la norme, avec l'avis du père qui primait sur celui de la mère. La grande majorité des unions étaient monogames, mais les plus riches avaient l'habitude de prendre des concubines [ 65 ].

Sous certaines conditions dictées par la coutume et non la loi, les hommes comme les femmes pouvaient divorcer et se remarier [ 66 ]. On attendait des femmes qu'elles obéissent à leur père, puis, une fois mariées, à leur mari, et si elles survivaient à ce dernier à leur fils aîné.

Le principe de patrilinéarité voulait qu'elles quittent leur famille à leur mariage: Néanmoins, il apparaît dans les sources de l'époque qu'il y avait beaucoup d'infidélités à ces principes, surtout en ce qui concerne les relations entre les mères et leurs fils. Dans la famille impériale il était courant que les femmes exercent une grande autorité et ne respectent pas forcément celle de l'empereur [ 68 ].

Les femmes étaient exemptées des corvées, et exerçaient la plupart de leur travail dans le cadre familial, suivant l'activité de leur époux.

Mais elles pouvaient également exercer des activités lucratives à côté de leurs obligations domestiques. L'activité textile était la tâche féminine par excellence, accomplie surtout pour les besoins familiaux mais aussi pour vendre sur le marché, ou même dans des grands ateliers textiles employant des centaines de femmes. Certaines femmes constituaient même des collectifs de tisserandes, joignant les ressources de plusieurs familles. Les plus autonomes étaient celles exerçant les activités de chant, de danse, de médecin et chamanes [ 69 ].

La primogéniture ne valait que pour la transmission des titres et des rangs des élites sociales. Les pratiques successorales étaient égalitaires, chaque fils recevant une part égale de la propriété familiale. Étant donné que les fils s'installaient généralement en dehors de leur famille après leur mariage avec leur part du patrimoine familial, ils ne recevaient pas systématiquement une part après le décès de leur père. Les filles recevaient leur part de l'héritage familial par le biais de leur dot.

La littérature de la période Han est la première à s'intéresser à l'enfance et à l'éducation, dans l'étude de la formation personnelle des gens et également dans la mesure où elle peut révéler leur caractère et leurs accomplissements futurs [ 70 ].

La piété filiale xiao était une valeur cardinale de la morale confucéenne: Elle fut d'autant plus promue par les autorités, en particulier via le Classique de la piété filiale , qu'elle était vue comme participant de la même logique qu'il voulait que les sujets obéissent à l'empereur [ 71 ]. L' empire Qin et à sa suite les Han antérieurs avaient fait de la paysannerie le socle sur lequel reposait leur richesse, par le biais d'un système de taxation ponctionnant avant tout les revenus agricoles, et leur puissance militaire, en la mobilisant massivement dans son armée.

Les gouvernants Qin avaient appuyé la constitution d'un groupe de paysans, souvent des individus venant d'horizons et donc de lignages différents et installés sur des terres à mettre en valeur dans le cadre de petites propriétés. La plupart vivent dans des villages ou hameaux li , regroupant les habitations de quelques dizaines de familles constituées elles-mêmes d'environ 4 à 6 individus et dirigées par un chef de famille.

Elles sont soudées par leurs activités agricoles, la mobilisation militaire et également les cultes locaux. Les grands domaines aux mains d'aristocrates sont loin d'avoir été éliminés, et sont très présents au début des Han.

Ils furent les grands gagnants des évolutions des structures agraires durant les siècles suivant [ 72 ]. L'agriculture de la Chine antique peut en gros être divisée en deux domaines géographiques.

Au Nord, dans le bassin drainé par le fleuve Jaune et ses affluents, les cultures principales sont le blé , l' orge et le millet. En raison de l'incertitude pesant sur le niveau des précipitations dans cette région, soumise régulièrement à des années de sécheresse mettant en danger les récoltes, le développement de l'irrigation y a été précoce pour assurer la mise en eau des champs les mauvaises années, au prix d'un très dur labeur construction et entretien de canaux, de digues, de bassins, etc.

Les régions méridionales autour du Yangzi connaissent quant à elles un climat plus humide, et le problème y est plutôt la trop grande abondance d'eau encore plus quand survient une inondation dévastatrice.

Le riz est la plante la plus cultivée dans ces contrées, mais les techniques culturales sont encore peu élaborées et ne permettent pas d'atteindre des rendements élevés, même si la production augmente en raison de l'extension constante de la surface en culture du Sud, surtout les rizières.

De ce fait, les régions du Nord disposent de l'agriculture la plus productive à l'époque des Han, et concentrent la grande majorité des agriculteurs [ 73 ]. Durant les premiers siècles de l'époque impériale divers progrès techniques permettent une augmentation des rendements, qui est certes inégalement répartie, profitant en premier lieu aux plus riches propriétaires.

Depuis la période des Zhou de l'Est le métal avait fait son apparition dans la confection de l'outillage agricole: Le règne de Wudi voit également la réalisation de grands travaux hydrauliques pour l'irrigation, notamment l'extension du système de canaux érigé sous les Qin dans la vallée de la rivière Wei. Les techniques culturales connaissent un progrès grâce à l'essor des réflexions agronomiques: Quelques décennies plus tard, Fan Shengzhi rédige un manuel de techniques agricoles expliquant les meilleures méthodes connues pour cultiver de nombreuses plantes.

Sous les Han postérieurs de nouvelles méthodes d'attelage se diffusent progressivement, ainsi que l'araire à semoir, permettant un travail du champ plus rapide au moment des semailles [ 74 ]. Ces progrès agricoles sont inégalement répartis: Les grands propriétaires terriens récupéraient finalement les terres des paysans incapables de liquider leurs dettes, sans avoir forcément besoin de les employer sur leur domaine, certes en extension mais disposant de moyens humains et matériels souvent suffisants pour supporter la mise en valeur de nouvelles terres.

Cela augmenta le nombre de paysans déracinés, qui cherchent parfois à améliorer leur sort par l'émigration, depuis les terres pleines du Nord vers celles moins occupées du Sud.

Le gouvernement tenta bien de limiter l'appauvrissement de la paysannerie. Le système de partage égalitaire promu sans succès par Wang Mang visait à lutter contre les inégalités de plus en plus criantes dans la répartition des terres. Les Han postérieurs cherchèrent à alléger le fardeau fiscal pesant sur les paysans remises de taxes et annulation de dettes en période de crise , tentèrent d'installer des déracinés sur des terres inoccupées, ou aidèrent directement les personnes les plus démunies, notamment en leur ouvrant le contenu des greniers publics en période de disette.

Les derniers siècles de l'époque pré-impériale avaient vu le développement des activités artisanales et commerciales, faisant l'enrichissement de nombreux hommes d'affaires et aboutissant à la constitution de grands ateliers employant plusieurs centaines voire des milliers d'ouvriers aux conditions de travail souvent éprouvantes, d'autant plus qu'il s'agit souvent de condamnés ou de personnes de condition servile. L'activité traditionnellement la plus porteuse est la métallurgie, surtout celle du cuivre servant pour la frappe de monnaie, et le fer qui profite de progrès techniques durant cette période, avec la mise au point de hauts fourneaux permettant une fonte rapide du minerai de fer, ou de procédés de plus en plus élaborés d'affinage de ce métal.

La diffusion de plus en plus d'objets en fer dans la société a de nombreuses répercussions aussi bien dans l'agriculture que l'artisanat et l'art militaire.

L'extraction et la transformation du sel marin ou minier est un autre secteur majeur employant de nombreux ouvriers et nécessitant de forts investissements.

Le travail des étoffes, en premier lieu la soie, aboutit également à la constitution de grands ateliers, ainsi que d'autres activités de production d'objets de luxe, comme ceux en laque.

Les profits générés pouvaient être consacrés à d'autres investissements, notamment dans l'agriculture ou le prêt [ 76 ]. Il fut alors décidé en av. Ces mesures suscitèrent différents débats à la cour impériale, notamment ceux qui sont au centre du texte de la Dispute sur le sel et le fer qui eut lieu en 81 av. Les coûts générés par l'entretien des dizaines de milliers de travailleurs des ateliers impériaux étaient notamment au centre des critiques [ 78 ].

Autre aspect du développement économique de la période, l'expansion du commerce concerne aussi bien les échanges intérieurs aux provinces que les échanges à longue distance, entre régions et vers les pays étrangers. Elle bénéficie de la diversification et l'accroissement des productions agricoles et artisanales chinoises.

Elle profite en premier lieu à une catégorie de marchands qui s'enrichit de plus en plus, mais aussi à la frange aisée de la population dont le niveau de vie s'améliore grâce à l'accès à plus de productions.

Les Han ont hérité du système monétaire unifié mis en place par les Qin, reposant sur les pièces en cuivre percées en leur centre appelées banliang et pesant 7,5 grammes.

Des mesures de privatisation de l'émission de monnaie furent prises durant les premiers temps de la dynastie aboutirent à la frappe d'une grande quantité de pièces, favorisant le développement de pièces moins lourdes destinées à des échanges plus courants et peu à peu un phénomène de dépréciation de la monnaie issu notamment du rognage des bords des pièces pour économiser du métal. Le gouvernement décida à plusieurs reprises d'instaurer de nouveaux types de pièces, jusqu'en av.

Cela s'accompagna d'une nationalisation totale de l'émission de monnaie, prise en charge par des ateliers de frappe étatiques, et d'un accroissement considérable de la masse monétaire en circulation durant les siècles suivants. Les prélèvements fiscaux et échanges sous les Han furent de plus en plus monétisés, ce qui reflète la place croissante de la monnaie dans l'économie chinoise à cette période [ 79 ].

Les gouvernants des Han divisaient les marchands qu'ils contrôlaient entre ceux qui vendaient des produits sur les marchés urbains et ceux dont l'activité avait un aspect itinérant, voyageant dans les provinces, entre celles-ci et parfois même vers les contrées étrangères. Le commerce local et régional consistait essentiellement en l'échange de productions locales, surtout agricoles: Les villes de l'époque Han disposaient de marchés, généralement de forme carrée et quadrillés par des allées rectilignes le long desquelles s'agençaient les échoppes.

L'administration contrôlait chacun de ces lieux d'échanges, par le biais d'un superviseur disposant d'un bâtiment en forme de tour en son centre, qui assurait la sécurité des lieux, prélevait les taxes et encadrait le prix des denrées [ 81 ]. La route de la soie devint alors un axe majeur d'échanges, tandis que les routes maritimes méridionales s'ouvraient également [ 82 ].

Les produits importés depuis l'étranger étaient généralement plus luxueux que ceux des échanges locaux et régionaux: Les marchands étaient également contrôlés par le gouvernement, en raison de l'enrichissement insolent de certains d'entre eux qui focalisait les critiques des moralistes de la cour, guère bien disposés envers cette catégorie de personne ayant le goût du gain et du luxe.

Ces mesures ne connurent pas vraiment de réussite, puisque les succès de certains marchands suscitèrent à nouveau l'opprobre des moralistes par la suite. Ils étaient notamment accusés de profiter de l'appauvrissement des paysans endettés et pressurés par l'augmentation de la taxation, dont ils acquéraient les productions à vil prix pour faire des profits ou auxquels ils prêtaient de l'argent à des taux usuriers le permettant finalement de mettre la main sur leurs possessions [ 84 ].

Les monopoles étatiques sur le fer, le sel, l'alcool ainsi que le contrôle des prix de certaines denrées essentielles, en premier lieu les céréales, ont sans doute limité les possibilités d'enrichissement des marchands.

Wang Mang tenta avec plus de rigueur de mettre fin aux activités des usuriers et spéculateurs, mais sans succès [ 85 ]. Il est alors courant de trouver dans les textes de l'époque des descriptions du luxe dans lequel vivent ces personnages au train de vie somptueux.

Les critiques du confucianiste Wang Fu se cristallisent contre la domination des activités commerciales et usuraires à Luoyang la capitale, et les extravagances vestimentaires et alimentaires de ses habitants aisés.

Il est donc manifeste que les produits de consommation luxueux et semi-luxueux comme les objets en bronze, laque, les soieries et d'autres bijoux et ornements précieux sont de plus en plus accessibles à la population urbaine suite aux progrès de l'artisanat et du commerce. Les tombes des élites de cette période confirment cette impression puisque leur contenu est plus riche et diversifié que celui des sépultures des Han antérieurs.

Les moralistes de l'époque déplorent également l'inégale distribution des biens entre les différentes couches de la population. Si celle-ci est indéniable, il semble pourtant bien que le développement du commerce touche une grande partie de la population, ce que montre également la monétisation croissante des échanges, même si les plus pauvres en profitent moins que les autres [ 86 ].

Depuis l'époque des Royaumes combattants , les villes chinoises avaient connu une grande croissance, en particulier les capitales des différents royaumes Xianyang à Qin, Linzi à Qi, Handan à Zhao, Chengdu dans le Sichuan , etc. Leur surface s'était considérablement étendue, des murailles longues et puissantes les ceignaient, et elles étaient marquées par une séparation entre les quartiers résidentiels et commerciaux et l'espace destiné au pouvoir politique, protégé par des murailles intérieures.

On y avait érigé des bâtiments de plus en plus imposants, en cherchant notamment la verticalité: Ces espaces attiraient également une population pratiquant des activités interlopes: Les vastes ateliers urbains publics ou privés étaient également des centres d'activité importants dans les villes. La ville la mieux connue de l'époque des Han est la capitale des Han antérieurs, Chang'an , érigée sous le règne de Gaozu dans le voisinage de Xianyang, la capitale déchue et dévastée des Qin.

Son fils et successeur Hui chercha à remodeler Chang'an pour en faire une sorte de capitale idéale, reflétant les ambitions universelles de sa dynastie: L'espace de Chang'an était alors occupé par plusieurs vastes palais, un arsenal et deux grands marchés. Les espaces résidentiels concernaient surtout des villes-satellites se trouvant à proximité, notamment celles destinées à l'origine à la construction et l'entretien du culte des sépultures impériales.

Administrativement, Chang'an était divisée en quartiers li ayant chacun leur propre administrateur [ 88 ]. Au début des Han postérieurs, une nouvelle capitale fut construite à Luoyang. Le groupe des élites sociales est le grand bénéficiaire de l'évolution économique et sociale de la période des Han, alors que les lignages aristocratiques n'avaient pas forcément connu un destin favorable durant les derniers siècles de l'époque pré-impériale.

Ils s'identifiaient par leur appartenance à un lignage auquel une personne était rattachée par son ascendance masculine. La division des domaines entre héritiers masculins étant la norme, les lignages et leurs propriétés connaissaient une fragmentation et une dispersion rapides, ce qui n'eut pas vraiment pour effet de les affaiblir.

Au contraire, leurs membres s'appuyaient sur les liens lignagers qui restaient forts, même après plusieurs générations. Ils les consolidaient en étendant leurs réseaux par des alliances matrimoniales, des présents généreux et des services envers d'autres clans et lignages, constituant ainsi un réseau complexe d'alliés, patrons et clients, fonctionnant souvent sur une base locale, d'autant plus que les membres du lignage détiennent souvent des fonctions dans l'administration locale [ 90 ].

Cette évolution aboutit sous les Han antérieurs à la constitution de lignages ayant un ancrage provincial très fort et une autorité locale avec laquelle le pouvoir central était obligé de composer.

Leurs domaines étaient strictement gérés, loin du regard de l'administration officielle. Beaucoup finirent par constituer leurs propres armées privées. Ces potentats surent profiter de l'éclatement de l'empire, au cours duquel la solidité de leur assise locale leur permit de devenir une force politique et sociale encore plus importante durant la période de division, jusqu'aux Tang [ 90 ]. Les peintures et maquettes contenues dans les tombes aristocratiques fournissent diverses informations sur le mode de vie et l'idéal des élites de cette époque.

Elles mettent notamment l'accent sur leurs domaines ruraux, bases de leur richesse. Il ne s'agit pas de latifundia équivalentes à celles de l'Empire romain contemporain, largement plus vastes en raison de pratiques successorales moins partageuses. Les résidences qui occupent leur centre sont entourées par une enceinte, et comprennent plusieurs cours intérieures entourées de galeries couvertes, dont les murs devaient être couverts de peintures.

Des pavillons sont érigés au centre des cours principales, les plus vastes comprenant plusieurs étages, jusqu'à former de véritables tours. Des jardins d'agrément complétaient l'ensemble chez les plus nantis. Les différentes installations agricoles puits, greniers, etc.

Elles rappellent que les propriétaires terriens ont bâti leur richesse en accumulant des terres souvent acquises auprès de paysans endettés, et en concédant celles-ci à des tenanciers chargés de leur reverser une part de la production [ 91 ]. Un propriétaire terrien idéal se doit d'être loyal, de respecter la piété filiale, de faire montre de générosité envers ses proches et ses dépendants, de permettre par ses talents l'enrichissement de son domaine et des villages qu'il fait vivre [ 92 ].

Le goût des études classiques est également une caractéristique forte de ce groupe des élites. Cela était d'autant plus affirmé que l'exercice d'une charge publique civile importante, donc très marquée par l'éducation lettrée, était le meilleur moyen d'obtention et de consolidation d'une position sociale élevée.

Cela était forgé par une éducation commune et la lecture d'ouvrages à finalité politique et morale, notamment ceux vantant le modèle de personnages exemplaires du passé [ 93 ]. Les élites s'accommodaient un peu moins bien avec la morale confucéenne quand il s'agissait de se divertir: La période Han est couramment présentée comme un triomphe du confucianisme, avant tout en raison du succès à partir du règne de Wudi des idées promues par un groupe de penseurs dont la figure de proue était Dong Zhongshu, qui réussirent à évincer les autres penseurs des cercles du pouvoir après avoir repris divers éléments de leurs pensées.

Plus largement, la religion de l'époque des Han resta marquée par l'héritage des différents courants de pensée et croyances de l'époque des Royaumes combattants, qui imprégnèrent aussi bien la religion officielle centrée sur l'empereur que la religion populaire. C'est dans cette dernière que se manifestèrent vers la fin de la période deux tendances porteuses du renouveau de la religion chinoise durant les siècles suivant la chute des Han: Needham selon laquelle existent des correspondances entre tous les éléments et phénomènes constituant l'univers, en particulier les Hommes et le Ciel.

Imsges: rencontres scientifiques anses 16 avril 2013

rencontres scientifiques anses 16 avril 2013

Le ministère de la santé a publié en décembre la nouvelle édition du panorama des Elles n'étaient pas forcément rejetées par les lettrés d'inclination confucéenne, puisque même les plus sceptiques comme Wang Chong qui s'y fiaient [ ]. La situation des jeunes sur le marché du travail a continué à se dégrader en

rencontres scientifiques anses 16 avril 2013

Robinet distingue plusieurs sources jouant dans l'émergence du taoïsme à cette période: MET , New York.

rencontres scientifiques anses 16 avril 2013

Alors que la question du nombre rencontres scientifiques anses 16 avril 2013 fonctionnaires fait l'objet rencpntres débats politiques récurrents, La promotion ou la rétrogradation des fonctionnaires pouvait être faite aussi bien par le mérite que par les réseaux qu'ils étaient en mesure de se bâtir. L'Observatoire de l'épargne réglementée, créé par la loi de modernisation de l'économiea Mardi 14 mars Musée provincial du Hebei. Emmanuel Macron a été élu président de la République le 7 mai lors du second tour de scrutin de Le meilleur site de rencontre belge gratuit proximité de l'empereur continua de servir l'affirmation des eunuques, qui disposaient en principe de charges et bureaux rencontres scientifiques anses 16 avril 2013 à la maison impériale intendance du palais, du harem, des jardins, garde des portes, etc.